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 Everything you can Imagine is real - Morgan

         
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J'ai débarqué à Rome le : 19/08/2018 , j’ai déjà envoyé : 345 textos, d’ailleurs, j’ai récolté : 0
MessageSujet: Re: Everything you can Imagine is real - Morgan   Sam 8 Sep - 9:46


Oops, I did it again
Feat Morgan
C'est un jeu vraiment dangereux auquel on joue. Un jeu qui pourrait se finir très mal et qui pourrait même impliquer des passants autour de nous si c'est moi qui perd.  Et je sais que je risque de perdre un peu plus à chaque seconde qui passent, à chaque seconde où je laisse cette scène continuer. Ça devrait être simple pourtant : Je le lâche, je recule de quelques pas, je le contourne et je rentre dans le restaurant pour retrouver la présence rassurante et apaisante de ma sœur aînée. Ça devrait être simple, mais c'est très loin de l'être : A chaque instant l'un de nous rajoute quelque chose : parfois quelques mots, parfois un regard ou un sourire moqueur et ça pousse l'autre à continuer, à répliquer. Mes menaces semblent couler sur lui comme de l'eau, semblent ne pas l'impacter plus que ça et ça a tendance à enrager un peu plus la bête que je deviens et ce, même si je sens sous mes doigts qui effleurent un peu trop sa peau son poul qui semble accélérer malgré son stoïcisme. Malgré son regard froid et sa phrase moqueuse.
A cet instant je suis incapable de savoir si ça me satisfait ou si je voudrais une preuve plus marquante qu'il n'est pas aussi serein qu'il en a l'air.
Je sais que je m'emballe un peu plus à chaque instants et je me rends compte de manière un peu plus clair que le contrôle m’échappe quand j'entends le bruit sourd de son dos heurter le mur sans que j'ai réalisé l'avoir replaqué dessus violemment. J'aurais aimé m'en vouloir, mais le seul sentiment qui me vient à cet instant, c'est la satisfaction de lui avoir peut-être fait mal, de l'avoir peut-être blessé. D'avoir marqué sa peau de manière à ce qu'il se souvienne de ça dans quelques heures. La satisfaction de l'avoir peut-être un peu remis à sa place, lui aussi, comme il semble persuadé que c'est son rôle vis à vis de nous. Alors que je je gronde mes propres mots, ma colère semblant prendre un peu plus le dessus, je sens clairement le frisson qui l'agite et je sais que c'est parce qu'il se rend compte de ce que je deviens peu à peu. Parce qu'il se rend compte que je redeviens tout bêtement ma part sauvage, trop longtemps brimée ces dernières semaines, celle qui cherche la liberté, le sang et la violence pour nous satisfaire tous les deux. Celle qui cherche la vengeance. Pour apaiser la colère, la peine et la douleur qu'on retient au fond de nous sans nous permettre de la libérer. Ça ne devrait pas me satisfaire qu'il s'en rende compte et pourtant c'est le cas, un sourire moqueur étire mes lèvres alors que je ne le quitte pas des yeux. « J'aurais peut-être moins la haine, si vous saviez rester à votre place. » Je siffle, la satisfaction brève laissant à nouveau place à l'agacement alors qu'il ne prend même pas la peine de répondre à la vrai question, à celle que je lui ai posé directement. La plus importante. Pour moi c'est comme une réponse : Il se fout complètement de savoir s'il y a des innocents parmi ceux qu'il a envoyé six pieds sous terre. Et ça m’écœure, le dégoût fronçant brièvement les traits de mon visage alors que je siffle d'un ton bas « Ça n'est certainement pas quelqu'un comme toi qui a le droit de nous dire où se trouve notre place. » S'il croit que vivre dans l'ombre, constamment caché est quelque chose d'agréable, je l'invite à essayer, il viendra m'en dire des nouvelles. J'ai pas connu cette vie mais je sais ce que mes parents racontaient dessus, j'en sais suffisamment pour ne pas avoir envie de le vivre alors que je n'ai goûté qu'à la chaleur du soleil sans avoir à se dissimuler de personne.  Pour rien au monde j'abandonnerais ça et s'il compte nous y renvoyer j'hésiterais pas à me battre contre.

On continue encore comme ça quelques instants, les mots échangés coupant comme des rasoirs – ou comme les griffes qui sont actuellement la chose dont il devrait le plus s'inquiéter, s'il veut mon avis éclairé sur la question – mais j'essaie aussi de me reprendre, de calmer cette part de moi, de la brimer à nouveau – parce que je ne sais pas comment faire autrement pour la retenir sans que ce soit par la force, puisque tout ce que j'ai appris jusque la ne fonctionne plus. Son propre coup d'oeil vers le restaurant ; s'il m'intrigue ; me rappelle aussi que j'ai quelqu'un la-dedans qui n'apprécierait pas beaucoup la scène qui se déroule à seulement quelques mètres de là. Et qui vivrait très mal que je l'abandonne à cause de ce que nous sommes en train de faire. Je me force à inspirer profondément durant ces quelques instants, le calme que je me force à récupérer mis à mal par cette part de moi qui me hurle de juste en finir et que comme ça au moins, on sera tous tranquille, ça fera un tueur en moins dans cette ville. Et un en plus, je souffle à moi-même. Je ne céderai pas, je suis plus fort que ça et Neiza me tuerait elle-même si j'osais faire le contraire, de toute façon. Invoquer le nom de ma sœur est le plus efficace à cet instant même si au lieu d'en profiter, je réplique encore une fois à ses provocations. « Il a pas fallu que je pousse beaucoup pour que tu me colle au mur, gamin. » Je ricane à ses mots, je ricane jaune et lui lâche sans même prendre le temps d'y réfléchir « Oh, pardon. En temps normal je ne suis pas un mec facile, j'attends au moins le deuxième rendez-vous avant de plaquer un gars au mur, désolé, vraiment. » C'est dit à moitié ironiquement, à moitié moqueusement et j'en sais rien, peut-être que toute cette situation me dépasse, que j'ai conscience quelque part que le point de rupture est trop proche, que j'ai tout aussi conscience des conséquences de si je craque et que la seule partie raisonnable de mon cerveau tente tout et n'importe quoi pour faire descendre la tension.
On voit ce que vaut la partie raisonnable de moi-même, hein. Même si, techniquement, le fait que je ne répondre pas par des grognements soit quand même bon signe.
La suite est autant une provocation envers lui qu'envers moi-même. Un genre de défi lancé pour me prouver que je peux tenir, que si j'ai réussi à reculer le moment fatidique, je peux continuer à le faire autant que je le souhaite. J'en suis capable, ou en tout cas je veux le croire. « J'suis d'accord, t'es qu'un petit con, on s'accorde au moins sur une chose. » Je me contente de renifler moqueusement – je l'ai dis moi-même, qu'il le confirme ne m'agace pas plus que ça, c'est limite une fierté pour moi de l'emmerder au point qu'il me considère ainsi. « T'inquiète pas va, mon petit doigt me dis que toi et moi on se reverra bientôt, donc je ne vais pas me sentir frustré trop longtemps. » Je sens sa poigne sur mes mains crispées et je me contente de lui offrir un sourire tout aussi crispé et moqueur – Il a l'air tellement sûr et certain qu'il aura l'occasion de m'avoir, ça ne fait que me donner envie de lui prouver qu'il a tort et... De manière très surprenante, ça fait juste reculer un peu plus cette partie de qu'il chasse si activement. « Bien, parfait, on a donc prévu le deuxième rendez-vous. » J'ironise moqueusement, la voix toujours un peu rauque malgré tout. « Tant mieux, je pourrais à nouveau te plaquer à un mur sans me sentir coupable, du coup! » Vraiment, je devrais juste la ferme à un moment, mais mes provocations continuent de s’enchaîner sans que je ne cherche réellement à les retenir, la moquerie bien présente dans le ton de ma voix. Je sais que le gouffre est moins loin qu'avant même s'il est toujours à ma portée. Et bien sûr, je m'offre le loisir de l'emmerder un peu plus et je sais parfaitement que j'ai réussi rien qu'au regard qu'il porte sur moi, rien qu'a la pression sur mes mains qui augmente d'un seul coup. « Renifles-moi encore une fois comme ça et je te jure que tu sentiras plus rien pour les semaines à venir. » Je le fixe pendant une poignée de seconde, je le fixe vraiment, me posant la question, hésitant. Je pourrais reculer, là. Je sais que je suis un peu plus calmé, que j'en suis capable. Je le sais...
Mais en même temps, c'est tellement tentant. On a tendance à oublier qu'ici, il n'y a pas une mais deux personnes qui aiment courir derrière le danger. Sans le quitter des yeux je me rapproche juste un tout petit peu, et j'inspire à nouveau, profondément, mon rictus toujours présent. Vraiment, il y a des fois où je devrais juste obéir, n'est-ce pas ?
©️ FRIMELDA



@Morgan I. Ricci
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MessageSujet: Re: Everything you can Imagine is real - Morgan   Sam 8 Sep - 16:46

Everything you can Imagine is real
Kaled et Morgan

Même si j'ai l'habitude de prendre des coups, mon dos n'a clairement pas apprécié d'être claqué contre le mur. Pourtant, je retiens tout signe de douleur hormis une légère grimace. Il semble fier de lui l'enfoiré. De toute façon, on part sur un dialogue de sourds ou on a tous les deux l'impression d'avoir raison. Il n'y aura aucun gagnant et nous le savons aussi bien l'un que l'autre. Pourtant pas question de capituler face à lui et je sens bien qu'il pense la même chose que moi. Si aucun de nous renonce ou lâche prise, on peut rester comme ça un certain temps. Je n'ai pas peur de lui, clairement et il le voit bien, seulement, le frisson qui m'a parcouru était involontaire et je sais bien qu'il l'a ressenti lui aussi. Il perd le contrôle et au lieu d'essayer de m'en sortir, je m'enfonce. Rosa avait raison, je suis tellement inconscient que je ne sais même pas quand sauver, ma propre vie. Sans doute parce qu'à mes yeux, elle n'avait pas vraiment de valeur, même si j'y tiens. Je choisis délibérément de ne pas répondre à toutes ces questions et je sens que ça ne lui plaît pas. Qu'il pense ce qu'il veut, je m'en moque. Je n'ai jamais tué d'innocents. Sans doute parce que ceux que nous traquons ont tous quelque chose à regretter ou ont, eux-mêmes du sang sur les mains. À chaque fois que je coinçais un vampire, un loup-garou ou même un sorcier, ce dernier semblait fier de ce qu'il avait fait au cours de sa vie. Tant de vie humaine pour se nourrir ou par simple caprice de sorcier. Alors non, je ne regrette pas d'avoir eu à en tuer quelques-uns au cours des derniers mois. " Si c'est pas moi, ça sera quelqu'un d'autre." J'étais sérieux. Nous étions beaucoup d'humains à ne pas aimer les voir vivre au grand jour comme c'est le cas en ce moment. Je faisais partis de ceux qui voudraient que les choses redeviennent comme avant. Le temps où l'on se promenait tranquillement sans se demander si la personne à qui on parlait était humaine ou pas. Pendant de longues minutes, nous restions là, provocations sur provocations, à nous jauger, à essayer de se calmer. Si Rosalina sortait du restaurent et qu'elle me voyait aux prises avec lui, j'étais foutu. Je sentais les battements de mon cœur se calmer petit à petit, La pensée de ma patronne me passant un savon était suffisamment forte pour que j'essaye de me maîtriser. C'était sans compter sur lui, qui me tendait des perches énormes, comme s'il espérait que je pète moi aussi les plombs et avant lui. Perdu. Je suis peut-être inconscient et impulsif, mais j'ne suis pas stupide. J'ajoutais que je n'avais pas eu à le pousser beaucoup pour me retrouver dans cette position et sa réponse m'arracha un léger sourire amusé. Mais cela faisait écho à cette partie de moi que je refoulais depuis un moment. Cette attirance pour certains hommes que je n'assumais de toute évidence pas du tout. Comment le pourrais-je ? " Désolé, t'es pas mon genre." J'ai l'impression que ça nous dépasse tous les deux, que c'est partit beaucoup trop loin pour qu'il me lâche et qu'on en reste là. Non, c'était bien plus compliqué que cela. J'avais la frustration de savoir que j'allais devoir le laisser partir, mais je lui promis qu'on allait se revoir. Ce qui semblait le satisfaire aussi. J'eus un léger ricanement. " Au prochain rendez-vous, c'est moi qui te collera contre le mur. Faut savoir inverser les rôles de temps à autre. En réalité, il n'était pas trop mal, pas mon genre, mais plutôt beau garçon. Étant plus jeune que mois de quelques années, je n'aurais pas forcément fait attention à lui, mais la, tout de suite, il avait réellement toute mon attention pour lui. Et Dieu sait que je mourrais d'envie de le frapper, jusqu'à ce qu'il me lâche. J'ajoute en souriant ironiquement. " Puis, qui sait, peut-être que ça te plaira." Mais, fermes ta gueule Morgan. Cette remarque tourna en boucle dans ma tête sans que ma bouche ne coopère pleinement. J'avais du mal à avoir les idées claires ces dernières minutes. Trop occupé à l'observer. Il avait les traits fins, quoique là c'était moins gracieux avec la colère. Il a le ton moqueur et je sens que ça l'amuse. Moi j'en sais trop rien, mais à l'avenir si je dois de nouveau être plaqué contre un mur avec violence, par ses soins, je ferais au moins en sorte d'avoir de quoi le faire souffrir un peu. Mes yeux croisent son regard et je constate qu'il semble un peu plus calme, tout comme moi. Même si mon regard et mon ton sont glacials, les battements de mon cœur sont plus réguliers. Il se penche vers moi et renifle mon odeur. Je ferme les yeux, essayant de ne pas laisser la colère m'envahir de nouveau, parce que c'est sûr, je ne pourrais plus me contrôler. Je le mets en garde, sérieusement. Mes mains, ajoutant un peu, plus de pression sur les siennes. Je sers tellement fort que mes jointures sont blanches. Je le vois, qui hésite l'espace d'une seconde et durant une fraction de ces mêmes secondes, je me dis qu'il va me lâcher. Je me dis qu'on est assez suffisamment loin pour cette fois-ci, même si je suis déçu de ne pas lui avoir mis au moins un poing dans la gueule. Mais il n'en fait rien. Pire, il recommence. Et son sourire ironique coincé sur ses lèvres me fait vriller pour de bons. Ma main gauche le lâcha et mon coude entra en contact avec son nez. Je l'avais mis en garde, lui disant que ça allait arriver, voilà ce qui se passe quand on tente le Diable. Je sens son étreinte sur moi se relâcher et j'en profite pour le repousser de quelques pas. Il saigne, j'en ai sur moi, mais j'en ai rien à foutre. Ma main gauche se porta sur mon cou, là où il avait posé ses griffes. Rien d'anormal à première vue. Je remets mes vêtements en place et souris comme un gros con en le regardant. " Je t'avais prévenu." J'attendis, prêt à répondre, à me défendre s'il attaquait et je ne doute pas une seconde qu'il allait réagir. Le sang coulait bien, j'vais sûrement dû lui casser le nez, il faut dire que je n'avais pas été doux sur ce coup-là.

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MessageSujet: Re: Everything you can Imagine is real - Morgan   Dim 9 Sep - 13:38


Oops, I did it again
Feat Morgan
« Si c'est pas moi, ça sera quelqu'un d'autres. » Je réponds pas à ça, le dégoût marquant mon visage est complètement dû a ses paroles ou à son manque de réponse, justement, et il est suffisamment parlant selon moi pour qu'il comprenne quelle haute estime j'ai pour lui. On peut prôner vouloir protéger son espèce mais est-ce qu'ils pensent à ce que deviennent ceux qui restent derrière ? Est-ce qu'ils pensent que s'ils n'avaient pas abattu ce loup précisément, alors ses enfants, son frère ou ses parents ne seraient pas devenu fou de rage, et n'auraient pas été des cibles à abattre ? Est-ce qu'ils n'arrivent jamais qu'ils pensent qu'il y a d'autres moyens ? C'est dans ces moments là que mes convictions et mon éducation entre en conflit, bien souvent... Un bref flash de mon ex petit ami au moment où mes crocs passent bien trop près de sa gorge me revient et je cille rapidement, chassant l'intruse en essayant de ne rien montrer de plus sur mes traits crispés par la colère. Ça n'a rien à voir... Ou peut-être qu'au contraire c'est l'exemple parfait qui illustre mes pensées, je suis pas assez objectif sur cette histoire pour pouvoir le dire. Une petite voix me souffle que si je me mets dans des états pareils face à ce chasseur, c'est peut-être parce qu'une partie de moi se pense coupable, peut-être que cette partie de moi est persuadée que si, elle mériterait d'être considérée comme un gibier, qu'elle mériterait d'être traquée et abattu pour ce qui aurait pu se passer. Que la pensée de ma mère et de ce qui lui est arrivé joue beaucoup dans la colère qui m'agite en vers lui ; j'ai toujours cette pensée qu'il pourrait, qu'il aurait pu être celui qui a mis fin à ses jours ; mais qu'il y a ce pan de mon passé pas si lointain que ça qu'il faut aussi prendre en compte. Et tout se mêle, parce que si ma mère n'avait pas été abattue, alors certainement que je n'aurais jamais réagi ainsi face à mon ex, n'est-ce pas ? Cette pensée, je la chassais violemment et avec elle la boule qui tentait de se faire une place au fond de ma gorge, refusant de me laisser à nouveau entraîner par ma culpabilité à ce moment précis. Ça n'est clairement ni le lieu, ni l'heure qu'il faut pour ça.

En prenant en compte tout mes tumultes intérieurs, et si j'avais le temps, je pourrais me montrer plus ou moins fier de mon sang froid – si on oublie le passage qui m'a mené à le plaquer contre un mur et a insister sur ce même mur quelques instants après, évidemment – parce qu'après tout, le sang n'a pas coulé et je suis même plus ou moins en train de me calmer. C'est pas encore la grande joie et n'importe quoi pourrait se passer et briser tous mes efforts, mais … Malgré tout, j'arrive à me brimer et je sais déjà que je ne grogne plus, que si mes yeux sont toujours de cette teinte ambrée, celle-ci est moins glaciale. J'arrive plus ou moins à reprendre la main et c'est bon signe. Pas encore celui qui indique qu'il n'y aura pas de drame dans cette ruelle, mais bon signe quand même. C'est peut-être pour ça que mon esprit à décider de lâcher une phrase pareille, persuadé que ça aiderait à faire descendre un peu plus la tension qui règne toujours fortement entre nous. Mon esprit est complètement con, on est bien d'accord, mais j'imagine que la situation me dépasse complètement au final, et qu'il faut tenter tout ce qu'on peut tenter pour éviter de dépasser la limite qu'il ne faut surtout pas dépasser – les risques défilent dans ma tête, autant pour ma sœur que pour moi et c'est suffisamment dissuasif pour tenir le gouffre en respect pour le moment... Même par des moyens peu conventionnels. Le sourire incontrôlé qui lui échappe à mes mots me tire un reniflement que je ne sais pas s'il est lui-même amusé ou moqueur – cette situation devient complètement stupide, mon dieu. « Désolé, t'es pas mon genre. » La mine outrée qui me vient sans que je ne puisse la contrôler est vite remplacé par un air hautain alors qu'il continue, la satisfaction d'imaginer une seconde rencontre se voyant malgré tout sur mes traits,   « Au prochain rendez-vous, c'est moi qui te collera contre le mur. Faut savoir inverser les rôles de temps à autre. » Alors. Là-dessus, et dans un contexte plus privé, je serais complètement d'accord avec le principe mais bordel, ça n'avait rien à voir avec la conversation de base, n'est-ce pas ? Un ricanement m'échappe alors que sa voix s'élève à nouveau, enchaînant des sous-entendus qui ne pouvaient juste pas nous échapper et pour lesquels je ne pouvais pas faire comme si ils n'étaient pas là, sur lesquels je ne pouvais m'empêcher de rebondir. « Puis, qui sait, peut-être que ça te plaira. » Je secoue la tête et ne peut pas m'empêcher de répliquer, mon regard descendant sur lui avec un peu plus d'attention qu'avant, examinant ce que sa position à mis à ma disposition et qui n'est pas déjà plaqué contre moi pour éviter qu'il ne se dégage de ma prise pourtant ferme. Avec plus d'attention et un éclat d'appréciation déplacée. C'est de la faute de ses mots, là, je l'aurais jamais regardé ainsi sinon ! « Pour quelqu'un dont je ne suis pas le genre, tu as l'air pressé de me plaquer contre un mur, chéri. » J'ironise, relevant les yeux en retenant cette fameuse mine appréciative. Un clin d’œil m'échappe cependant suivit d'un rictus moqueur., mes yeux examinant ses traits et se fixant a son regard de glace, ses yeux trop clair reflétant parfaitement sa colère qui fait écho à la mienne, toujours bien présente même si teintée d'une moquerie moins agressive. « Et on sait tous les deux que c'est moi qui... Prendrait le dessus, au prochain... Rendez-vous. C'est mon côté dominant, tu vois ? Le côté animal, tout ça... » Les sous entendus sont peut-être complètement présents à cet instant, mais ça n'empêche pas que les mots ne sont pas dit au hasard et sonnent autant comme des avertissements que comme... Autre chose.

Mais après tout, c'est bien connu que les avertissements n'engagent que ceux qui les entendent, n'est-ce pas ? Et que j'ai jamais été connu comme étant particulièrement attentif, ou même particulièrement prudent. Par contre, mon côté joueur et provocateur, lui, a toujours été très prononcé en moi alors ça ne devrait étonner personne que ma longue seconde d'hésitation n'ai qu'une conclusion. Et pourtant, oui, j'ai hésité. Hésité entre écouter sa mise en garde, entre suivre l'avertissement glacial qui régnait dans son regard quand le mien était bien moins tumultueux, écouter l'avertissement que la prise puissante de ses mains sur les miennes me transmettaient. Tout ça aurait dû me mener à une seule et même conclusion, et pourtant... Et pourtant j'ignore tous les signaux lumineux pour la simple et unique envie de faire ce que je veux, de ne pas le laisser guider mes choix et de le sentir à nouveau se tendre de colère. Pour la simple envie de le provoquer sans qu'il puisse m'en empêcher, sans qu'il puisse avoir le moindre contrôle sur moi. Comme pour lui prouver qu'il aurait beau dire, qu'il ne me faisait pas peur, que je ne le crains certainement pas.
J'ai juste le temps de me pencher, d'inspirer profondément et d'imprimer un peu plus son odeur dans un coin de ma tête que je sens une de ses mains me lâcher. Avant que l'alerte ait eu le temps d'atteindre les bons endroits de mon cerveau, son coude fait violemment connaissance avec mon nez, m'arrachant un cri de douleur qui se mêle au craquement écœurant du cartilage qui cède. Par réflexe mes mains viennent immédiatement se poser là où ça fait le plus mal, m'arrachant un sifflement de douleur alors que je me sens repousser en arrière, le sang se glissant entre mes doigts. Un juron m'échappe : C'est pas la première fois que j'ai le nez cassé – parce que là il est cassé, c'est obligé – les différents sports plus ou moins violent que je pratique et le manque de précaution que je prends durant ces pratiques m'expose à ce genre de blessure mais, putain, ça fait toujours aussi mal ! Je relève les yeux vers lui, entends à peine ses quelques mots et vois juste son sourire de fils de... J'échappe un juron et sans réfléchir plus d'une seconde, je me jette à nouveau sur lui mais n'essaie même pas de l'agripper, mon poing partant tout seul, mes réflexes venant des longues séances de pratiques m'aidant au moins à éviter sa propre parade pour avoir le plaisir de sentir mon coup toucher au visage, de plein fouet. Je le bouscule dans le mouvement pour essayer de le déstabiliser un peu plus, mon regard rageur agrippant le sien pour le trucider mentalement.
Et pourtant mes yeux sont bien plus proches du marrons que de l'ambré, mes ongles sont à peines pointus et mes crocs sont sagement rentrés. Même si ça ne change rien pour les gens autour qui se sont brusquement écartés quand les premiers coups ont été échangés, des cris de surprise s'échappant des passants choqués.
©️ FRIMELDA



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MessageSujet: Re: Everything you can Imagine is real - Morgan   Dim 9 Sep - 23:04

Everything you can Imagine is real
Kaled et Morgan

Mais, depuis quand les sous-entendus dans ce genre ont leur place dans une situation comme celle-là ? Depuis quand je pars à ce point en vrille au point de continuer ? J'en savais rien, mais je commençais vraiment à me dire que ça devenait stupide. Et un peu étrange. Merde quoi, un mec, ce n'est pas du tout... Enfin, il y en a bien eu un ou deux, c'est vrai, mais c'est une partie de moi que je n'assume pas. Pourtant, je sais qu'il n'y a aucune honte à avoir, mais il faut dire ça à cette partie de moi-même qui ne veut rien entendre. Bon, il est pas si moche, je dois bien l'admettre, mais de là à le laisser me plaquer au mur, y a tout un monde. Je réplique, ajoutant qu'il n'était pas du tout mon genre et je vois son air outré pendant quelques secondes, avant qu'il ne se reprenne. Gagné, ais-je touché un point sensible ? J'en sais rien, je ne le connais même pas, je ne connais même pas son prénom, c'est dire. Mais, putain qu'est-ce que j'ai encore fait pour me foutre dans cette situation des plus... Merdiques ? Et au lieu de fermer ma gueule, je m'enfonce, je précise que la prochaine fois, c'est moi qui le collerai au mur et qui sais, peut-être qu'il aimera. Mais, putain, Morgan, ferme ta putain de gueule. Sérieux, c'est du grand n'importe quoi et l'allusion n'est même pas voilée. Et le louveteau le sait bien. Je le sens, qui m'observe, et je sais pas si ça m'énerve ou pas. Je l'avais bien fait quelques minutes auparavant. Je ne suis pas dans une position confortable, je n'aime pas être pris à la gorge de cette manière. Je ne suis pas de ceux qui sont les plus faibles. La dernière fois que j'ai été collé au mur par un autre, c'était à l'orphelinat et j'avais dix ans. Disons que j'avais cherché l'un des plus grands et l'humiliation qui en avait suivi m'avait rendu fou de rage. Je détestais cette période de ma vie, mais elle avait contribué à faire de moi ce que je suis devenu. Je retrouve le cours du moment présent quand il me répond. " Il faut bien que je te rende la politesse voyons." Et la je parlais clairement du fait de le plaqué au mur. Pas du reste. Mais le mot chéri, me donnait envie de sourire. " T'inquiètes pas, je le ferais avec autant de douceur que possible, mon lapin.." Et je ricane, comme un gamin de onze ans fier de sa blague. Mais merde, j'avais complètement l'impression de perdre les pédales. Moi qui ne suis pas un modèle de patience ni quoi que ce soit dans ce genre, je ne me mettais pas dans un état pareil si facilement en temps normal. Serais-ce parce que c'est lui ? Un louveteau, parce que clairement vu son jeune âge, il n'est que ça à mes yeux. Un bébé loup-garou, qui n'est pourtant pas inoffensif, j'avais vu ses griffes et ses crocs de près pour savoir qu'il savait s'en servir. Et puis ce con avait de la force. Merde.Et il enchaîna avec des sous-entendus que tout le monde pourrait capter à des lieues à la ronde. Le côté animal, le côté dominant. Il me fait quoi là ? Sérieux, lui un dominant ? Je hausse les sourcils et mon sourire s'agrandit un peu plus malgré moi. " Le côté animal, j'ai pas de soucis avec ça... Vraiment ça peut-être vraiment sympa. Par contre le côté dominant..." Je ricane légèrement avant de reprendre. " Bizarrement, le côté dominant, je le retrouve pas chez toi. Tu me fais pensé à un gentil petit louveteau qui vient tout juste de comprendre qu'il a des griffes et des crocs." Morgan, pour la dixième fois au moins, fermes ta gueule. Pourtant, malgré le ton plus léger de ma réponse et clairement le ton moqueur, je saisis parfaitement les avertissements. Je sais qu'il pourrait me faire plus mal que ça. Je sais qu'il en est capable. Et pourtant... Je continue sur ma lancée. Les choses reprirent une tournure sérieuse quand il s'approcha de nouveau pour me renifler, malgré le fait que je lui avais expressément ordonné de ne pas le faire. Visiblement, je n'étais pas le seul qui avait du mal à suivre les ordres. Sauf que là, il le paya tout de suite. Ma main lâcha la sienne et mon coude entra en contact avec son nez. J'entendis le craquement de son cartilage. Et j'eus une légère grimace. Je l'entends jurer tandis que je le repousse pour me défaire de son emprise. Je vois que ça ne lui plaît pas, je vois bien le sang qui dégouline partout. Le nez, ça saigne énormément. Je me serais auto-féliciter si je le pouvais, mais ce n'était pas le moment. Je savais qu'il allait réagir et le regard qu'il me lança ne laissait pas de place au doute. Ayant l'habitude de me battre, je pris une posture plus défensive. Il allait attaquer, il ne pouvait pas laisser passer cet affront. Et lorsqu'il se releva et avança vers moi, je n'eu plus le moindre doute, on allait réellement en arriver aux mains. Parfait. Je jubilais, comme si c'était exactement ce que je cherchais depuis le début. Je le laisse avancer et il arrive à esquiver ma parade pour me mettre son poing dans la gueule. Ma pommette me fait super mal. Connard. Au moins, moi, je n'aurais qu'un bleu et je ne saigne pas. J'inspire profondément, ne faisant pas attention aux cris des passants autour de nous. Il serait d'ailleurs stupide d'essayer de nous arrêter. Je pose ma main sur ma pommette et lui lance un regard noir. " Tu me fais rire mon petit..." Je me redresse et avance de nouveau vers lui. " J'vais te faire bouffer le mur connard." Et là, je suis de nouveau en colère. La douleur se propage, mais j'essaye de l'ignorer, tout comme j'ignore la petite voix dans ma tête qui m'ordonne d'arrêter.

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MessageSujet: Re: Everything you can Imagine is real - Morgan   Sam 15 Sep - 13:46


Oops, I did it again
Feat Morgan
Je l'ai vu m'observer et, avec les mots qu'on échange actuellement je ne peux pas m'empêcher de faire de même à mon tour. Après tout, pourquoi pas ? Il se le permet bien, lui. Les Sous-entendus fusent entre nous, on se répond du tac au tac et on ne se connaît même pas, simplement guidé – pour ma part – par l'envie certaine de ne pas lui laisser le dernier mot. Par cette envie conjointe de lui prouver – de me prouver – que je suis capable de me contrôler, même si je suis au plus près du gouffre que j'ai été depuis longtemps. Et on se renvoie la balle alors que mes yeux se baladent sans aucune honte ni discrétion sur sa personne ; sans que je sache non plus si ça l'ennuie ou pas et, entre nous, j'en ai rien a carrer si c'est le cas, au final. Et puis, il est pas si mal en vrai. Il est même... Intéressant. Un peu trop vieux, sans doute – j'ai l'habitude de laisser traîner mes yeux sur ceux de mon âge, hein – mais ça n'empêche qu'il a rien à envier à mes camarades. Et du fait de notre très grande... Proximité, je peux pas manquer grand chose pour le coup. Sans rire, il aurait pas fait son enfoiré en m'interpellant comme ça et, accessoirement, il aurait pas été un de ces foutu chasseurs, j'aurais pu m'intéresser à lui, peut-être.  Juste histoire de voir ce que ça fait de draguer quelqu'un de plus vieux, tiens. Mais là, tout de suite, c'est juste un connard que je me retiens de bouffer au sens propre du terme, du coup pour le côté séduction on va repasser, hein. C'est pas hyper sexy les envies de meurtre. N'empêche que ça m'amuse quand même de rajouter ce chéri à la fin de ma phrase, avec ce clin d’œil provocateur. Mais... Ça sonne pas hyper bien, en fait. Je choisirais pas ça si... « Il faut bien que je te rende la politesse voyons. » Il me faut quelques secondes pour me recentrer moi-même et définitivement ancrer mon regard dans le sien ; il était un peu occupé à le détailler lui, mais peut-on lui en vouloir, mh ? ; esquissant un sourire ironique à son intention, parfaitement conscient de ce dont il parle même si on pourrait croire que c'est de tout autre chose au vue des mots qu'on vient d'échanger. J'ai pas le temps d'en rajouter une couche à ce sujet qu'il continue, « T'inquiètes pas, je le ferais avec autant de douceur que  possible, mon lapin. »  Cette fois c'est une exclamation étranglée qui m'échappe au surnom qu'il me renvoie et je lui lance un regard qui est un mélange entre un regard profondément scandalisé et un air tout aussi profondément choqué parce qu'il vient d'oser dire. Lapin?. LAPIN? Je suis un putain de prédateur et il m'appelle Lapin ? Sans que je le contrôle, ma prise sur lui s'est légèrement resserrée à ses mots, et je siffle sans prendre le temps de réfléchir, « Lapin ? T'es sérieux bordel ? Tu veux voir ce qu'il peut te mettre, le lapin ? Parce que tu vas vite changer de surnom si tu m'laisse faire, j'te l'dis moi ! » … Oui, bon, ça manque de subtilité et c''est absolument pas ce que je voulais dire, mais on s'en fout, j'suis pas un lapin merde !  J'suis un loup ! Avec les crocs, les griffes, les muscles et tout et tout !
Toujours complètement outré par ce qu'il a osé dire – LAPIN QUOI – j'insiste particulièrement sur mon côté animal et certainement pas soumis ou faible – il doit bien le sentir quand même que je suis loin d'être... Ça ! Mes crocs et mes griffes sont bien présentes, et c'est moi qui l'ai plaqué au mur sans faire d'effort particulier, non mais oh. Son haussement de sourcil et son sourire qui gagne plusieurs crans me font gronder, mais ça n'est pas les grognements de toute à l'heure, plus des grognements parfaitement outré et vaguement vexé. « Le côté animal, j'ai pas de soucis, ça peut-être vraiment sympa. Par contre le côté dominant... »Si j'ai haussé un sourcil face au début de sa phrase, la fin et son ricanement me font plus plisser les yeux qu'autre chose alors que je le fusille du regard. Comme si je voulais qu'il se souvienne de QUI exactement plaque l'autre contre le mur, là, tout de suite. Mais il doit être du même bois que moi, parce qu'il continue quand même,   « Bizarrement, le côté dominant, je le retrouve pas chez toi. Tu me fais pensé à un gentil petit louveteau qui vient tout juste de comprendre qu'il a des griffes et des crocs. » Un grondement sourd d'avertissement fait vibrer ma gorge alors que je rapproche mon visage du sien, sifflant d'un ton bas, sans perdre de vue la vraie signification des mots mais ayant tout de même besoin de remettre les choses à leur place. « Fait un peu attention à ce que tu raconte, même les louveteaux qui découvrent seulement leurs griffes et leurs crocs savent déjà se battre et les utiliser puisqu'ils s’entraînent depuis tout petit avec leur frères et sœurs. Et ta peau est fragile, mon cœur, ça m'embêterait d'y laisser plus de bleu que ça. » J'ai réussi à garder un ton bien moins agressif qu'au début, comme si la tournure qu'a pris cette étrange conversation m'empêche de complètement replonger dans ma colère et ma fureur initial malgré tout ce qu'il peut dire, comme si les efforts que j'ai fais pour réussir plus ou moins – plus ou moins parce que c'est pas parfait non plus – payaient enfin leur fruit.


Bien sûr, ça ne pouvait pas durer. Bien sûr, n'importe qui qu'on pourrait interroger assurerait que c'est de ma faute parce que j'ai pas pu m'empêcher de le provoquer mais... Mais en même temps c'est tellement... Drôle, de le provoquer : quand tu sais qu'il haït visiblement tout ce qui est créature, savoir qu'il m'a moi collé contre lui en train de graver son odeur dans mon esprit d'une façon qu'on pourrait considérer comme intime – j'avais pas non plus besoin de me rapprocher autant, après tout, je le sais parfaitement – c'était juste beaucoup trop tentant.
Pourtant, je regrette immédiatement d'avoir cédé à mes pulsions provocatrice quand le craquement de mon nez résonne à mes oreilles alors que je recule, un cri m'échappant au rythme de la douleur qui pulse dans mon visage. Putain de... Merde, ça fait mal ! Je sens le goût du fer qui imprègne mes lèvres alors que le sang dégouline et la fureur me prend ; mais une fureur toute humaine cette fois. Je ne réfléchis pas, je ne lui parle même pas sur le coup, je me contente de me jeter sur lui pour frapper à mon tour, esquivant se défense, satisfait de sentir que j'ai touché au but. Je sais que quelque part, j'ai craqué, je sais qu'il cherchait juste ça, juste ce moment où on se battrait où je prouverais que je suis incapable de me retenir, mais, bordel, là tout de suite j'en ai strictement rien à faire. Il a porté le premier coup, je vais pas lui laisser la primeur d'avoir le dernier. Je souris largement, moqueur – et ça tire merde – quand il pose sa main sur l'impact de mon poing, essuyant mon propre sang d'un revers de la main alors que j'ose même pas imaginer l'état de mon nez, la douleur qui pulse étant suffisamment parlante. Rien à foutre, quand quelqu'un osera venir s'interposer il sera dans un pire état que le miens, ça je peux le jurer. Je réponds à son regard sans même hésiter, « Tu me fais rire mon petit... » Pour une fois je ferme ma bouche et me contente de déplacer mes appuis quand il s'avance vers moi, adoptant un posture plus défensive, « J'vais te faire bouffer le mur, connard. » Je ricane seulement, provocateur – j'ai rien appris, non – l'interpellant d'une voix un peu modifiée du fait de l'état de mon nez, « Mais viens, j't'en pries, essaie pour voir, j'vais adorer étaler ta tronche sur le sol. » Bon, Neiza appréciera beaucoup moins, j'imagine, mais cette fois même la pensée de ma sœur n'est pas suffisante alors qu'il se rapproche. Je suis trop en colère, excité par le combat commencé, furieux qu'il m'ait touché à ce poing, fou de rage qu'il pense pouvoir prendre le dessus. Trop impatient, j'ai pas la moindre envie d'attendre gentiment qu'il donne le coup suivant ou qu'il m'agrippe alors je m'élance et je frappe à nouveau.
Quelque part, on me souffle qu'il a pas tort de me considérer comme un louveteau, l'impatience et l'envie d'en découdre sans aucune prudence, c'est typique des jeunes de ma race. Mais j'en ai rien à foutre parce que je le touche quand même, mon poing frappe, même si j'ai pas vraiment le temps d'enchaîner puisqu'il a absolument pas l'intention de se laisser faire..
©️ FRIMELDA



@Morgan I. Ricci
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MessageSujet: Re: Everything you can Imagine is real - Morgan   Lun 17 Sep - 1:35

Le silence, il lui fallait bien ça. Revenue du QG des sorciers, elle avait introduit aux autres de nouvelles personnes arrivées à Rome, reçu quelques loups mécontents du traitement de certaines de ses paires. Perdue, et fine énervée par les dires des uns et des autres, elle a bien du mal à se concentrer le téléfilm qui défile sur l’écran de son téléviseur. Le job de Grande Sorcière avait été tout désigné sur elle en 2003 peut-être avait-elle perdue de sa superbe, mais elle n’en demeurait pas moins apprécié par les autres sorciers. Du moins, c’est ce qu’elle voulait croire. Cependant, les blessures de cette soirée étaient encore présentes psychologiquement. Elle revoyait le chaos et les gens qu’il fallait protéger. Peut-être avait-elle gagné beaucoup à être à cet endroit pour aider les gens qui s’y trouvaient. Et les morveux qui avaient osé s’en prendre aux siens, ils seraient châtiés sans la moindre cérémonie. Le temps était une chose précieuse, la vie en était une autre. Et elle avait senti bien des auras magiques s’éteindre d’un seul coup et elle en demeurait affectée plus qu’elle ne voulait le montrer. Avachie dans un canapé, elle laisse sa tête prendre vers l’arrière. Et la journée n’était pas terminée. Quand se finirait-elle enfin ? La journée ou la vie. C’était des questions qui trottaient dans son esprit depuis des siècles déjà, mais la mort était plus proche que jamais. Avant on s’attaquait entre Nephilim et Créatures, désormais les humains avaient été mêlés au schéma et ça l’inquiétait. Même si cela avait été brillant en l’an 2000. C’était désormais préjudiciable, elle s’en rendait compte d’elle-même Olympia.

Même les bons soins d’Helen n’avaient pas d’effet sur son humeur morose et belliqueuse. Si elle avait pu s’allouer plus de temps, elle l’aurait fait la blonde, cependant, elle attrape cette pile de documents sur la table basse se contentant de la lire. De longues minutes. Inlassablement, alors que le thé chatouille ses narines et que Brianna est en cours. Du moins, elle espérait qu’elle s’y trouve.

Cependant, ses pensées sont vite interrompues par la douleur qui lacère sa main. Un avertissement évidemment. Elle lâche les papiers qui s’éparpillent sur le sol dans un ordre totalement quelconque alors que la demoiselle regarde la paume de sa main et le symbole qui y apparaît. Elle savait. L’un des deux. C’était quand même incroyable qu’ils aient déjà besoin d’une protection. Ce pacte ne s’activait que lorsqu’un des deux enfants, ou les deux, avaient versés ne serait-ce qu’un peu de sang. Et que cela n’était pas naturel. Elle se redresse finalement, beuglant. « Helen, je sors, je te prie de renvoyer mes rendez-vous. »

Sitôt dis, sitôt, fait-elle enfile un long trench gris en tissu bouillit, alors que ses talons claquent le sol au rythme de sa mauvaise humeur. Ses mains s’entourent de ce halo émeraude caractéristique et ses yeux se révèlent, alors qu’elle ouvre le portail et passe sans attendre dans l’ouverture. Elle prend évidemment le temps de refermer la brèche. Volontairement, elle n’a pas ouvert à l’endroit précis du délit. Et elle espérait que rien de grave ne soit arrivé. Elle priait pour ça, elle refusait de vivre avec la mort d’un enfant de Marika sur à conscience. Les gens ont formé un attroupement dans la rue, refusant d’intervenir dans la ruelle où tout semblait se dérouler. Elle leur demande de s’écarter et bouge les plus réticents d’un claquement de doigts. Autant dire que la douleur dans sa main est moins vive, car elle est proche, mais le spectacle lui glace le sang quand elle arrive en première ligne. Kaled est là le visage en sang. Qui donne un coup à ce qui semble être un terrestre, sinon elle aurait senti son aura démoniaque ou magique. Elle serre les poings, mordant sa lèvre inférieure, s’avançant laissant un sort les séparer en un éclair vert entre eux. « ASSEZ ! » Rien qui ne pouvait les blesser plus qu’ils ne semblaient déjà l’être. Elle était dépositaire de l’autorité sur les sorciers, mais également là pour faire respecter les règles du Consul. Pas chef de meute et Kaled n’en avait pas encore une à s’y méprendre. Elle remue ses bras pour clouer l’un sur un mur, l’autre sur le mur d’en face. « Bande d’inconscients ! Le renouvellement n’a donc pas fait effet dans vos esprits ? Ou bien vous êtes si idiots que vous avez déjà oublié. » Elle est amère et froide, d’un autre claquement de doigts, elle les laisse libres de leurs mouvements. « Le premier, qui s’approche de l’autre, je lui couperais l’envie de se battre pour le reste de sa vie, je suis bien claire ? » Mais son regard est surtout tourné vers Kaled. Ce pauvre Idiot. « Pas une semaine, Kaled, pas même une semaine. » Qu’il était sous sa protection ! Elle était déçue et ça se lisait dans sa voix. Mais il ne lui faisait pas confiance. Elle s’en doutait. « Toi. » Dit-elle en se retournant sur Morgan, le regard noir malgré la couleur originale qu’il avait. Alors qu’elle l’agrippe par le col le soulevant le plus possible du sol. « Touche encore un seul de ses cheveux, Terrestre, et je te jette en pâture à la Brigade Nocturne ou au Consul. Il n’y aura que Dieu qui aura pitié de toi et qui pourra savoir ce qu’ils te feront pour avoir enfreint les règles. » Elle ne savait même pas si c’était lui qui avait commencé, mais elle s’en fichait. Jusqu’à la lâcher et s’éloigner pour rejoindre le rouquin. « Où es-tu blessé ? » Pas le ton auquel on pouvait répondre va te faire foutre, sinon, elle lui arracherait les yeux avec les mains.

@Morgan I. Ricci @Kaled J. Fantinato


(Olympe was different, though. Sweet and gentle, yet there was a little of her father in her, too. Cold and sarcastic, we don't really know when Samael stopped perverting his daughter.)
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J'ai débarqué à Rome le : 22/08/2018 , j’ai déjà envoyé : 322 textos, d’ailleurs, j’ai récolté : 416
MessageSujet: Re: Everything you can Imagine is real - Morgan   Mar 9 Oct - 0:08

Everything you can Imagine is real
Kaled, Olympia et Morgan

Le "mon lapin" avait eu l'effet escompté et intérieurement, j'étais vraiment content de ma connerie. Il répondit aussitôt, s'offusquant même du surnom adorable que je venais de lui trouver. C'est vrai, un lapin, c'est mignon, non ? Enfin, j'en ai jamais eu, donc je ne sais pas. J'ai jamais vraiment eu d'animaux en fait, mais vu que je ne suis jamais chez moi, je me vois mal avoir un chien. Peut-être un chat, un jour, enfin, la question n'est pas là. Il s'offense le petit louveteau et il est loin de m'intimider, bien que sa prise sur moi s'est légèrement raffermie. Je devrais me taire, un jour, peut-être que je le ferais, mais pas aujourd'hui. C'est trop tentant, je veux être celui qui a le dernier mot, je ne veux pas que ce morveux, avec ses petites griffes et ses longs crocs croit qu'il peut m'avoir. Question de fierté, j'imagine. Quoi que pour le coup, elle n'est vraiment pas la bienvenue. " Ouais, mais justement... Tu n'en feras rien parce que je ne te laisserais pas faire, du con." Puis, je l'attaque sur son côté animal et je voyais bien son expression changer au fur et à mesure de ma phrase. Il bouillonnait de colère et moi, j'exultais. Il n'arrivait pas vraiment à se maîtriser et c'était un miracle que je sois encore en un seul morceau, je devais bien l'admettre, mais il y avait du monde autour de nous. Il était dans mon monde, celui des humains et il ne pouvait pas me mettre en miette sans qu'il y ait des réactions des passants. Un grondement sourd se fit entendre, semblable à un avertissement que je ne prends pas en compte une fois de plus. J'en ai rien à faire, je n'ai pas peur de lui et il le sait, reste à voir jusqu'ou ce jeu va aller. Parce que pour moi, c'était une sorte de jeu, j'allais en sortir avec des bleus, c'était certain, mais j'allais en sortir vainqueur. Je ne voyais pas d'autres solutions. Mais le ton était différent, la tournure de la discussion aussi. Les sous-entendus étaient plus qu'évident, pour lui comme pour moi d'ailleurs. Je grimace quand il utilise l'expression mon cœur. J'ai toujours entendu dire que c'est ce qu'on disait à la personne qu'on aimait. Mais c'était du même acabit que mon lapin. Quoi que non, mon surnom était bien pire et s'attaquait directement à sa condition de loup-garou, le réduisant juste à une petite chose aux longues oreilles que des loups traquaient pour manger quand il n'y avait pas d'autre gibier à se mettre sous la dent. " Fais-toi plaisir, mais sache que si moi j'aurais des bleus, tu partiras aussi avec un souvenir de moi..." Et quand il s'approche de plus près, une fois de plus, c'est la provocation de trop et c'est son nez qui en paye le prix. J'entends le craquement et pourtant, je n'ai pas mal pour lui. Au contraire, je veux qu'il ait mal, qu'il souffre encore plus. Ce n'est qu'une créature, un monstre de mythe, il n'est même pas sensé existé à mes yeux et ça devrait être pareil pour le reste du monde. Ma rage et ma colère se réveillent de plus belle, bien qu'au fond de moi, une petite voix me supplie d'arrêter cette folie. Mais je décide de ne pas l'écouter. Je pose les yeux sur lui et les coups s'échangent, plus violents les uns que les autres. Cette rage, je la ressens aussi chez lui, la même hargne semble nous lier. Et tandis que nous nous approchions une fois de plus l'un de l'autre pour en remettre une couche, une voix féminine, mais forte se fait entendre dans la foule et un éclair vert claque entre nous, me faisant reculer de deux pas. Mais, avant que j'ai pu faire le moindre mouvement, je fus projeté au mur derrière moi et maintenu par un sort. Putain, une sorcière, manquait plus que ça. Mon regard se posa sur elle et je devins blême. La grande sorcière de Rome en personne. Merde, j'étais dans de beaux draps. Surtout qu'elle ne semblait pas être de très bonne humeur. Elle nous rappelle les accords qui ont été faits et je lève les yeux au ciel. Ces accords ne sont absolument pas bénéfiques pour nous, les humains. Et je me retrouve libre de mes mouvements en un claquement de doigts. Je tombe au sol et peine à me relever. Je ne voulais pas admettre que j'avais mal aux côtes et que ma pommette gauche me faisait un mal de chien. Elle nous mit en garde et se tourna vers Louveteau pour l'engueuler. Je souris, légèrement, tandis que je pris appui contre le mur pour me mettre debout. Puis, le ton de sa voix changea et elle se tourna vers moi. Sans que je puisse faire quoi que ce soit, je me retrouve à nouveau en l'air, elle me tenait par le col et mes pieds ne touchaient plus du tout le sol. Son regard était mauvais, mais je le regardais quand même. Même si cette femme inspirait le respect et qu'il y avait des raisons pour qu'elle soit crainte, elle restait une sorcière avant toute chose. " Une sorcière qui parle de Dieu, j'aurais vraiment tout entendu dans cette vie de merde..." Ironie quand tu nous tiens... Mon regard la quitte brièvement et se pose sur le louveteau derrière nous, puis doucement, je repose mes yeux sur elle. "Ouais c'est bon, promis, juré, craché." Puis, elle me relâche sans ménagement et je tombe par terre. Je grimace légèrement quand je touche lourdement le sol. Elle ne fait plus attention à moi, mais mon plus gros problème n'était pas tant elle que Bambi si cette histoire se savait...

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