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 (nathan&olympe) It was nice to kill time. But the time buries us before...

         
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J'ai débarqué à Rome le : 15/07/2018 , j’ai déjà envoyé : 830 textos, d’ailleurs, j’ai récolté : 175
MessageSujet: (nathan&olympe) It was nice to kill time. But the time buries us before...   Lun 12 Nov - 22:52

Il y avait presque cent quatre-vingts ans qu’on ne l’avait pas appelée Olympe. Le retour d’Onyx et d’Hadrian, la venue de Nocturne. Tout ça était un couteau dans son âme, elle avait du mal à se dire qu’elle avait pu avoir une autre vie. Olympe, c’était se souvenir des drames, de la douleur qu’elle avait pu ressentir quand Hadrian était mort, quand Elena les avait quittés ou bien qu’Alexandre était mort à la guerre. Alors qu’elle était soit perdue à Londres, soit perdue à Madrid. Des villes qu’elle aimait visiter régulièrement, même si ses occupations lui prenaient du temps, trop de temps parfois. Son entrevue avec le Consul avait été claire. Reprendre son nom, c’était également le prouver. La Marque de sorcier pouvant suffira, mais aux vues de sa personnalité et de sa place, il fallait plus. Retrouver des traces de son existence. Elle en avait un peu partout en Europe. Surtout à Brussels où elle avait fait quelques ravages en compagnie de Nocturne et Gregor. Elle adorait comme elle détestait les vampires en général. Pour Hadrian, c’était une telle pointe de haine, alors que Nocturne était toute sa vie. Tout ce pan de sa vie anglaise et de sa vie à la Cour. Jacques Ier avait tant fait mal aux gens de leurs espèces, qu’elle n’avait pas attendues d’appels de la part de son favori pour l’aider à partir facilement. D’où le retour précipité de la blonde à Saint Malo en 1625. Mais rien que les livres d’histoires retenaient aujourd’hui. C’était bien sa veine, elle aurait pu être célèbre et on aurait pu retrouver sa trace rapidement… Hélas.

On l’arrête devant l’entrée du bâtiment. La brigade nocturne, ça lui foutait un mal de ventre. Mais elle avait assisté plusieurs fois à des tortures de Néphilims au sujet d’une solution contre la maladie. Elle dévoile ses yeux vairons, ajoutant d’un autoritaire. « J’ai rendez-vous avec Maître Lancaster. » Un avocat de la Brigade. Forcément. Ils s’écartent et elle pénètre dans le bâtiment.

Ses cheveux blonds flottants sur sa nuque en de belles boucles. Elle avance doucement, mais d’un pas assurer finalement, alors que sa longue robe noire flotte dans son dos. Elle aimait énormément le plissé et le décolleté en V qui plongeait jusqu’à son nombril. Aucune honte de se dévoiler. Pourtant, l’attente est longue sans doute un autre client nocturne pour le vampire. Elle a un sourire mesquin face à celui qui sort avant qu’elle n’entre à son tour. La pochette dans une main, la seconde qu’elle tend au vampire. Élégant, certes. Mais elle a l’habitude de voir des tonnes de gens à la journée… « Maître. » En guise de salutations. « J’imagine que le Consul vous a déjà envoyé le dossier me concernant. » Elle prend place d’elle-même. Elle n’a pas le temps de dialoguer outre mesure. Il est déjà assez tard et pourtant. Elle l’observe de haut en bas. Il lui rappelait quelqu’un, il y a longtemps. « Mais pour clore le débat, je préférais que vous m’appeliez déjà par le prénom et le nom que je tente d’obtenir : Olympe De Briant. J’y tiens farouchement. » Elle était certaine et sa détermination laissait ses yeux vairons prendre le dessus sur l’azur habituellement donné. Elle sourit en coin finalement. C’était sans doute un bel homme, elle qui oubliait petit à petit le visage d’Hadrian, celui-ci, elle l’avait vu, elle en était certaine. « Ne nous serions déjà pas croisé ? La fête du renouvellement peut-être ? Cette fête catastrophique… »

• Olympe parle en 996666


(Olympe was different, though. Sweet and gentle, yet there was a little of her father in her, too. Cold and sarcastic, we don't really know when Samael stopped perverting his daughter.)
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MessageSujet: Re: (nathan&olympe) It was nice to kill time. But the time buries us before...   Mar 13 Nov - 0:18

It was nice to kill time. But the time buries us before ...
Olympe et Nathan

Je savais que la nuit allait être longue, une fois de plus. Il faut dire que depuis que je suis avocat pour la Brigade Nocturne, je ne manque pas de travail, en plus des autres dossiers que je suis amené à traiter à côté. Heureusement que je dors peu la journée, cela me laisse le temps d'avancer. À peine arrivée dans mon bureau que le premier client arrivait. Et cela n'avait pas forcément un lien avec la Brigade, c'est juste plus simple pour moi vu que c'est là que je passe la majorité de mes nuits. Je suis plus à l'aise dans ce bâtiment que dans le cabinet. Je ne sais pas vraiment pourquoi et je ne cherche pas à en avoir la réponse. Sans doute parce que je sais qu'il y a toujours quelqu'un dans les lieux. J'aime la solitude, je m'y suis habitué depuis près de deux siècles et pourtant, une part de moi recherche de la compagnie, pour ne pas vraiment être seul. Ridicule quand on sait que je fais tout pour ne pas m'attacher aux gens. L'immortalité n'est pas toujours quelque chose de facile à porter et j'avais perdu les miens depuis tellement longtemps. Au bout du second client, j'ai arrêté d'écouter avec attention ce qu'on me disait. Contemplant la pile de dossier devant moi, hochant brièvement la tête de temps en temps, je ne reprenais contact avec la réalité qu'au moment où ils partaient et que les suivants arrivent. Le client que j'avais devant moi était un homme banal, regardant brièvement son dossier, il n'y avait rien d'extra-ordinaire et de nouveau, je me perdis dans mes pensées. " Ils disent que j'ai tué ma femme, mais je vous jure c'est pas moi. Il faut que vous m'aidiez." " Pardon ? Vous disiez ?" Je me penche en avant et reprend son dossier que j'examine un peu plus attentivement. Disparition inquiétante, le mari soupçonné, comme bien souvent, mais il y avait un détail intéressant. Sa femme était une créature. Je relevais les yeux sur l'homme en face de moi. Il me raconta son histoire en détail et j'avoue, je ne sais pas pourquoi j'étais intrigué et je sentais l'homme en face de moi sincère. Peut-être parce que moi aussi, j'avais perdu par deux fois celles que j'aimais. D'habitude, je ne réagis pas comme ça. Il resta encore une heure et je lui promis de l'aider. Avec ce qui se passe dans cette ville, le climat actuel, j'irais faire un tour du côté de la Brigade, pour savoir si elle ne s'y trouve pas. Sait-on jamais. Il se lève et je le laisse partir. Le client suivant n'est pas intéressant et je replonge dans mes pensées sans trop le vouloir. Je pense à cet homme et à la peine qu'il éprouve. J'ai perdu ma femme le soir de ma transformation. Et je n'ai rien pu faire pour elle, et je m'en suis toujours voulu. Et la seconde, il y a un peu plus de deux-cents ans. Avec l'intégralité de mon clan. Et ça été la perte la plus terrible après celle de ma femme et de mon fils. Alors... Je me mets à sa place. Même si moi, je sais ce qui s'est passé et comment ça s'est passé. Sa femme avait disparue depuis plus d'une semaine, ce qui voulait dire que si elle était dans ce bâtiment, on allait avoir un sérieux problème. L'autre hypothèse était qu'elle avait rejoint une meute, mais dans ce cas pourquoi ne pas le dire à son mari ? Cela n'avait pas de sens. L'homme se lève et je fais de même. Je pousse un soupir quand il passe la porte de mon bureau. Il ne me reste qu'une seule personne, un dossier. Une régularisation d'identité. Basique. Je sais même pas pourquoi, c'est moi qui suis en charge de ce dossier. Et lorsque cette personne entre dans mon bureau, je comprends pourquoi. La Grande Sorcière de Rome. Rien que ça. " Effectivement, je l'ai." Elle s'assoit et je fais de même, feuilletant le dossier en question. Je relevais les yeux vers elle tandis qu'elle insistait pour que je l'appelle par le nom et prénom qu'elle tenait à obtenir en insistant sur le fait qu'elle y tenait.  " Bien... Madame De Briant. Je vois qu'il vous faut moult renseignements pour obtenir ce droit. Plus tôt nous commenceront, plus tôt vous y arriverez." Je pose les yeux sur elle et forcément sur le décolleté impressionnant qu'elle arborait avec fierté. Après tout, pourquoi pas, elle ne semblait pas souffrir de complexes. Mes yeux quittèrent la sorcière pour relire ce que j'avais sous les yeux. Son visage me disait vraiment quelque chose. Alors, je recherchais son nom et là, surprise ! Je savais où je l'avais croisé. Londres, dans les années 1620. J'étais jeune et humain à ce moment-là. Mais je taisais cela, elle ne me reconnaissait pas sûrement pas. Et pour ma part, je n'étais pas certain d'avoir envie de parler avec une personne qui faisait partie, même indirectement avec mon ancienne vie. Ce fut elle qui aborda le sujet et un sourire se dessina sur mes lèvres, amusé, je dois bien l'avoué. " Mhmm ? Non je n'y étais pas. Mais, j'ai entendu dire que c'était une soirée pour le moins agitée..." Ironie quand tu nous tiens. Cherche encore, cherche dans ta mémoire le moment où tu as croisé le pauvre être humain que j'étais...

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MessageSujet: Re: (nathan&olympe) It was nice to kill time. But the time buries us before...   Mar 13 Nov - 1:09

Elle était le dernier dossier de la soirée. Ça se voyait à la pile qui avait été déplacée de gauche à droite. En Fait, Olympe aurait pu être flattée d’avoir le temps qu’elle souhaitait. Quoi que d’avoir un vampire en face d’elle, ça la faisait frissonné. La peau blanche, froide de sa main, c’était étrange, elle avait cette habitude chaleureuse des gens. Et la mort ça lui faisait littéralement froid dans le dos. Elle sourit doucement et avec un éclat dans les yeux. Cet homme sait où poser le regard, il a au moins ça pour lui et elle n’est pas dupe, un décolleté pareil, ça avait attiré les yeux sur son passage. Elle, elle n’avait que le carré de sa mâchoire à regarder. « Effectivement, je l'ai. » Elle croise ses, mais entre elles. « Parfait. » Il fallait mieux qu’il l’ait en avance. Retrouver des preuves qui dataient de cinq cents ans en arrière, ça n’avait rien de facile. Mais Ruben  à Madrid pourrait l’aider. Malheureusement, le grand sorcier de Londres était porté disparu et celui de Saint Germain repiqué depuis au moins deux siècles. « Bien... Madame De Briant. Je vois qu'il vous faut moult renseignements pour obtenir ce droit. Plus tôt nous commencerons, plus tôt vous y arriverez. » Elle hausse les épaules dans une moue. « Je n’ai que quels témoins. Une vampire, un sorcier, sans doute un autre vampire s’il veut se donner la peine. » Elle doutait qu’avec sa fausse mort Hadrian se décide à l’aider. Hélas. « Également le Grand Sorcier de Madrid. Ce sont les seules personnes qui me restent après 500 ans. » Elle était vieille, elle le savait, mais son n’âge n’avait jamais était une fatalité, restée figé à sa vingt-neuvième année. Onyx avait pris un peu plus d’âges avant de se figer… « Il est évident que je n’ai ni acte de naissance, ni rien. Peut-être des lettres de marque, des armories à Saint-Malo, mais c’est tout. » Elle lève un sourcil en réfléchissant. « Des carnets de bals à Londres et Brussels. » Elle a un mince sourire. Les bals, ce que ce genre d’évènements lui manquait ! Aujourd’hui, on ne savait pas recréer le faste de l’époque, c’était d’une tristesse…

Elle pose son menton dans la paume de sa main, sachant parfaitement que tout son parcours était dans cette page. Elle était arrivée à Rome en 1871, elle avait changé de nom pour oublier qui elle était… Caïus l’avait aidé à faire ça et elle avait pris sa place en 2003. En somme toute un parcours classique. Puis elle soupire en fermant les yeux un instant. Si seulement, elle avait assumé sa vie, elle aurait eu un parcours vraiment différent.

La blonde relève les yeux vers l’avocat après sa question sur cette soirée. « Mhmm ? Non je n'y étais pas. Mais, j'ai entendu dire que c'était une soirée pour le moins agitée... » Agitée. Elle a un fin rire mélodieux. « Agité n’est pas le mot, c’est morbide malheureusement. » Trop d’enfants sorciers et d’autres enfants humains étaient morts ce soir-là. Et elle avait été totalement touchée… La magie et sentir s’éteindre la magie d’un seul coup. Cependant, elle en vient à capter le rictus amusé sur ses lèvres. Et se redresse en posant une main sur le bureau. Il savait d’où il la connaissait, et il ne disait rien. C’est d’un mal poli. « Vous me faites languir n’est-ce pas ? Vous savez parfaitement qui je suis et où vous m’avez rencontré la première fois. » Contrairement à elle. Décidément, être une sorcière ne garantissait pas la mémoire malheureusement. D’où l’existence de ses carnets qu’elle écrivait chaque jour pour se souvenir de sa vie. Des tonnes et des tonnes de carnets. Elle cherche à trouver. Mais des vampires, elle n’en connaissait pas énormément. Elle commence déjà par reprendre dans l’ordre. Cherchant un nom sur une feuille, qu’elle attrape ! Tant pis pour le secret professionnel. « Nathan Lancaster… » Murmure-t-elle audible. Elle le prononçait avec son accent français, elle aussi pourrait faire languir les gens si elle avait envie. « Anglais n’est-ce pas ? Donc Londres. Ou Rome. Mais si c’était récent, je n’aurais pas oublié un faciès pareil. » Elle complimente faussement alors que le violet de son œil brille plus que le vert. Chose étonnante par moment, mais les manifestations magiques, la démoniste n’en contrôlait pas encore toutes les futiles subtilités. « Donc Londres. » Conclut-elle. Elle avait élu domicile à Londres peu de temps… « Hm… » Elle a une petite moue contrariée. Elle ne se souvenait pas vraiment. Ou alors, ce prénom lui revenait comme celui d’un enfant. Elle garde le papier entre les mains. « Il y avait cette femme… Marian. Elle était duchesse, elle avait un petit garçon aux yeux pétillants. Nathanaël. Il était malicieux à l’époque. » Elle ferme les yeux. « Il était même insolent quand nous jouions aux cartes avec sa mère… » Des souvenirs assez agréables. Elle repose la feuille devant lui. Relevant les yeux sur l’avocat. « Se pourrait-il ? » Elle hoche la tête en riant. « J’imagine que je divague. Lancaster est répondu de nos jours… » Puis elle fronce les sourcils, reposant son dos contre le siège. « Mais j’oserais vous demander si j’ai raison. La surprise serait assez agréable, le temps bonifie le vin comme on dit. » Enjôleuse.

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Dernière édition par Olympe De Briant le Mar 13 Nov - 12:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (nathan&olympe) It was nice to kill time. But the time buries us before...   Mar 13 Nov - 2:08

It was nice to kill time. But the time buries us before ...
Olympe et Nathan

Généralement, les derniers dossiers sont souvent ceux que j'aime expédier rapidement. Il faut croire que je ferais une exception ce soir. Déjà par la nature de la demande, mais aussi par celle qui en est à l'origine. Je n'aime pas les affaires trop simple et si j'avais jugé que ça serait d'une banalité affligeante au départ, j'ai changé d'avis. J'ai senti comme un frisson de sa part quand je serrais sa main. Elle ne devait pas avoir l'habitude de croiser les membres de mon espèce. Il faut dire que pour la plupart, nous n'aspirons qu'à une vie tranquille. Mais, ce que nous sommes nous rattrape le plus souvent. Je dois bien dire que je n'ai pas vraiment ce problème étant donné que j'assume pleinement ce que je suis, pas par choix, cela dit. Enfin, je ne laisse pas mes pensées vagabondé plus longtemps. Elle mentionne qu'elle n'a que quelques témoins à présenté pour qu'ils attestent de son identité. Je pose de nouveau les yeux sur elle. Deux vampires et un sorcier. " Très bien, donnez-moi leurs noms, je trouverais un moyen de les contacter." Mon dieu, depuis combien de temps, n'avais-je pas adressé la parole à un autre vampire ? Je fuis ceux de mon espèce autant que les autres. La solitude dans laquelle je me suis enfermé depuis deux cents ans, es ce qui m'es de plus familier. Enfin, je l'ai voulu, donc j'accepte ce que cela m'apporte. Elle ajoute que le Grand Sorcier de Madrid pourrait être d'une aide précieuse. Je hoche la tête et continue d'écrire, sur le dossier que j'ai sous la main. Et en plus, elle n'a pas de papiers officiels. Remarque, je suis mal placé pour parler vu que je suis mort depuis plus de quatre cents ans maintenant. " On va se débrouiller autrement. Au pire, laissez-moi vos carnets, je verrais ce que je peux en tirer. Sait-on jamais." Je ne sais pas ce qui pousse les gens à changer d'identité. Je n'ai jamais eu cette envie personnellement, pas même après ma mort. J'étais, je suis et je resterais Nathanaël Lancaster. Pour le meilleur comme pour le pire. Puis, elle me demanda si on s'était croisé à la soirée du Renouveau. Comme tout le monde, j'avais entendu ce qui s'était passé et bien que cela soit fort tragique, ce n'était guère étonnant. " Oui, malheureusement, mais l'histoire regorge d'évènements dans ce genre... Ceci dis, c'est toujours regrettable." Surtout quand ça concerne des enfants. Seulement, je ne pus empêcher un léger rictus de se dessiner sur mes lèvres et elle le repéra bien vite. Elle se redresse et pose une main sur mon bureau. Je lâche mon stylo et m'installe confortablement dans le fond de mon fauteuil, un léger sourire sur les lèvres. La faire languir ? Possible, mais avouons que c'est amusant. " Peut-être en effet..." C'est amusant à quel point, le destin s'acharne à me faire rencontrer des gens de mon passé. Or la, quand j'ai croisé sa route, je n'avais qu'une quinzaine d'années. J'étais encore jeune et sage. Et insolent par moment. J'étais l'enfant-roi du Duc et de la Duchesse Lancaster. À coup sur ils, se sont retournés dans leur tombe plus d'une fois à cause des actes ignobles que j'ai commis à la suite de ma transformation et des premiers mois qui ont été difficiles. Elle attrape une feuille où mon nom est inscrit et elle le murmure avec un accent français assez perceptible. J'avais passé pas mal d'années à Paris au cours du siècle dernier. J'aimais beaucoup ce pays et cette ville. Je la vois, qui cherche, qui pose des questions. Je la regarde, elle s'agite quelque peu et cela me fais doucement sourire. Je hoche la tête quand elle parle de Londres. Même si j'avais appris de nombreuses langues, je traînais toujours mon accent anglais, par nostalgie, pour me souvenir d'où je viens. Je l'observe, je la regarde, elle n'est pas si différente que dans mes souvenirs. Seulement, elle ressemblait un peu trop à la femme qui avait fait de moi une créature de la Nuit. Seulement, cela ne pouvait être elle, puisqu'elle était une sorcière et qu'il y avait peu de chance qu'elle est une sœur. Je n'avais pas revu ma créatrice depuis bien longtemps et je n'ai jamais cherché à le faire non plus. Je la haïssais à un point, c'était inimaginable. Je repris le cours de la conversation quand elle parla de ma mère. J'avais oublié qu'elles se connaissaient un peu. Tout ça remonte à, si loin... Elle me demande à mi-mot si c'est bien moi, avant d'ajouter que Lancaster est un nom courant désormais. Elle avait raison, mais aucun qui venait de ma branche. Je pose mon coude sur l'accoudoir de mon fauteuil et la regarde sans rien dire pendant quelques secondes. " J'ai toujours détesté les jeux de cartes sans intérêts. Et si j'étais insolent, c'est parce que vous trichiez et pas de la meilleure des façons en plus..." Effectivement, c'est bien moi le gamin qui jouait aux cartes avec les amies de sa mère. Un an plus tard, j'étais déjà moins sage. Et plus le temps passait, et moins je l'étais. Aujourd'hui, je suis trop sage, sans doute. " Une agréable surprise que je partage, évidemment. Quelles étaient les probabilités pour que nos chemins se croisent de la sorte ?" En tout cas, à l'époque, je la trouvais déjà belle et ma mère jalousait secrètement sa beauté, tout en étant contente d'avoir une amie comme elle. Aujourd'hui, sa beauté est intacte et il y a ce petit quelque chose, qui n'avait rien à voir avec son décolleté, qui la rendait encore plus belle sans que je n'arrive à saisir ce que c'était. Sans doute l'aura magique, ou quelque chose dans ce genre.  " Je me permets donc de rajouter mon nom sur la liste des gens prêts à dire qui vous êtes réellement, Olympe." Je suis vraiment amusé et c'est la première fois que ça m'arrive depuis longtemps. Même si se prendre la vague de souvenir que ça amène en pleine gueule n'es pas ce que je préfère particulièrement.

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MessageSujet: Re: (nathan&olympe) It was nice to kill time. But the time buries us before...   Mar 13 Nov - 2:51

« Très bien, donnez-moi leurs noms, je trouverais un moyen de les contacter. » Elle réfléchit un instant, ajoutant vaguement. « Onyx De Malherbe, Hadrian De Lacroix-Choiseul et Nocturne et Gregor Lamartine. J’oublie constamment Gregor, un humain transformé… » Mais qui était le mari de sa meilleure amie ? S’il était aujourd’hui un vampire, c’était bien à cause de la blonde qui avait émis l’idée de le transformer pour le faire accepter par Axel. Ce qui dans le fond avait fonctionné puisqu’ils étaient mariés depuis des années. L’amour, c’était une belle connerie se dit-elle. Mais elle n’en pense pas moi à ce qu’elle a pu laisser derrière elle. « On va se débrouiller autrement. Au pire, laissez-moi vos carnets, je verrais ce que je peux en tirer. Sait-on jamais. » Elle a un petit sourire mutin. « Pour votre curiosité, ou bien juste pour l’affaire. Oh pitié ne faites pas ce regard-là, vous seriez surpris de ce que vous y trouverez. » Elle demanderait à Helen de sortir plusieurs quelques-uns sur les centaines qu’elle gardait. Et il y trouverait bien des choses, c’est pour cela qu’elle aurait sans doute besoin d’y vérifier qu’il n’y avait pas de passage troublant sur sa vie. Cette histoire avec Hadrian dans un premier temps ou les tromperies dont elle était l’instigatrice, bien qu’en ayant eu l’accord d’Elena. Elle avait honte de cette époque par moment, puis elle se souvenait que c’était une connerie et que si elle était là devant un vampire, avocat de surcroit, c’était parce qu’elle cherchait à récupérer cette identité qu’elle avait délaissée. Hélas, ainsi s’en vont les choses. Elle soupire. Cette fête était véritablement un fiasco, elle ne pouvait pas le nier, mais à croire que ces Nephilims avaient plus de ressources qu’ils voulaient bien le dire. Un sorcier les avait aidés et Olympe avait bien eu du mal à se défaire des accusations sur son manque de vigilances. Mais elle avait laissé ça à quelqu’un d’autre. Un avocat plus habitué à son cas de Grande Sorcière. Jusqu’à ce qu’elle lui dise qu’il la faisait languir, qu’il s’installe. Il jouait. Elle pouvait aimer ça, mais elle était frustrée. Elle détestait ne pas savoir. « Peut-être en effet... » Elle se mord la langue Olympe. « Ce n’est pas vraiment fairplay. » Ajoute-t-elle dans un souffle.

Les questions, les insinuations, elles sont nécessaires. Elle a souvent eu besoin de parler à haute voix pour réfléchir. Cette fois ne faisait échos qu’à d’autres nombreuses fois. Elle tenait évidemment une piste, mais elle était un peu désabusée de croire qu’il pourrait s’agir du petit humain qui jouait aux cartes avec les amies de sa mère. C’était presque surréaliste que tout ce petit monde se retrouve à Rome. Jusqu’à ça. « J'ai toujours détesté les jeux de cartes sans intérêts. Et si j'étais insolent, c'est parce que vous trichiez et pas de la meilleure des façons en plus... » La sorcière sourit presque bêtement de toutes ses dents. C’était donc lui, plus âgé et plus mort en effet. « Si je ne trichais pas, ce jeu n’avait aucun intérêt et la conversation y était souvent futile. » Vu sa place actuelle, il était plus que certain que la politique avait attiré Olympe De Briant dans toutes les grandes cours d’Europe. Et il le saurait à cause de cette affaire.

« Une agréable surprise que je partage, évidemment. Quelles étaient les probabilités pour que nos chemins se croisent de la sorte ? » Elle croise les mains devant elle, posant le tout sur un genou en se penchant dangereusement vers le bureau. « Elle était si mince, j’en conviens. Mais j’ai tant d’autres questions à poser. Vous ayant quitté à l’âge de quinze ans, je quitte un garçon pour trouver un homme de plus que quatre cents ans. » La véritable surprise était là. Pourtant, il restait fort professionnel, la blonde se mordant la lèvre inférieure, retenant un petit rire à sa phrase « Je me permets donc de rajouter mon nom sur la liste des gens prêts à dire qui vous êtes réellement, Olympe. » Elle est curieuse. « Et que diriez-vous ? Que je trichais ? » Elle est moqueuse, mais bien curieuse de savoir ce dont il se souvenait à son sujet. Il était amusé, elle l’était plus encore. Cette histoire était un hasard. Heureux, elle n’en savait rien. Mais elle avait vraiment encore en tête le visage de ce petit garçon, et elle se retrouvait face à un vampire, sans doute bloqué dans la trentaine. Il avait vécu vingt ans de plus, avant d’être transformé. De ce fait, elle se lève, d’un claquement de doigt, et suite à la brume verte autour de sa main. Elle fait tourner la chaise sur laquelle il est assis, afin de poser ses mains sur les accoudoirs et de l’observer. « Si l’on m’avait dit que je tomberais sur vous, je n’aurais pas pu y croire, mais vous avez encore le même air amusé que ce petit garçon à l’époque. » Elle a un mince sourire. Coinçant son menton entrent ses doigts délicats. « Qui aurez pu prédire que vous deviendrez un bellâtre de la sorte ? Quoique votre père fût bel homme, on ne peut pas lui enlever cette qualité. » Elle parle trop toujours trop. Mais c’était ça Olympe. Elle était déjà bien loin de son affaire. Se contentant de recoller les pièces d’un passé lointain malgré elle. « Peut-être ai-je écrit quelques lignes sur vous dans mes carnets, je suis moi-même intéressée pour les retrouver. Cependant, Maître… » Elle sourit et se redresse. Ne s’éloignant pas pour autant. « Dois-je m’accommoder de Nathan, ou bien aies-je ce privilège de pouvoir dire Nathanaël ? Après tout, je vous ai connu à peine né. » Si elle avait su qu’il serait un vampire… Non jamais. Elle ne l’aurait jamais parié aux cartes ça…

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Dernière édition par Olympe De Briant le Mar 13 Nov - 12:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (nathan&olympe) It was nice to kill time. But the time buries us before...   Mar 13 Nov - 12:19

It was nice to kill time. But the time buries us before ...
Olympe et Nathan

Elle me donne les noms des personnes concernés et je lève brièvement les yeux vers elle lorsqu'elle me parle d'un humain transformé. Je ne rajoute rien. Pour ma part, bien que j'eusse été l'auteur, avec d'autres camarades de tueries assez impressionnantes, je n'avais jamais transformé qui que ce soit. Sans doute à cause de ma propre expérience. On m'avait arraché à la mort pour m'offrir une vie éternelle dont je ne voulais pas. J'aurais pu être quelque part, avec ma femme, j'aurais retrouvé mon fils et mes parents ne se seraient sans doute pas suicidés. J'avais mis du temps à accepté cette vérité, cherchant des coupables, mais la vérité, c'est qu'après ma mort, mes parents ont perdus pied, ils ont été déchus et je crois que c'est la goutte de trop qui a fait que... J'en sais rien. Je reprends, le fil de la discussion lorsque je lui demande de me montrer ces carnets, si elle a consigné sa vie dedans, je trouverais peut-être quelque chose d'utile. " Il n'y a plus grand-chose qui puisse me surprendre, j'en ai bien peur..." En tant que Grande Sorcière de Rome, je ne doutais pas un seul instant des choses que je pourrais être amené à lire, si effectivement, elle accédait à ma demande. Tromperies, machinations, jeux politiques, tout ça ne m'intéressais guère à l'époque et ce n'est pas aujourd'hui que ça commencera. Même si je ne doute pas un instant de la véracité de ce qu'elle aura marqué, vu que moi aussi, j'ai connu cette époque. Et puis un jeu s'installe entre nous, confortablement installé dans mon fauteuil, je la faisais languir. Pas très fair-play selon ses dires, mais qu'importe. Je me souvenais de longues après-midi où je jouais aux cartes avec les amies de ma mère. Mais, de loi, les parties que je préférais étaient celles où elle s'y trouvait. Déceler tous les moyens qu'elle utilisait pour tricher était devenu pour moi un jeu et parfois, je perdais patience et devenais insolent, quittant la pièce avec fracas pour y revenir une fois calmé. Moi, j'étais ce genre d'enfant à une époque. Et puis... J'ai connu l'alcool, les lieux de débauche, les femmes et j'ai passé une grande partie des années suivantes à jeter de l'argent par les fenêtres jusqu'à mon mariage. Neuf ans de bonheur, envolé en une fraction de seconde. Pour de l'argent, des bijoux. Ma femme est morte à l'orée d'une forêt et moi, j'ai vu ma vie changer à jamais. Tant de regrets, de colère. Je pensais enfin avoir fait la paix avec cette partie de ma vie et la voilà qui me revenait en pleine gueule, comme un boomerang. Elle sourit avant d'ajouter que tricher ajoutait un peu plus de piquant et que la conversation y était par ailleurs souvent ennuyeuse. J'eus un léger rire, les yeux toujours posés sur elle. " Je ne peux vous contre dire sur ce point. Toujours les mêmes histoires, les mêmes rumeurs, les mêmes commérages." Et en soit, recroiser sa route aujourd'hui est une... Surprise à laquelle je ne m'y attendais pas. Heureuse ou pas, je n'en savais encore rien, mais ce qui est certain, c'est que c'était quelque chose qui était agréable pour l'instant. Il faut dire que cela faisait longtemps que je n'avais pas été autant amusé par une situation. Il faut dire aussi que les personnes de mon passé se font rares désormais. Un peu comme elle. " Il s'en passe des choses en quatre cents ans..." Et j'ajoute sur un ton plus léger que je devrais ajouter mon nom à la liste qu'elle m'avait donné un peu plus tôt. Je souris à sa réponse levant de nouveau les yeux vers elle. " Pourquoi pas, c'est un témoignage comme un autre, n'est-ce pas ?" Évidemment, je me garderais bien de le faire, même si je la connais, je n'avais que quinze ans à l'époque et je ne l'avais jamais réellement vu en dehors des moments qu'elle venait passer chez nous pour jouer aux cartes. Et l'époque n'était peu propice aux sorcières. Notre bon roi, Jacques 1er était quelque peu... Susceptible quand on évoquait les sorcières devant lui. Et puis un jour, elle est partie, sans que je ne sache pourquoi et la vie avait continué. Elle se lève et ma chaise tourne sur elle-même avec un claquement de doigts. Elle vint poser ses mains sur les accoudoirs. Je ne bouge pas, j'ai juste un sourire amusé sur les lèvres. " Le même air vous dîtes ? Je n'ai plus le temps de m'amuser aujourd'hui." Sauf maintenant. Je m'amusais comme jamais. Le contact de ses doigts me fit sourire un peu plus. " Dois-je comprendre que vous aviez des vues sur mon père à l'époque ? Cela pourrait expliquer vos nombreuses venues chez nous..." Je ris doucement. On me disait souvent à l'époque que je ressemblais à mon père, tant physiquement que par le caractère que j'avais. Mon côté débauche, je le tenais de ma mère, il semblerait, elle, qui aimait dans les jeunes années de son mariage, participée, a des soirées privées.  Précisant qu'elle avait peut-être couché sur papier quelques lignes me concernant, elle ajouta qu'elle était intéressée pour les retrouver. Je hoche la tête, curieux également de savoir ce qu'elle avait bien pu penser du gamin que j'étais à l'époque. Elle se redressa et mon regard remonta lentement vers ses yeux. Il n'y a pas à dire, le temps n'avait en rien altéré sa beauté. Au contraire. Croisant de nouveau son regard, je m'y accroche tandis qu'elle reprit la parole. Un air étonné se dessina sur mon visage avant que je ne me reprenne. " Comment pourrais-je refuser une tel demande, surtout venant de vous." J'avais devant moi la grande sorcière de Rome, qui à l'époque jouait aux cartes avec ma mère. Mais, si elle en était là aujourd'hui, c'est qu'il y avait sûrement une raison. " Sachez seulement que ça fait presque quatre cent ans que personne ne m'appelle par mon prénom complet.." Serais-ce un privilège que je lui laisse ? J'en ai aucune idée.

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MessageSujet: Re: (nathan&olympe) It was nice to kill time. But the time buries us before...   Mar 13 Nov - 18:03

Elle était amusée Olympe, d’avoir une sorte de chance insolente sur les gens qui revenait de son passé pour être là dans le présent. Même si elle aurait souhaité à cet homme de vivre comme un terrestre afin de ne pas connaître la torture du sang ou bien du monde obscur. Mais désormais il était là et depuis des années il semblait. C’était amusant. « Je ne peux vous contre dire sur ce point. Toujours les mêmes histoires, les mêmes rumeurs, les mêmes commérages. » Rien n’avait réellement changé malgré les époques et les gens. La politique restait la politique, les histoires de coucheries les même. Plus rien n’était réellement innovant dans les mœurs modernes, on ne faisait que copier ce qui avait été fait dans les temps plus anciens. La surprise avait laissé place à l’observation. De tout son soul, elle posait ses yeux vairons où elle le pouvait, lui qui l’avait connu avec des bleus devait être perturbé par ce genre de regard qu’elle n’offrait qu’à ses par en temps normal, ou bien quand elle faisait de la magie. Quand bien même les écailles sur le dos de ses mains sembleraient naturelles, presque tatouées. « Oh rien n’a réellement changé. » Dit-elle taquine. C’est vrai, ils en étaient au même point. Pourtant, elle s’étonne, si ce n’est qu’elle s’émerveille de trouver un homme devant-elle. Il a la réponse facile une nouvelle fois. « Il s'en passe des choses en quatre cents ans... » Dieu oui qu’il s’en passait des choses en quatre cents ans. Elle n’en doutait pas, elle les avait vécues, lui également, la machine à vapeur, l’électricité, l’eau courants. Même en ayant vécu dans le faste toute sa vie Olympe avait accueilli la technologie avec difficultés par moment, mais vivait avec désormais, tout en gardant des meubles vieux de longtemps dans son appartement, comme des trésors. Elle rit de son témoignage pourtant. « Pourquoi pas, c'est un témoignage comme un autre, n'est-ce pas ? » « Il est vrai, mais n’entachez pas ma réputation de Sainte, j’en serais énormément vexée. » Sainte, peut-être pas, elle était une battante et une sorcière parfois passive face aux événements, toujours à vouloir éviter que le sang des siens ne coule dans les rues de Rome. C’était sans doute une bonne sorcière, depuis que la bataille d’Alicante l’a refroidi.

Cependant, elle pousse le vice jusqu’à passer de l’autre côté du bureau pour le toucher, saisir son visage entre ses doigts, frissonner une nouvelle fois sous la peau glacée qu’était la sienne. Jouer avec le feu, elle avait adoré ça des années durant. « Le même air vous dîtes ? Je n'ai plus le temps de m'amuser aujourd'hui. » « Et pourtant que faites-vous ? » Elle est plus qu’amusée de se jouer un peu de ce mince sourire qui s’étire sur ses lèvres.

« Dois-je comprendre que vous aviez des vues sur mon père à l'époque ? Cela pourrait expliquer vos nombreuses venues chez nous... » Elle souffle, pas dans ce sens-là, tout du moins, il n’était sans doute pas à ignorer les extravagances de son père dans ses jeunes années. Mais elle s’assoit sur le bureau en l’observant. « Ne mélangez pas tout voyons, l‘inverse était la vérité. Sa venue aux soirées faisait chavirer les dames à son passage, mais je n’ai jamais cédé. Sans doute était-ce un de ses caprices que de faire de Marian mon amie, afin de me croiser le plus souvent qu’il le pouvait. Nous ne le saurons jamais. » C’était la triste vérité. Au grand damne de Marian si elle l’avait un jour apprit, mais la disparition d’Olympe en 1625 avait dû lui causer un grand soulagement, elle n’en doutait pas. Quoiqu’elle ignore les bêtises que son fils avait bien pu faire par la suite. Mais elle est taquine, vraiment, elle saisit bien le regard lent qui remonte sur elle. C’était croire qu’il ne l’avait jamais vu, mais elle se permet de lui demander. Son nom. Si elle en avait le droit. Évidemment. Ça semblait tomber sous le sens. « Comment pourrais-je refuser une telle demande, surtout venant de vous. Sachez seulement que ça fait presque quatre cents ans que personne ne m'appelle par mon prénom complet..» Elle sourit en venant caresser sa joue de son index. Le sourire aux lèvres. « Vous auriez été le premier à me refuser quelque chose, cela aurait été une sensation nouvelle dans mon existence. » Aussi fade pouvait-elle être. « Mais je me sens bien plus que flattée soyez en assuré. » Elle a un petit air minot, mais cette fois, elle était réellement amusée, ses jambes pendantes dans le vide avec le tissu obscur de sa robe. Pourtant, elle murmure taquine. « Cependant, il va falloir choisir sur quelque partie de mon corps vous souhaitez poser vos yeux. Pas que je n’en-soi pas flattés sur vos choix, hélas, nous nous éloignons de notre affaire, que ce soit vous ou moi, je le crains. » Elle ne change pas pourtant la couleur de son regard, juste observant sa mâchoire, carré, comme celle de Caïus, comme celle d’Hadrian. « Mais avons-nous réellement envie de nous concentrer à nouveau sur de pareille paperasse ? »

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MessageSujet: Re: (nathan&olympe) It was nice to kill time. But the time buries us before...   Mer 14 Nov - 0:12

It was nice to kill time. But the time buries us before ...
Olympe et Nathan

Rien ne changeait vraiment, j'en avais bien conscience. On change juste d'époque, mais ce qui était vrai il y a quatre cent ans, l'est également aujourd'hui. C'es juste un peu plus discret. On dira ça comme ça. La dernière fois que je l'avais vu, elle s'exaspérait une fois de plus de mon comportement. Aujourd'hui, disons que j'avais changé. Enfin, j'aimais le croire. J'avais eu près de quatre siècles pour être quelqu'un de bien, de convenable, on va dire. J'ai changé, j'ai mûri, mais quelque part, j'ai toujours ce gosse insolent, amusé par tout qui ne demande qu'à ce manifesté. La malice s'était peu à peu emparée de moi, de même que ce sentiment d'amusement que je ressentais aussi. J'étais bien content de la revoir. Vraiment. Je ris doucement quand elle me demande de ne pas entacher sa réputation de Sainte, lors de mon témoignage." Une Sainte... ? Vraiment ?" Je hoche la tête, si c'est ce qu'elle aimait penser, pourquoi pas. Elle ne l'était pas à l'époque, enfin, je ne la percevais pas comme ça. Personne n'est vraiment saint et innocent. Personne. Et surtout pas moi, ni elle. Elle passe de mon côté de la pièce. Je ne sais pas trop quoi pensé de cette proximité, plus que plaisante, je dois bien l'admettre pour le coup. J'ai l'impression de jouer à un jeu dont je ne connais pas réellement les enjeux ni même de quelle manière ça va se finir. Mais je m'y prête volontiers. Cela faisait bien longtemps que je ne m'étais pas autant amusé, d'ailleurs, elle m'en fit la remarque. Je souris un peu plus. " La même chose que vous, très chère, c'est aussi simple que cela." Elle prend place sur mon bureau après que j'eusse parlé de mon père. Paix a son âme. Elle m'expliqua qu'elle n'avait jamais cédé au charme ravageur de mon père, il n'y en a pas beaucoup qui y sont parvenue. Je sais que mon père et ma mère n'étaient pas ensemble par amour. C'était une alliance, rien de plus. Je suis le fruit de cette union. Mon père couchait avec toutes celles qu'il arrivait à charmer, sans grande difficulté, d'ailleurs. Ma mère faisait pareil de son côté. " Vous êtes bien la seule qui se soit refusée à lui. C'est tout à votre honneur, bien sûr." Je le pensais sincèrement. Il n'a jamais aimé qu'on lui dise non et à une époque j'étais pareil, malheureusement, tel père, tel fils. Aujourd'hui, je suis seul, sans personne dans mon entourage proche et ça me va très bien. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas regardé une femme avec autant d'attention, mon regard se posait sur toutes les parties de son corps que je pouvais voir. Et ce qui me surprenait vraiment, c'est que c'était loin de me déplaire. Au contraire. D'ailleurs, elle avait remarqué la façon dont je la regardais. Pourquoi m'en priverais-je après tout. Elle me demanda si elle pouvait m'appelle par mon prénom complet. Cela faisait une éternité que j'avais entendue quelqu'un le prononcé. Nathanaël. Nathan. Plus court, moins compliqué à retenir. J'aurais pu être n'importe qui d'autre, mais j'étais resté Nathan Lancaster, fils d'un Duc et d'une Duchesse, issu d'une famille déchue. Né terrestre, devenu vampire le pire soir de ma vie. Nathan, c'était une manière pour moi de mettre de la distance avec celui que j'ai été, sans pour autant renié cette vie. C'était toujours là, quelque part, tout comme l'amour que j'avais eu pour ma femme à l'époque. Mais, de l'eau avait coulé sous les ponts et aujourd'hui, j'en étais là. " Parfait, je me garde le droit de vous dire non à un autre moment alors." Elle ajoute qu'elle se sent flattée que je lui laisse ce privilège. Le contact de sa peau chaude sur la mienne qui était froide comme la mort, me donnait une impression que j'avais perdue depuis bien longtemps. Elle reprend en murmurant qu'il faudrait que je me décide sur quelle partie de son corps, je dois poser les yeux. Effectivement, ça serait bien, mais je ne savais pas. " Oh, j'aimerais choisir, croyez-moi, seulement... C'est un choix difficile." Elle ajoute qu'on s'éloigne dangereusement de l'affaire qui nous occupe. Mais ais-je vraiment envie de continuer à parler de cette fichue demande d'identité ? Ou bien ce qui se joue entre elle et moi est bien plus captivant ? Je penche pour la seconde option. " La seule question qui se pose c'est celle-ci : Avons-nous vraiment envie de continuer de parler de ça ?" Et puis j'avais déjà pas mal d'informations, si besoin est, je la recontacterais par la suite. Nous verrons bien. Elle est joueuse, je le suis tout autant. Je finis par me lever de mon fauteuil, posant les mains de part et d'autre de sa personne, sur le bureau. " Et maintenant ? On continue de jouer ?" Question simple. J'ancrais mon regard dans le sien, en attente d'une réponse, quelle qu'elle soit.

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MessageSujet: Re: (nathan&olympe) It was nice to kill time. But the time buries us before...   Jeu 15 Nov - 2:18

Le sujet tournait court, elle le savait, même sa propre poitrine se soulevait sous sa respiration saccadée. Lui n’avait pas réellement besoin de respirer. Mais c’était du pareil au même. Pourtant, l’allusion à son père avait tôt fait de l’achever. « Vous êtes bien la seule qui se soit refusée à lui. C'est tout à votre honneur, bien sûr. » Elle sourit en l’observant. Tout à son honneur. « Je me réserve à des personnes d’exception… » Sous-entendait-elle qui en était ? Sans doute pas, elle n’avait plus goutté la chair depuis deux milles trois. Alors, se dire qu’elle était rapidement dans les tours dans ce genre de cas n’était pas des plus fous. En effet, elle était dans quelques états. Mais rien qui ne pourrait retomber. Après tout, il n’y avait pas de proximité relative. Elle l’écoute presque à demi. Elle cherche à calmer ses idées, sa respiration, mais rien ne semble y faire. Dieu, grand Dieu qu’il était irritant de se sentir si impuissant face à ce genre de situation.

Pourtant, elle est presque triste qu’il lui dise oui au sujet de ce prénom. Personne ne lui disait plus non depuis des années. Elle avait oublié ce qu’était cette frustration délicate de ne pas obtenir ce qu’on désirait. Et peut-être serait-elle piégée à l’avenir. « Parfait, je me garde le droit de vous dire non à un autre moment alors. » Elle plisse les yeux. « Ne vous réservez pas ce droit trop longtemps, j’en serais contrariée. » Elle serait réellement contrariée si ce droit venait à faire reculer l’affaire qu’elle mettait entre ses mains, ou bien s’il stoppait le jeu de séduction silencieux qui s’était installé entre eux. Pourtant, elle se moque de lui, quand elle l’invite à poser ses yeux sur une et uniques parties de son corps. Chose qu’il prend à la rigolade, visiblement amusée, mais pas moins soufflée. Oui, elle avait de l’audace la sorcière, elle était loin de la femme docile du Moyen-Âge. Et tant mieux pour elle, elle s’en portait à merveille Olympe.

« Oh, j'aimerais choisir, croyez-moi, seulement... C'est un choix difficile. » Elle sourit mesquine. « Tout dépend où se situe votre hésitation, Maître. Peut-être puis-je vous aider ? » Elle était murmurante, pas suppliante, juste enjôleuse. Ça l’amusait véritablement ce genre de chose. Être désirable et désirée, c’était une chose qui était arrivée récemment chez les femmes sans que cela ne soit jugé abject par l’Église. Et tout à chacun savait qu’Olympe y passait plusieurs heures par jour pour prier. « La seule question qui se pose c'est celle-ci : avons-nous vraiment envie de continuer de parler de ça ? » Elle se détend et creuse la courbure de son dos. Les mains qui se mettent sur les arêtes du bureau penchant son peu de poitrine en avant. « Je crains que non Nathanaël… » Elle n’émet pourtant pas de mouvement de recul quand il vient se poster devant-elle, ses mains de part et d'autre de son corps. Elle a un sourire taquin. « Et maintenant ? On continue de jouer ? » Ce petit sourire mutin sort de ses lèvres, alors que ses yeux brillent d’une magie qui est la sienne. « Vous comptiez vous arrêter là ? »

Il ne faut pas plus longtemps à la sorcière, pour que sa main vernie attrape la cravate du vampire, le rapprochant dangereusement de son visage. Elle a le souffle court et les hormones en ébullition. Elle n’irait pas chercher ses lèvres dans l’instant, c’était presque si elle s’y refusait alors que sa bouche rougie d’un carmin sombre la demandait. Elle claque portant dans doigt grâce à sa main libre, alors qu’a bretelle de sa robe glisse sur sa peau de satin. Elle y jette un œil avant de replonger son regard dans le sien. « Oups, je suis affreusement maladroite. » Elle savait très bien et elle comptait sur lui pour remarquer que la naissance de son sein était plus que visible plus qu’accessible. Cette main libre venant alors que perdre dans le blond de ses cheveux. Malgré la mort, il avait un parfum délicat. Ce genre d’homme qu’on ne trouve plus aujourd’hui à cause des mœurs délurés des terrestres et de leur société de dégénérés. Défaire ses cheveux parfaitement plaqués en arrière, ça l’amuse, lâchant même sa cravate, jusqu’à approcher ses lèvres à quelques centimètres des siennes. Souffle froid, contre souffle chaud. C’était électrisant, et elle ne s’en cache pas. Elle vient murmurer contre ses lèvres charnues. « Tu continues de jouer ? » Les protocoles, le vouvoiement, s’en était fini, dans cette position ça semblait si surfait, si superflu, alors qu’elle défait les premiers boutons de sa chemise, sa cravate jonchant déjà le sol. Il était glacé au contact de sa main, et elle ferme les yeux en frissonnant. Était-ce simplement mal ou bien était-ce simplement le refus de profiter qui la retenait ? Le souvenir de Marian et de son époux. Aucun des deux. Quand elle ouvre de nouveau les yeux, ils sont bleus cette fois comme à l’époque. La magie s’était terrée en elle cette fois. Elle murmure embrassant la commissure de ses lèvres. « Viens… »

• Pour les stalkers, on risque de passer en hide au prochain post


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MessageSujet: Re: (nathan&olympe) It was nice to kill time. But the time buries us before...   Jeu 15 Nov - 17:08

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