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 Tout le monde a une seule et unique âme soeur. Et quand on a de la chance, on la rencontre. [Iduun]

         

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MessageSujet: Tout le monde a une seule et unique âme soeur. Et quand on a de la chance, on la rencontre. [Iduun]   Ven 30 Nov - 0:37

Tout le monde a une seule et unique âme soeur. Et quand on a de la chance, on la rencontre.
Iduun et Nathan

La nuit venait de tomber lorsque j'ouvris les yeux. J'avais eu le sommeil agité, particulièrement en ce moment, sans trop que je sache pourquoi. Des souvenirs venaient hanter ces quelques heures de répit que je me laissais et je devais faire avec ça. Je soupire, regarde le plafond quelques secondes et me lève. Cette nuit, j'ai du travail, beaucoup de dossiers, de nouvelles affaires, d'autres que je devais terminer. J'espérais ne pas en avoir en plus lorsque j'arriverais à la Brigade. Je ne suis pas le seul avocat, mais j'ai l'impression d'être celui qui bosse le plus. Je ne sais pas si je dois me sentir flatté ou pas. Qu'importe. Je baille lorsque j'arrive dans la cuisine et j'ouvre le frigo, sortant une poche de sang que je posais sur le plan de travail. Du sang de porc, saloperie de maladie. C'est peut-être mieux comme ça, j'en sais rien, je ne sais pas. Je n'ai plus le choix en même temps. J'eus un léger rictus et lève la poche vers ma bouche et je me nourris de la sorte, aspirant jusqu'à la dernière goutte. Il est loin, le temps des tueries, loin le temps de se nourrir à la source avec envie et délice. Je ferme les yeux et inspire. Au moins, je suis en vie, ce n'est pas si mal. Jetant l'emballage vide, je filais prendre une douche et je m'habillais. Je regardais l'heure et décidai qu'il était temps d'y aller. J'aimais bien arriver juste après la tombée de la nuit et repartir juste avant l'aube, ma vie était faîte de cette manière désormais. Le trajet se fit rapidement, j'habitais juste à côté, ce qui était pratique pour moi, je ne perdais pas un temps fou à me rendre de l'autre côté de la ville, sans compter qu'au Capitole, j'avais moins de chance de tomber sur des chasseurs de créatures. Il était rare qu'ils viennent dans le coin, sans doute à cause du siège de la Brigade, enfin, je m'en moque un peu. J'entrais dans le hall et alla vers l'ascenseur, quand j'entendis un rire qui m'était familier. Trop, sans aucun doute. Je tournais légèrement la tête et remarquais Iduun. Je savais qu'elle était en ville, je savais qu'elle était la représentante de notre espèce, mais je n'allais pas vers elle. J'aurais pu, mais je ne l'avais pas fait. Les portes de l'ascenseur s'ouvrent et je m'engouffre à l'intérieur, laissant les portes se refermer. Je soupire, essayant de remettre mes idées en ordre. Il ne manquerait plus que je croise Olympe et il est clair que je ne serais pas productif. Les portes s'ouvrent à mon étage et je me dirige vers mon bureau. Il est spacieux et doit être lumineux la journée grâces aux grandes baies vitrées, heureusement que je ne suis là que la nuit. Je pose mes affaires, m'assois et pousse un soupir. Je ferme les yeux quelques secondes et chasse toutes les pensées parasites qui pourraient m'empêcher de me consacrer à ma tâche. Et lorsque je les ouvre de nouveau, je suis prêt à travailler. J'attrape le premier dossier et me mets au boulot dans un silence de mort. Je relève la tête et regarde l'heure. Deux heures. Je soupire et me lève pour me faire un café, la nuit risque d'être longue. Les dossiers que je traite sont d'un banal déconcertant et mon esprit s'évade, sans que j'en ai réellement conscience. Vers Iduun dans un premier temps. Je ne l'ai pas revu depuis mon départ il y a quelques siècles de cela. Je savais qu'elle était en vie et qu'elle faisait son bout de chemin et ça m'allait parfaitement. J'étais parti, c'était ma décision. Pas une seule fois, je l'avais regrettée, seulement... Elle m'avait manqué, sans que je veuille réellement le reconnaître. Nous avions fait tellement de choses ensemble, j'en eus un sourire amusé sur les lèvres lorsque je repensais aux tueries dont nous étions responsables, à toutes ces nuits passées avec elle, où nous passions du bon temps. Mais j'avais ma propre vie à faire, mes expériences à vivre. Et j'étais là aujourd'hui. Toujours en vie quoique bien affaiblie par la maladie, avocat, avec une bonne situation. Il y avait pire dans la vie. Terminant ma tasse de café, je secouais la tête et chassai la blonde de mes pensées. Je devais encore bosser. Et le fait de l'apercevoir ne me donnait pas le droit de procrastiner ce soir. Je retournais m'asseoir et me penchais de nouveau sur mes dossiers forts ennuyeux. Mais comme ils avaient un lien plus ou moins lointain avec la Brigade, ils étaient sur mon bureau. Mon associé devait bien se marée à l'heure qu'il est tiens.  J'étais plongé au beau milieu d'un dossier qui pourrait être intéressant lorsqu'on frappa à la porte. J'eus un léger froncement de sourcils, ne me souvenant pas que j'avais un rendez-vous et sachant qu'il ne s'agissait pas d'Olympe. Elle, elle rentrait sans frapper, ou utilisait des portails pour arriver directement sur mon sofa. Je me lève et franchis la distance qui me séparait de la porte, l'ouvrant sans la moindre délicatesse. Mon regard se posa sur Iduun. Je restais quelques secondes sans voix avant de me reprendre. " Qu'est-ce que tu veux ? J'ai pas mal de boulot et pas de temps à t'accorder." Ce sont les premiers mots que j'ai pour elle depuis longtemps. Ma voix était froide, visiblement pas vraiment content de la voir. Je lui en voulais, je lui en ai toujours voulu d'avoir fait de moi ce que j'étais. De me donner cette immortalité rendant impossibles les retrouvailles avec ma femme et mon fils. Et je réalisais aujourd'hui que je ne lui avais toujours pas pardonné à l'heure actuelle. J'avais mis de côté ce sentiment depuis longtemps et la tout me revenait en pleine gueule comme un boomerang. Je savais que ce moment était arrivé, bossant tous les deux plus ou moins au même endroit. Si j'avais réussi à l'esquiver ces dernières semaines, je n'avais plus de choix aujourd'hui que de lui parler.

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MessageSujet: Re: Tout le monde a une seule et unique âme soeur. Et quand on a de la chance, on la rencontre. [Iduun]   Mar 4 Déc - 16:29


Tout le monde a une seule et unique âme soeur. Et quand on a de la chance, on la rencontre.
Idunn & Nathan

Un léger coup à la porte vient briser en mille éclats le rêve d’Idunn. Un appel léger, plein de respect contre le panneau de bois de la salle de repos. Dans un soupire elle se relève alors que la porte s’ouvre lentement, comme pour s’excuser de venir la déranger. La silhouette se glisse dans l’interstice et jette un premier regard furtif vers le lit avant d’ouvrir en grand la porte inondant la pièce d’un jais de lumière artificielle. « Bonsoir Idunn. C’est l’heure de laisser ta place. » La voix amusée de l’interne résonne aux oreilles de la vampire qui esquisse un sourire encore nimbé de sommeil. « Merci ma chère, j’ai dormi d’une seule traite, j’espère que la nuit sera aussi calme pour toi. » Déclaration entachée d’un large bâillement tandis qu’elle fait craquer ses cervicales. Après ces quelques échanges de banalités la blonde quitte le lit plutôt douillet de la salle de repos pour prendre la direction des vestiaires et quitter sa tenue de femme médecin. Une nouvelle nuit l’attend, et déjà la faim se fait sentir. D’un pas encore vaporeux elle remonte les étages, quittant les sous-sols dans lesquelles elle évolue la journée pour remonter à la surface. Derrière les grandes fenêtres du hall de l’hôpital une nuit sombre étire son manteau, une nouvelle vie s’éveille dans les rues de Rome. Une vie de nuit, celle d’un autre monde. Derrière elle l’effervescence des urgences bat son plein, dans son univers à elle, la vie ne s’arrête jamais de palpiter. Les portes coulissantes s’ouvrent quelques instants, le temps de laisser passer un brancard chargé, l’odeur de la nuit s’enroule autour de ses narines, l’odeur du sang assèche sa gorge, l’appel de la chasse retenti dans tout son être et pourtant, elle est obligée de détourner la tête Idunn. La chasse ne sera pas pour ce soir. Après un détour par la banque de sang elle prend la direction du Capitole, quartier voisin de l’hôpital où elle passe ses journées comme certaines nuits, prête à retrouver la compagnie des siens et des autres créatures et humains qui parcourent les couloirs de la Brigade Nocturne.
La route entre les deux bâtiments est assez longue, mais elle aime prendre le temps de marcher le long des rues pavées de cette ville antique. Qui plus est, cela lui permet de rester en contact avec l’ambiance générale de l’endroit. Sentir les tensions, les émotions qui y règnent et, le cas échéant, s’inquiéter de certains comportements. Une habitude qu’elle a prise depuis longtemps, elle qui a parcouru ce monde à pieds depuis de si nombreux siècles. Lorsqu’elle arrive à l’immense immeuble de la Brigade la nuit est encore bien jeune et elle prend le temps de s’arrêter dans le hall pour discuter avec les quelques personnes présentes. Notamment le réceptionniste avec qui elle aime échanger quelques phrases. Une personne vraiment agréable qui la fait toujours rire par ses remarques et ses anecdotes sur les nombreuses allées et venues des employés de la Brigade. Elle est d’ailleurs en train de rire avec lui quand elle perçoit la silhouette de Nathan dans son champ de vision. Courbes d’un corps trop connu pour ne pas être immédiatement identifiées même dans une vision périphérique. Du coin de l’œil Idunn le suit alors qu’il traverse le hall sans même adresser un signe dans sans direction. Amertume de l’indifférence. Elle laisse son regard flotter sur les portes de l’ascenseur qui viennent de se refermer sans lui. Distraitement elle glisse ses doigts sur le comptoir de la réception, un sourire vaporeux sur les lèvres. « Je ne suis pas fort pour ces choses-là mais je dirais que vous le connaissez ce type. » Elle reprend pied dans la réalité de l’instant présent et hoche une tête amusée en direction de son interlocuteur. « On peut dire ça. Une connaissance vieille de plusieurs siècles. » Il siffle en réponse, avant de reprendre la parole « Eh bien on peut dire qu’il n’a pas l’air de vouloir se rappeler de vous. » Elle rit doucement Idunn pour toute réponse, malgré l’amer réalité qui étreint son cœur.

Les heures tournent, au-dehors la terre poursuit son inlassable danse, rotation lente mais inéluctable. Dans quelques heures le soleil viendra frapper de ses rayons chauds les vitres de la bâtisse, livrant à la lumière les bureaux de la Brigade. Mais en attendant un tel phénomène Idunn écoute la conversation des responsables des différentes sections liées à l’espionnage et à la traquer des Nephilims. Debout face aux lumières nocturnes de la ville, son cerveau enregistre les informations qui lui sont communiquées, pourtant une partie de son esprit est ailleurs. Prisonnier de ce serpent noir qui a pris possession de son âme depuis qu’elle a connaissance de la présence de Nathan dans cette Rome nouvelle. Une si petite ville, devenu le point de jonction de leurs routes séparées depuis des siècles. Un serpent qui lentement a enroulé ses anneaux autour de son être, déversant le poison noir de l’envie et du désir dans son esprit sevré. Elle aurait aimé parvenir à ne pas accorder d’importance à cette situation. Pouvoir croiser son chemin sans éprouver ce mélange de rancœur et de douleur mélancolique. Pouvoir lui adresser la parole, simplement, comme avant. Comme à n’importe lequel des siens. Mais comment agir ainsi quand l’être en face vous ignore le plus royalement du monde ? Creusant chaque nuit un peu plus l’écart qu’il a imposé à Londres, des siècles plus tôt. Comment feindre l’indifférence face à sa propre création…

Il est plus de deux heures du matin quand la réunion prend fin, libérant la vampire de ses missions de la nuit au sein de la Brigade. Certes, il y a bien quelques dossiers sur son bureau qui mériteraient qu’elle y jette un coup d’œil appuyé, mais la fatigue a déjà rattrapé ses membres usés par une journée remplie de consultations en tout genre. Les nuits suivants les jours de garde sont les plus longues, même pour un être aussi surnaturel qu’Idunn et elle n’a qu’une hâte, retrouver la douceur de son lit et la compagnie délicate de ses colocataires. Assise dans le fauteuil de son bureau elle se laisse aller à soupirer alors que son regard océan se pose sur la pile de papier. Rien qui ne puisse attendre demain soir, sans doute. Pourtant, son naturel droit et professionnel la fait parcourir quelques lignes, quelques noms, et celui de Nathan lui saute au visage, sournoisement, réveillant le serpent noir aux anneaux trop serrés. D’un geste rapide elle claque le porte document, le regard soudain assombri par la tempête marine qui vient s’enrouler dans son âme. Elle en a assez la viking. Assez de fermer les yeux sur son insolence et son indifférence insultante. Dans un tourbillon de tissu et de cheveux elle a quitté son bureau déterminée à aller confronter ce regard magnétique qui hante ses nuits depuis trop longtemps. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire elle est devant son bureau, les phalanges tapant contre le bois, attendant patiemment la réponse à son appel. Il ne tarde pas à ouvrir la porte d’un geste sec et Idunn plante un regard profond et intense sur ce visage visiblement mécontent qui la toise de haut. La voix qui l’interpelle est froide, dure, presque cassante et la mâchoire de la blonde se contracte. Elle voudrait lui cracher au visage, mais elle est trop digne pour cela. Trop fière est son sang de viking pour se laisser démonter de la sorte. Trop longues son ses années de vie pour qu’elle perde ainsi son sang-froid. Malgré l’éclat déstabilisant de ce regard qui lui a tant manqué. « Bonsoir Nathan. Tu as perdu de ton éducation à ce que je vois. Dommage. » Sa voix est posée, presque chaude, alors qu’un fin sourire mesuré étire ses lèvres. En quelques secondes elle a choisi son plan d’action. Guerrière son un nouveau champ de bataille, elle met ses armes en place, prête à gagner le duel qu’on lui impose. « Rassure-toi, je ne compte pas abuser de ton temps si précieux » Elle utilise ses mots avec soin avant de prendre la liberté d’entrer dans le bureau avant même d’y avoir été invitée. « Je dois dire que j’ai été assez déçue de constater que tu ne ferais pas le premier pas après toutes ces années. Mais qu’importe. Je ne viens pas pour te faire la morale Nathan. Je suis ravie de voir que tu as trouvé ta place à Rome. » son regard se reporte à nouveau sur le vampire, un regard toujours aussi intense, alors qu’au fond la fierté de la viking bouillonne. Si elle est loin de se considérer supérieure aux autres, d’ordinaire elle n’est pas de celle qui pardonne facilement. Encore moins qui laisse leur égo de côté avec désinvolture. Cela lui coûte beaucoup, et le plus douloureux dans tout cela, est sans doute de savoir qu’il ne s’en rend pas compte. Pire encore, que cela l’indiffère totalement.

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MessageSujet: Re: Tout le monde a une seule et unique âme soeur. Et quand on a de la chance, on la rencontre. [Iduun]   Mer 5 Déc - 18:04

Tout le monde a une seule et unique âme soeur. Et quand on a de la chance, on la rencontre.
Iduun et Nathan

Penché sur mes dossiers, j'avais pourtant du mal à rester concentré. Pourtant, le dossier que j'avais sous les yeux avait tout pour être prometteur, mais, impossible de comprendre le sens des phrases que j'avais sous la main. Poussant un soupir, je passais une main dans mes cheveux, inspirant longuement, puis expirant afin d'être pleinement concentré à ma tache. Pour une fois, que je pouvais travailler sans avoir à craindre une quelconque interruption, je n'allais pas m'en plaindre. Je repris donc la lecture, mais cela n'avait toujours pas de sens, refermant le dossier, je le mis de côté, sur la pile des dossiers à garder et en prit un autre. M'occuper des affaires concernant la Brigade avait de quoi m'assurer du travail en permanence, et j'étais constamment surpris de voir l'originalité de certains dossiers. Mais comme toujours, j'étais là pour les défendre qu'ils aient où non tords et j'excellais dans le domaine. Prenant un stylo pour souligner les trucs importants à mes yeux, je fus coupé dans mon élan par quelqu'un qui frappait à ma porte. Et je n'aimais pas ça, n'ayant aucun rendez-vous en plus. J'ouvris la porte et je tombais nez à nez avec Iduun. Je n'étais pas très content de la voir et c'était peu de le dire, mais aussi surpris, même si cela passait totalement inaperçu. Alors, nous y voilà enfin, n'est-ce pas ? Le premier face-à-face que j'avais tant redouté, j'avais reculé ce moment le plus possible espérant que le moment propice, je serais prêt, mais ce n'est pas le cas. De toute façon, il est trop tard. La chaleur de sa voix contraste fortement avec la froideur de la mienne, mais qu'importe. Je n'ai vraiment pas de temps à lui consacrer et encore l'envie de le faire, seulement, il semblerait qu'elle en ait décidé autrement. J'ai l'impression qu'on se livre à une partie de bras de fer et un seul d'entre nous pourra en ressortir gagnant. Et je n'ai pas l'intention de lui céder du terrain. Elle me parle de mes bonnes manières qui semblant avoir disparues, rappel d'un passé lointain et je sens les muscles de mon corps se tendre. Cette vie, je la regrette mais ce que je regrette encore plus c'est qu'elle m'ait offert cette immortalité. J'aurais pu retrouver ma femme, morte le même soir que moi et mon fils. Mais non, j'errais sur cette terre depuis bien trop longtemps désormais pour avoir ne serait-ce que l'espoir de les retrouver un jour. Je suis une créature de l'Ombre désormais. Elle entre ensuite dans mon bureau, me laissant comprendre que je ne perdrais pas mon temps. Je ferme les yeux quelques secondes, résistant à l'envi de la faire sortir de force. Je ne pouvais tout de même pas m'en prendre à la représentante de mon espèce au sein de la Brigade, n'est-ce pas ? Mais c'est si tentant. Mon regard se pose sur mon assistante. " Que personne vienne nous déranger. Pas d'appels non plus." Et je re claque la porte aussi sèchement que je l'avais ouverte. Mon regard se posa sur elle. " Tu parles de bonnes manières, mais je ne t'ai pas invitée à entrer il me semble..." Elle reprend la parole et je l'écoute tout en traversant la pièce, retournant m'asseoir derrière mon bureau. Je rangeais quelques dossiers, laissant le silence s'installer quelque peu entre nous. Puis je relevais les yeux vers elle. Elle n'avait pas changé, Iduun. Toujours la même. C'est peut-être moi qui ait changé, après tout j'avais bien vécut avant d'arrivé la ou j'en suis, connaissant joie, peine, amertume, désillusion et la mort. " Pourquoi aurais-je fais le premier pas ? Qu'aurais-je bien pu te dire au juste ?" Je n'avais pas envie de parler de mon passé, de ces gens que j'avais croisés, protégés, de cette femme qui avait partagé mes nuits pendant plus d'un siècle, de ce jour tragique où je suis revenu après plusieurs jours d'absence, pour ne trouver que des ruines et des braises, seul vestige de ce qui restait de mon clan. Non, je n'en avais pas envie. Pas plus que de lui parler de cette vie d'errance par la suite, ce retour à Londres, ces années passées à Paris ensuite pour finir par m'établir ici. " Qu'est-ce que tu veux, Iduun ?" Cette question me taraudait, parce que je savais bien qu'elle n'était pas la juste pour me faire le plaisir de discuter, de renouer, c'était bien plus compliqué. Elle était ma créatrice et pourtant, je ne lui avais jamais pardonné de m'avoir donné cette vie. C'est peut-être pour ça que je n'ai jamais franchi ce cap au cours des derniers siècles. J'aurais pu le faire à de nombreuses reprises, certaines fois à la demande de la personne, mais j'avais toujours refusé. Pourquoi infliger cela à quelqu'un, alors que moi-même, je ne l'avais jamais pardonné à celle qui m'avait donné la vie ? Et aujourd'hui, après autant de temps passé sans elle, nous voilà de nouveau réunis dans la même ville, bossant pratiquement au même endroit, forcer de se côtoyer, même si j'avais fait au mieux pour ne pas croiser son chemin. Elle avait rejoint le clan d'Adis, moi, je préférais rester seul, parce que c'était bien mieux comme ça. Je n'avais plus envie de vivre en clan, j'avais mes petites habitudes, mon rythme de vie et je ne voulais changer pour rien au monde pour l'instant. Je soupire et reprends la parole. " Ecoutes, je suis ravi que tu sois devenue le leader de notre espèce, mais la, clairement j'ai du boulot, donc si ça ne concerne ni la Brigade, ni les affaires courantes, il va falloir que tu t'en ailles." Je n'arrivais pas à me défaire de cette froideur et de cette indifférence, je n'en avais pas non plus envie. Que peut-on bien se dire après autant de temps ? Pas grand-chose, j'en ai bien peur.

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MessageSujet: Re: Tout le monde a une seule et unique âme soeur. Et quand on a de la chance, on la rencontre. [Iduun]   Ven 7 Déc - 11:50


Tout le monde a une seule et unique âme soeur. Et quand on a de la chance, on la rencontre.
Idunn & Nathan

Il claque la porte derrière elle, non sans quelques mots glissés à la secrétaire, avec cette même attitude froide, sèche et droite. Il lui renvoie ses propres incivilités, prenant ses aises et ses droits à entrer sans y être invitée. Elle pourrait s’énerver, arquer un sourcil, répondre quelque chose de cinglant, mais elle n’en fait rien Se contentant de l’observer. Ses iris suivent le moindre de ses mouvements, examinent la silhouette, les gestes, si ses traits n’ont pas changé au cours des siècles, son aura et son attitude sont différentes. Elle le perçoit facilement Idunn, elle qui le connait si bien. Elle remarque la noirceur venue étendre ses filets dans l’éclat porcelaine de son visage. Elle constate presque avec tristesse que la solitude ne lui a pas réussi. Mais plus que tout elle devine la colère chez lui, comme un mur brutal tourné vers elle-même, barrières hérissées de pointe dressées entre eux. L’amertume glisse, douloureusement, dans sa gorge. Quel que soit ses reproches, ses griefs contre elle, ils sont profonds et toujours aussi vivaces. De sa haute stature il traverse la pièce, courant d’air qui limite leur contact, il s’installe derrière son bureau, comme un roi sur son trône. Ici il se sent chez lui, en conquérant, près à donner des ordres. Un très fin sourire vient étirer les lèvres de la vampire, elle le trouve remarquablement séduisant dans cette posture, tout en y trouvant une pointe d’exagération presque naïve. A cet instant précis il lui rappelle sa propre composition à l’époque où leurs chemins se sont croisés. Elle, solitaire depuis un siècle, en cherche de réponses à certaines questions. Incertaine dans ses choix à suivre, arrivée à un carrefour de sa nouvelle vie. Perdue dans des pensées et interrogations qui la rendaient plus sombre qu’aujourd’hui. Peut-être n’est-ce que cela après tout ? Une crise d’identité de Nathan, le passage de l’adolescence vers la maturité du vampire adulte. Il fini par rompre le silence venu s’installer entre les deux créatures de la nuit. A son tour elle décider d’avancer un peu plus en avant dans la pièce, pratiquement jusqu’au bureau, et de s’asseoir sur l’accoudoir d’un des fauteuils présents devant celui-ci. « Oh je ne sais pas Nathan. Venir prendre des nouvelles, passer dire bonjour, ce genre de choses que l’on fait lorsqu’on est une famille. » Elle appuie ce dernier mot, le gratifiant d’un regard dur et froid en complète contradiction avec le ton doux et chaleureux employé jusqu’alors. Elle ne s’énerve pas Idunn, elle maîtrise encore parfaitement ses émotions, mais l’amertume est là, et s’il se permet d’agir aussi bêtement face à elle, il y a peu de chance pour qu’elle l’épargne totalement. Or elle sait que ce mot est sensible chez lui. Malgré le demi-siècle passé ensemble, il n’avait jamais tout à fait oublié celle avec laquelle il était mort dans cette fameuse rue de Londres. Sans doute était-ce toujours le cas aujourd’hui. Elle n’allait pas tarder à savoir si elle avait deviné juste, son moi intérieur se réjouissant déjà des petites victoires. Car c’est bien ce qu’elle est venue faire Idunn, conquérir ce terrain hostile et éloigné. Comprendre et récupérer ce qui lui appartient. Car si de son côté il considère l’histoire terminée, la viking, au contraire, est loin d’en avoir fini. « Je ne veux rien d’exceptionnel Nathan. Comme je et l’ai dit juste avant, je suis venue en paix. Renouer un semblant de conversation avec l’avocat qui s’occupe de nos affaires ici. J’ai jugé pertinent que nos retrouvailles se face ailleurs que lors d’une réunion. N’es-tu pas d’accord avec moi ? Aussi professionnel que tu dois l’être, il aurait été mal vu que tu te comportes ainsi devant ta supérieure. Je me trompe ? » Sa voix toujours douce n’est pas moins chargée d’un sarcasme noyé dans le calme avec lequel elle prononce tout cela. Elle joue avec lui, cherchant à réveiller quelques passions, le pousser peut-être, hors de ses limites, tout en rasant la ligne sensible. Entre relations personnelles et relations professionnelles, le fil est si fin qu’il suffit de peu pour basculer de l’un à l’autre. Et c’est avec celui-ci qu’elle joue Idunn. La voix qui lui répond est toujours aussi froide et sèche, il n’est pas près à baisser le mur de granit qu’il a érigé autour de lui. Mais elle n’est pas près d’abandonner non plus. « Soit. Considère que pour le bon fonctionnement de notre chère Brigade je suis venue en mission diplomatique. Je ne voudrais pas que tes émotions et relation personnelles viennent altérer ton jugement. Encore moins qu’elles n’interfèrent dans nos affaires. » Elle marque une légère pose, son regard toujours fixé sur le visage de son interlocuteur, avant de reprendre « Vois-tu l’intérêt de notre peuple passe avant tout Nathan. Je veux être sûre de pouvoir compter sur toi en toute circonstance. Bien que tu ne me montres pas actuellement que les notions de respects des ainés te parlent, je te recommande de ne pas oublier celui imposé par la hiérarchie. » Le ton est plus ferme qu’auparavant, plus proche d’un rappel à l’ordre, plus professionnel. Car malgré tout elle sait mettre en avant son autorité naturelle Idunn, et loin d’elle l’idée de se faire marcher dessus par Nathan.

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MessageSujet: Re: Tout le monde a une seule et unique âme soeur. Et quand on a de la chance, on la rencontre. [Iduun]   Sam 8 Déc - 0:18

Tout le monde a une seule et unique âme soeur. Et quand on a de la chance, on la rencontre.
Iduun et Nathan

Je n'étais pas prêt pour ces retrouvailles, j'aurais eu besoin d'un peu plus de temps, mais, même avec un délai, je savais que le résultat aurait été le même. La même rancœur, la même colère, la même attitude, le même ton froid et distant. Bien sûr, j'étais content de voir qu'elle allait bien, elle était ma créatrice, et jusqu'à la fin du monde, nous serons liés. Que je le veuille ou pas. Ce lien, je ne l'avais pas choisi, mais je faisais avec, après tout, j'aurais pu avoir pire qu'elle, vu la quantité de vampires à Londres il y a quatre cent ans, c'est une hypothèse que je ne pouvais pas exclure. Seulement... C'était comme ça, ne digérant toujours pas le fait qu'elle m'aie choisit, bien que j'aurais sans doute dû être honoré. J'imagine, en tout cas. Je traverse la pièce, m'installant derrière mon bureau, pensant mettre ainsi un minimum de distance entre nous. Puis, je lui demande pourquoi j'aurais fait le premier pas, certes, c'est moi qui suis partit sans vraiment lui laissé la possibilité de me retenir ou de m'en empêcher, mais... Pourquoi moi ? Elle s'approche et s'assied sur l'un des accoudoirs d'un fauteuil avant de répondre. Si un léger rictus s'était dessiné sur mes lèvres au début de sa phrase, je tiquais au mot "famille". Je fronce les sourcils, serre la mâchoire et reste silencieux quelques secondes de plus. Ma famille, je l'ai perdue au fur et à mesure des siècles, mon fils, puis ma femme, puis mes parents. Puis elle. Puis mon clan. Aujourd'hui, mon entourage ne se compose que de peu de personnes. Mon associé, mes clients, mes collègues, mon amante, mais peut-on vraiment parler de famille dans ce cas ? Non, clairement pas. Malgré un certain attachement que j'ai envers quelques personnes, cela ne remplacera jamais ceux que j'ai perdus. " Une famille hein..." Je ne pouvais pas revenir vers elle et faire comme si ce sentiment n'était pas là. Oublier ce qui s'est passé entre nous est impossible, je le sais parfaitement, je l'avais aimé, Iduun, malgré le fait qu'elle ait été ma créatrice, mais je ne sais pas. J'avais besoin de voir autre chose, de grandir, de sortir de son emprise, de son ombre. Et j'y étais parvenu. Aujourd'hui, j'étais quelqu'un qui jouissait d'une solide réputation en ville, au sein de la Brigade. Et la voilà qui débarque de nouveau. Ironie ou coup du sort ? Je n'avais pas encore la réponse. Reposant les yeux sur elle, je l'observe tandis qu'elle prit de nouveau la parole. Elle est calme, comme toujours d'ailleurs, mais je décèle quelque chose dans sa voix qui ne me plaît pas vraiment. Je ne suis plus ce petit garçon qu'elle peut se permettre de reprendre comme bon lui semble. Certes, je suis son nouveau-né, sa première création d'après ce que j'avais toujours compris, mais là, je ne vais pas rester sagement à l'écouter me sermonner comme elle aurait pu le faire dans le passé. Je souris, légèrement. " Ne t'en fais donc pas pour ça, mon attitude n'aurais pas été très différente de celle que j'ai actuellement. Je n'aurais pas été aussi familier en public c'est tout." J'avais fini ma phrase avec une pointe d'ironie. Mais elle avait raison sur un point, elle était ma supérieure. En tant que leader vampire, elle avait automatiquement l'ascendant sur moi étant donné que nous sommes de la même espèce. J'aurais été un sorcier ou un loup, les choses auraient été différents. Et je sais parfaitement qu'elle n'aime pas le désordre dans ses rangs, seulement, je ne vais pas lui faciliter la vie non plus. Je hausse un sourcil quand elle évoque mes émotions et mes relations. Qu'est-ce qu'elle voulait dire par là au juste ? " Et si tu précisais le fond de ta pensée ? De quelles relations tu parles ?" Je secoue la tête légèrement avant de reprendre. " Je suis ici pour défendre les intérêts de la Brigade et par extension nos intérêts. Ne remets jamais ce fait en question." Il est clair, dans le cas contraire que je n'aurais jamais obtenu cette place. J'étais ici, elle aussi, on allait devoir faire avec tous les deux. Enfin, plus moi qu'elle, visiblement. Puis, le ton de sa voix change. Chasser le naturel et il revient au galop, comme on dit. Iduun avait ce charisme et cette autorité naturelle qui faisait sans doute d'elle un très bon chef de clan, je ne remettais pas ce fait en question. Et c'est sans doute pour ses qualités qu'elle était le leader de notre espèce, mais une fois encore, elle sous-entendait quelque chose qui ne me plaisait pas. " Je sais parfaitement être professionnel, ne t'en fais pas. Tu le verras bien assez tôt. En ce qui concerne notre espèce, elle passe avant toute chose, certes, donc ne me dis pas comment je dois faire mon travail ou comment je dois me comporter. Je ne suis plus un gamin." Et j'avais bien insisté sur le dernier mot. J'avais du respect pour elle, mais ma colère entachait tout le reste. Colère que je serais apte à mettre de côté pour gérer nos affaires dans les meilleures conditions possibles. Ce n'est pas une question de choix, j'en suis capable. Mais, de là à lui pardonner ou à baisser les barrières qu'il y a entre nous, il y a tout un monde.. Et le fait qu'elle doute du fait que je puisse y arriver était juste atrocement horripilant.

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MessageSujet: Re: Tout le monde a une seule et unique âme soeur. Et quand on a de la chance, on la rencontre. [Iduun]   Mer 12 Déc - 15:06


Tout le monde a une seule et unique âme soeur. Et quand on a de la chance, on la rencontre.
Idunn & Nathan

Comme elle s’y attendait il tique sur le mot « famille ». Il ricane presque, plein d’amertume, répétant ce mot qui résonne étrangement dans sa gorge. Ses sourcils froncés, la contraction générale de son visage, tout indique trop clairement à la vampire qu’il est loin de partager cette définition de famille avec elle. Et pourtant c’est bien de cela qu’il s’agit, qu’il le veuille ou non. « Une famille. Oui. » Elle hausse un sourcil, un sourire amusé tracé au coin des lèvres. Elle manque de lui parler de son « frère » de sang qui marche désormais à la nuit tombée à ses côtés. Ce deuxième-né partageant un sang commun. Mais elle se retient Idunn, devinant que la révélation ne serait que trop impertinente et le moment mal venu. Elle qui vient tenter une approche afin de renouer un semblant de relation, du moins de conversation, avec Nathan, il sera malvenu de venir tout gâcher en voulant précipiter les choses. Surtout qu’elle sait le peu de sympathie que ce « frère » témoigne envers son prédécesseur. Bien qu’ils évitent de sujet à la maison, la tension entre elle et le jeune vampire est devenue palpable. Peut-être est-ce bien pour cela qu’elle s’est résolue à faire le premier par ailleurs. Préférant renouer quelque chose avec Nathan avant que son dernier-né ne vienne en premier lui cracher au visage. Si elle sait que la confrontation entre les deux vampires est inévitable, elle espère sincèrement qu’elle se fera le plus tardivement possible. Peut-être même qu’elle parviendrait à défaire le nœud de rancœur et de jalousie qui mord et tourmente son jeune enfant avant que la rencontre n’ait lieu. Espoir fou sans doute. Quoi qu’il en soit, il est trop tôt encore pour évoquer cela avec lui. Après tout elle compte bien qu’ils prennent le temps de rattraper celui perdu pour qu’elle lui parle de son clan disparu, d’Eloïse peut-être, partager avec lui ses douleurs et ses échecs. Un jour. Peut-être. Mais le chemin sera long, et si elle a déjà vu plus de six siècles sur cette terre, elle est prête à attendre encore quelques années s’il le faut avant de reconquérir l’âme de l’homme qui se tient face à elle.
Alors qu’elle glisse vers une attitude plus autoritaire, reprenant son rôle de leader au sein du bâtiment, elle ne cesse de scruter son visage, analysant les changements, les petits détails infimes qui parlent pour lui. Ce maintient plus sûr de lui, presque conquérant, cette posture profondément ancrée dans l’espace. Il ne fait aucun doute qu’il est devenu un vampire mâture, responsable et qu’au fil des années il a su prouver sa valeur auprès des leurs aussi bien en tant que vampire qu’en tant qu’avocat. Et quelque part elle est fière de voir ce qu’il est devenu. Fier de le voir lui répondre avec tant d’aplomb, sans baisser le regard, sans fuir face à ses accents plus durs. Et tandis qu’elle l’écoute parler, ses propres épaules se relâches et une douce étincelle vient illuminer son regard nordique. Cependant lorsqu’il tique sur les relations qu’elle évoque, elle ne peut s’empêcher de se laisser aller à son petit jeu mesquin et ses lèvres se soulèvent en un sourire narquois. « Les rumeurs vont vites entre les murs de la Brigade Nocturne. On ne peut leur en vouloir, les relations inter-espèces inquiéteront toujours. Il y aura toujours des lois et des traditions. Et des yeux indiscrets pour repérer ceux qui s’amusent à passer outre et des langues pour médire dessus. » Distraitement elle tapote l’accoudoir sur lequel elle est assise tout posant un regard profond et amusé dans celui de Nathan. « On raconte que les sorcières ont des charmes incontestables, je ne te blâmerais pas d’y succomber si c'est effectivement le cas. » Elle pose ses mots avec calme, malgré le dégoût qui s’écoule en elle à l’évocation de cette possible relation entre lui et la grande sorcière de Rome.
Elle se tait à nouveau, le laissant reprendre la parole pour évoquer sa loyauté sans faille envers la Brigade et plus précisément leur peuple. Délicatement elle penche la tête sur le côté, laissant quelques longues mèches blondes glisser sur son épaule tout en l’observant quelques secondes supplémentaires, laissant un demi-silence s’installer avant de reprendre d’une voix redevenue douce, presque enthousiaste « Je suis fière de toi Nathan. Je n’en attendais pas moins d’un vampire de ton envergure. Tu es devenu un homme accompli, que pouvais-je espérer de mieux ? Ton allégeance à notre peuple est primordiale en effet, je suis rassurée de savoir que cette relation, si tant est que les rumeurs disent vraies, ne soit rien de sérieux et qu’elle ne vienne pas entraver nos intérêts. » Si le ton est enthousiaste, elle tient à mettre des mots qui pourraient être cruels pour lui. Parce qu’elle ne parviendrait pas à accepter une telle relation. Tout ce qu’elle espère c’est que les rumeurs soient fausses. Ou du moins que ce ne soit rien d’autre qu’une relation de plaisirs corporels pour des âmes sans attaches. Elle n’est pas sans savoir Idunn que la grande sorcière de Rome ne porte pas les vampires dans son cœur et que parmi les créatures obscures ils sont ceux envers lesquels elle montre le moins de sympathie. De ce fait elle ne peut s’empêcher de considérer la sorcière avec précaution. « Je conçois que tu ne sois plus un enfant, j’en suis même rassurée bien que je n’aie pas douté une seconde de tes compétences en apprenant ton poste ici. » Elle s’est levée, soudain, d’un geste fluide et leste, et d’un seul mouvement en venue se placer juste devant lui, debout face à son bureau. « Je suis ravie de te retrouver Nathanël, et loin de moi l’idée de vouloir m’imposer à ton quotidien. J’ai bien saisi que quelque chose te chiffonne me concernant. J’espère qu’un jour tu pourras trouver la maturité en toi pour m’en faire part. » Elle lance un regard sincère en sa direction avant de faire glisser une large enveloppe vers lui. « En attendant ce jour, accepte ce cadeau en signe de paix. » Le volume de sa voix s’est abaissé en prononçant cette dernière phrase, ses yeux tournés vers le papier blanc de l’enveloppe. A l’intérieur, la photo d’un animal et un acte de propriété à son nom. Bien peu de choses au final.


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MessageSujet: Re: Tout le monde a une seule et unique âme soeur. Et quand on a de la chance, on la rencontre. [Iduun]   Jeu 13 Déc - 22:30

Tout le monde a une seule et unique âme soeur. Et quand on a de la chance, on la rencontre.
Iduun et Nathan

Je n'argumente pas, n'ajoutant rien de plus à ce sujet. Nous n'avions pas la même définition pour ce mot visiblement et je n'avais pas la force, ni même l'envie d'en débattre avec elle pour l'instant. Mais, quand elle prononça le mot une seconde fois, je devais bien reconnaître que quelque part, elle avait raison. Si je n'avais moi-même jamais enfanter pour de solides raisons, je savais que ce qui nous liait elle et moi, resterait à jamais, mais de là à parler de famille, j'en sais rien. Pour ma part, je suis bien tout seul ces derniers temps, personne pour qui me faire du soucis, personne avec qui me prendre la tête, personne à protéger. J'avais été chef de clan pendant plus d'un siècle et bien que les choses se soient terminés de la manière la plus tragique possible, je ne suis pas prêt à réitérer la chose, me complaisant dans cette solitude dans laquelle je me suis enfermé pour ne plus jamais avoir à revivre ça. Mon clan était ma famille, et même si je n'avais jamais oublié Iduun, que son ombre planait parfois dans mes rêves, j'avais fait le choix de ne pas l'inclure. Aujourd'hui, je ne regrettais rien et si c'était à refaire, je referais la même chose. J'aurais sans doute beaucoup de choses à lui dire et elle également, le jour où je lèverais ses barrières qui m'empêche de faire comme si de rien n'étais. De toute manière, on a encore l'éternité devant nous pour cela. Elle change de ton et je ne me laisse pas intimider, commençant à me parler de mes relations et j'eus un léger sourire. Je ne baisse pas le regard face à elle, jugeant que je n'ai rien à lui cacher. Je noue les relations que je veux, de la manière que je veux et avec qui je veux, sans avoir besoin de son avis. Mais... Je sais exactement de quoi elle parle et ça m'amuse quelque peu. " Tu sais ce qu'on dit des rumeurs Iduun..." Je les avais entendus aussi et je suis certain qu'Olympe aussi, mais cela ne semblait pas la gêner plus que cela et moi non plus. De toute manière, il y aura toujours des gens pour parler, des yeux pour observer, cela ne changeait pas. Mais le hasard avait voulu que la sorcière, je la connaissais depuis très longtemps et qu'elle soit aussi, ma cliente. " C'est ce qu'on dit, en effet. Il n'y a pas qu'elles qui ont du charme. Et puis, si c'était vrai, tu n'aurais pas ton mot à dire la-dessus." Je souris, n'admettant rien, ne réfutant rien non plus. Les rumeurs ont toujours quelque chose de vrai, et dans ce cas précis, les bruits de couloir ne sont pas inexacts, mais je n'y accorde que peu d'importance. Ce qui se passe entre la Grande Sorcière de Rome et moi-même, ne regarde que nous. Si ça doit continuer, ça continuera. Si ça doit s'arrêter un jour, ça s'arrêtera. On verra bien, mais une chose est sûre, elle et les autres n'auront rien à me dire sur cette relation. Je reprends la parole pour lui assurer que ma loyauté va envers notre peuple, je suis un enfant de la Nuit, et même si je défends les intérêts de la Brigade ainsi que de plusieurs personnes, mon espèce passera toujours en priorité. Je soupire quand elle mentionne encore une fois cette rumeur, mais lui avouer que c'était effectivement vrai, qu'il y avait bien quelque chose entre Olympe et moi, ne serais pas judicieux. Non pas que je craigne quelque chose pour la sorcière, ni pour moi, c'est juste qu'elle n'a pas besoin de le savoir pour l'instant. De toute façon, ni Olympe, ni moi-même ne savons où cela nous mènera, donc bon, la question est réglé. " A t'entendre, on dirait que je suis le premier vampire qui aurait une relation inter-espèce..." Je ris et je reprends en posant les yeux sur elle. " Il y a une différence entre mon rôle ici et ma vie privée. Et même si c'était vrai, admettons qu'il se passe effectivement quelque chose entre nous, ne crois-tu pas que je suis capable de faire la part des choses ? " Je sais qu'Olympe n'aime pas spécialement mon espèce dans son cœur et peut-être à juste titre, j'en sais rien et je ne veux pas vraiment le savoir. Mais, en cas de conflit avec les miens, c'est moi qu'elle trouvera sur son chemin et Iduun ne sera certainement pas loin derrière. " Je pourrais être l'amant d'une fée si ça me chante que j'agirais de la même manière. Les intérêts des vampires passent bien avant les relations que je peux nouées." J'espère qu'elle a bien compris le message. Puis, elle se lève, dans un mouvement rapide et gracieux. Je la regarde et l'écoute, tiquant quelque peu quand elle avoue avoir compris que je semblais lui tenir rancune de quelque chose. C'était le cas et pas des moindres, mais ce n'était pas le moment, ni l'endroit pour en discuter. Et elle semblait du même avis que moi. Elle semble sincère et mon regard change légèrement, devenant moins dur, moins froid. " Peut-être, mais pas aujourd'hui." J'eus un regard surpris quand elle glissa une grande enveloppe vers moi. Je lève les yeux vers elle et fronce légèrement les sourcils, cherchant à savoir ce qu'elle voulait. J'entrepris de l'ouvrir et à l'intérieur un acte de propriété et la photo d'une vache. Je regarde les deux quelques secondes, puis un sourire se dessina sur mes lèvres. Je relève les yeux vers elle. " Je... Te remercie pour cette attention." Je savais que dans certaines cultures, offrir une vache ou des chèvres ou toute autre sorte d'animaux étaient bien vus. J'eus un sourire amusé, me rappelant d'un fait amusant. " Je viens justement de faire l'acquisition de terres en dehors de la ville. Elle y sera à son aise.." Parce que je ne me voyais pas garder une vache dans mon appartement. Le pire, c'est qu'Olympe vient de me débarrasser de mon chat et je me retrouve avec une vache.. J'imagine la tête qu'elle pourrait faire en tombant nez à nez avec l'animal. Je relève les yeux vers ma créatrice. " L'intention me touche beaucoup, merci." Et j'étais vraiment sincère.

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