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Contexte & cie » Même sur Die ac Nocte, nous possédons quelques règles, un univers bien précis à apprivoiser, à comprendre. Pour ce faire, cette partie a été faite pour vous. C’est ici que vous commencerez votre aventure, que vous trouverez de quoi comprendre le forum.
VOUS LES COPAINS, JE NE VOUS OUBLIERAI JAMAIS Paint it black... 2521561984
Après une jolie année, DAN ferme ses portes. Vous pouvez lire les petites explications et les petits mots du staff ici Paint it black... 3308333368

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Nate Gallagher

Nate Gallagher
J'ai débarqué à Rome le : 09/01/2019 , j’ai déjà envoyé : 272 textos, d’ailleurs, j’ai récolté : 0
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MessageSujet: Paint it black...   Paint it black... EmptyMar 15 Jan - 14:24

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Nate Gallagher & Nathan C. Lancaster

Ayant entamé son chemin au cœur de la plèbe crasseuses italienne, le manant au cœur pur s’est fait épier et piller. Voler par l’homme. Humanité qu’il s’est juré de protéger tant que ce semblant de vie factice coulait dans ses veines. Première Guerre Mondiale, victime. Deuxième Guerre Mondiale, témoin. Troisième Guerre Mondiale, jamais, il la tolèrera. Soldat passif d’une paix improbable, il prêchera à travers le monde et à qui veut bien l’entendre, qu’une tolérance est malgré tout possible. Le monde de la lumière et le monde de l’ombre jusqu’alors rien de plus que des voisins flirtant de temps en temps… Aujourd’hui, mariage honteux et bouleversant. Vérité mise à nue aux yeux des êtres de lumières. Créatures de l’ombre se dévoilant enfin en quête d’affirmation.

Chemin emprunté afin de sortir de son nid douillet, crasseux. Rien besoin de plus. Rien mérité de plus. Le vampire se contente du peu depuis des dizaines d’années. Il n’a pas peur du froid. De la faim. De la crasse. De la précarité. Abomination aux yeux des êtres de lumières, il ne se considère comme rien de plus. Repoussant et cherchant continuellement les limites de sa nature, dans l’infime espoir de sentir cette vie en lui. Comme la vie qu’il sentait autrefois, avant de devenir celui qu’il déteste aujourd’hui. Nostalgie. Sensation lointaine. Regrettée. Presque oubliée…

Vie troquée contre celle qu’on lui a imposée. L’amour incommensurable d’une Mère ayant dépassé les limites. Amour si fort et si profond, qu’elle transforma son enfant de substitution en véritable création emprunte de son égoïsme. Le monde n’enlèverait pas cet humain de ses serres. Non. Elle lui imposa une nature inexpliquée. Geste regrettable. Geste qui retournera son amour contre elle. Affection blessée, saignante, suintante de haine et de colère profonde. Le garçon, jamais ne lui pardonnera son geste d’amour. Humanité volée. Abomination contrait de vivre dans l’ombre de ce monde magnifique dans lequel il s’était fait. Rancœur. Conscience de la Mère, qui fit jouer ses relations afin de ne pas voir la nouvelle vie de son enfant, hotter. Vieille ami, vieille connaissance, peu importait au soldat. Il se vit associé à une patrouille nocturne de surveillance. Préservé du soleil et de front. La nature insufflée de force devint une véritable aberration ! Confié aux bons soins de Nathan Lancaster, qui se joua des règles pour rendre ce service quémandé par cette Mère. Même si la rage animait ses tripes, le jeune vampire ne pouvait empêcher le sentiment de la reconnaissance de naître en son âme fraichement damnée.

Depuis, l’histoire a suivi son cour. Le contact n’a jamais réellement été perdu entre ces deux êtres. Contacte pas nécessaire. Des nouvelles ont été silencieusement demandées par des voies intermédiaires… Contactes directes rares. Soit.

Aujourd’hui, bandit des bas quartier sait qu’il a une dette impayée envers l’avocat britannique. Vampire violemment pacifiste, a l’habitude des emmerdes. Mais il est tout aussi rancunier que reconnaissant. Il donnerait sa vie pour sauver celles de l’humanité. Il n’a pas peur de tuer. N’a pas peur des barreaux. N’a pas peur de se battre. N’a pas peur de mourir… Loyale envers une paix improbable et pourtant réelle dans un tout petit morceau du monde, l’honnêteté coule dans ses veines. Vampire à la dette impayée se rend chez cet ami de clan renié. Ponts coupés avec la Mère, elle n’eut des nouvelles de son enfant que par la voie du Guide. Nouvelles transmises alors à l’indépendant, partageant visiblement, quelques mêmes idées que celles du soldat.

Visite surprise de courtoisie programmée. Il marche dans les rues, se glissant telle une ombre sur les murs des bâtiments de la capitale.  La clope au bec, la dégaine peu attirante, le sociale se terre pour le laisser passer. Le soleil ne se fait plus une menace à cette heure. La fermeture du bureau de l’avocat est proche. Sur son chemin, il se fera piller par la race humaine. Folie !

Accros ponctuant son début de soirée, Nate impacte. Reçoit. Digère. Arrivé au bureau, il jette et écrase son mégot de cigarette sur le pavé humide et sombre. Bureau d’associés, l’accueille se fait via une secrétaire, sensible à l’apparence dérangeante du vampire. Il dénote avec la noblesse des lieux. Tâche d’huile de moteur sur un chemisier de soie pure. Nate s’en fiche. Il attendra que Nathan se libère pour le voir…
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Nathan C. Lancaster

Nathan C. Lancaster
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MessageSujet: Re: Paint it black...   Paint it black... EmptyLun 21 Jan - 15:09

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Nate et Nathan

Encore une nuit de dur labeur en perspective. Je n'aurais pas dû me trouver dans ce cabinet ce soir, mais à la Brigade, sauf que mon associé avait décidé de prendre quelques jours pile au moment où j'avais besoin de lui. Avais-je envie de le tuer ? Certainement. Le ferais-je ? Non, bien sûr que non. Je l'aime bien dans le fond. Mais, il aurait quand même pu attendre que tout le bordel autour de la mort du pape soit réglé. Après, ce n'est pas comme si j'ai vraiment envie d'être à la Brigade depuis quelques jours. Je n'avais pas envie de croiser la Grande Sorcière de Rome et je me disais que reprendre une activité "normale" ne me fera pas de mal. M'occuper de problèmes de gens normaux, voilà ce dont j'avais besoin. J'arrive à la tomber de la nuit et il ne reste que quelques clients, la secrétaire avait fait appel à un autre avocat en attendant que je puisse être disponible. Être un vampire à parfois du bon, mais j'avoue que certaines fois, la caresse du soleil sur ma peau me manque. Je me souvenais des longues heures de balades que je faisais avec ma femme, il y a plus de quatre cents ans, dans le Londres de l'époque.. Que de bons souvenirs. Je soupire et je souris à ma secrétaire en la rassurant d'un geste de la main. Le premier client passa la porte du bureau où j'avais posé mes affaires, j'avais au préalable demandé à Rosie de me faire parvenir les dossiers des clients encore présent, histoire que je sache de quoi il en retourne. Un divorce difficile, un héritage qui traîne un peu trop, des conflits entre deux entreprises. Du banal en somme. Du trop banal. Moi qui avais l'habitude de traiter sur des choses bien plus importantes, horribles et graves... Enfin, je suis avocat, ça fait partit du boulot, même si ce n'est pas réellement ma spécialisation, ni celle de mon associé. J'eus un léger sourire au coin des lèvres en pensant à lui. Ce petit con était un avocat véreux, je le savais parfaitement, même s'il ne me le disait pas ouvertement. Mais je devais bien admettre que le cabinet tournait bien et qu'on avait des clients réglos. Je gardais les créatures obscures pour moi, il gardait ceux issus de la mafia et on partageait le reste des gens. Un bon contrat en somme. Et les heures passèrent lentement au rythme des clients que je n'écoutais pas réellement. Je hochais la tête de temps à autre, marmonnait quelques trucs intelligibles, griffonnai sur mon carnet, mais rien de plus. Il était presque quatre heures du matin lorsque j'eus fini. La secrétaire qui était toujours la, toqua à ma porte et entra. Elle semblait quelque peu soucieuse. " Il reste quelqu'un, mais je ne sais pas si je dois le faire entrer ou pas." Je me redresse et pose les yeux sur elle et eut un sourire au coin des lèvres. " Pourquoi ?" Elle fit une légère grimace et je compris. Je me levais et passai devant la jeune femme sans rien dire et arrivai dans la salle d'attente. Mon regard se posa sur un homme que je n'eut pas trop de mal à reconnaître. Tiens donc, pour une surprise ! Je ne savais même pas qu'il était à Rome, mais il faut dire que je n'ai pas de ses nouvelles de son clan depuis un moment. Enfin, ancien-clan, puisque visiblement, il l'avait quitté. " Eh bien ! Pour une surprise ! " J'eus un sourire amusé en détaillant sa tenue qui dénotait complètement avec l'ambiance du lieu. Je me détournais et lui fit signe de me suivre, nous serons plus à l'aise pour parler et à l'abri des oreilles indiscrètes. Une fois dans mon bureau, je lui fis signe de s'asseoir s'il en avait envie, tandis que je me dirigeais vers la machine à café pour m'en faire un.  " Tu veux boire quelque chose ?" Mon regard se posa de nouveau sur lui. Il est des personnes comme ça, que l'on ne s'attends absolument pas à voir ressurgir d'un coup, comme ça. Oh, je savais ce qu'il devenait, vu que nous avions des connaissances en commun. J'ai été chef de clan et j'avais gardé des contacts avec d'autres vampires dans ma situation, bien que j'ai pris mes distances avec tout ça après la perte tragique des miens, suite à une attaque de chasseurs. Je reviens m'asseoir en face de lui, ma tasse de café entre les mains et je l'observais en silence. " Nate Callagher... Cela faisait un moment.." Je sais qu'il ne s'en sort pas trop mal, c'est un sacré débrouillard mine de rien. " Je ne savais même pas que tu étais en ville... Que puis-je faire pour toi ?" Sans doute s'quitter de la dette qu'il pense avoir envers moi ? Ou bien, il a des ennuis ? Quoi qu'il en soit, il était là donc c'est qu'il avait besoin de quelque chose. Ou même de discuter. Je pose ma tasse de café et m'installe dans mon fauteuil, les yeux posé sur les documents en face de moi. " Comment se porte notre grande amie, d'ailleurs ?" Il savait que je parlais de sa mère, celle qui avait fait de lui ce qu'il était devenu. Et je voyais bien qu'il prenait sa nature toujours aussi mal. Comme moi à une époque. C'est un point que nous avons sans doute en commun. J'en veux encore aujourd'hui, à Iduun de ne pas m'avoir laissé mourir aux côtés de ma femme. Et lui en voulait à la sienne, même si les raisons étaient quelque peu différentes. C'est sans doute pour ça que je n'ai jamais transformé qui que ce soit.

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Nate Gallagher

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MessageSujet: Re: Paint it black...   Paint it black... EmptyMar 22 Jan - 15:55

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Nate Gallagher & Nathan C. Lancaster

Mots résonnant jusqu’aux oreilles du vampire. Doute s’éprenant de la secrétaire rencontrée plus tôt. Regard inquisiteur, n’ayant pas caché son jugement quant à sa tenue vestimentaire… Nate s’en fout. Royalement. Jubilation intérieur parfois, que de provoquer la bienséance de ses interlocuteurs, en un seul mot ou un seul regard. Défi tantôt personnel que de perturber. Amusement éphémère. Pensées furtives se replongeant dans l’expérience précédente, se voyaient rapidement perturbées par l’arrivée de Nathan qui vint chercher son perturbateur dans la salle d’attente. « Eh bien ! Pour une surprise ! » Lui lança-t-il. Nate le regarda, le sourire amusé étirant ses traits. Il était certain qu’il n’était pas attendu. L’effet de surprise était trop facile. Un signe de la part de l’avocat parfaitement propre sur lui, invita le renegade à le suivre dans son bureau. Le blondinet ne se fit pas prier et le suivi. Passant devant la secrétaire, il afficha ce sourire satisfait et provocateur, comme si elle ne s’attendait pas à ce que son boss soit intime avec ce genre de vermine… !

L’invitant à s’assoir, il ajouta à son attention : « Tu veux boire quelque chose ? » Nate, d’une geste affirmatif de la tête, accepta volontiers la même boisson que son hôte : « Ouais j’veux bien la même chose que toi, merci. » Une fois servis, l’homme de loi s’installa en face du fantôme ressurgissant du passé. Certes, ils avaient eu des nouvelles l’un de l’autre, par le biais de connaissances communes. Néanmoins, une visite de courtoisie, motivée par des intentions de dettes impayées, commençait à se faire obligatoire dans l’âme et conscience de cette carcasse encore quelque peu courbaturée… « Nate Callagher... Cela faisait un moment.. Je ne savais même pas que tu étais en ville... Que puis-je faire pour toi ? Comment se porte notre grande amie, d'ailleurs ? » Commença-t-il par dire. Nate, affalé dans le fauteuil réservé aux clients du maître Lancaster, avala sa gorgée de café… Le regard baissé vers le contenu de sa petite tasse, Nathan savait très bien qu’il n’aimait pas parler d’elle. Souvenirs plutôt négatifs associés à cette personne, il avait le cœur lourd en pensant à cette femme de noblesse, aillant agit égoïstement. Révélant de force aux yeux de son enfant de substitution, la réalité du monde obscure et de ses créatures aux airs de violence.

Arquant les sourcils et haussant les épaules, il regagne le regard de son vis-à-vis avant de lui rétorquer :

« J’en sais rien, j’ai pas d’nouvelle d’elle ou d’ses sbires… »

Réponse tintée d’une franchisse qui ne cachait aucune les sensations ressenties vis-à-vis de cette Mère dont il ne voulait plus entendre parler. Ses enfants – tout aussi innocents et inconnus soient-ils – étaient même relayé au vulgaire rang de ‘sbires’. Qualificatif plutôt dur pour des vampires qu’il ne connait pas et dont il n’avait même pas pris la peine de faire leur connaissance… Non. Nature vampirique profondément détestée et rejetée. Pourquoi s’inquièterait-il d’eux ?! Mots et ton trahissant même de son désintérêt le plus total. Même si Nathan avait été en mesure de lui donner des nouvelles, il ne cherchait pas à en avoir. Il ne cherchait vraiment pas à savoir, même si dans son for intérieur, dans ses tripes dorment les graines du remord. Parce que l’amour avait été là. L’amour maternel avait été sincère. Il le savait. Il l’a toujours su. Il l’aimait tant… Amour transformé en haine et en rancœur en même temps que son humanité… Quelle folie de lui avoir évité une mort humaine pour une vie vampirique !

Les tasses de café italien, sont ignoblement petites. Trop petites. Nate était incapable de déguster ou de reconnaître la qualité d’un bon et véritable café. C’est pourquoi, sa deuxième gorgée vida sa tasse qu’il posa soigneusement sur le bureau de son hôte. Geste qui l’amena alors à sa réplique suivante :

« D’ailleurs, en parlant d’ça, j’suis v’nu te voir pour c’que tu sais… Commença-t-il, tintant petit à petit ses mots d’un sérieux qui ne lui sied guère. Malaise évident prenant peu à peu le dessus, faisant foi du poids de sa redevabilité. J’viens d’débarquer et… Détournement instinctif du regard, comme si la vérité était dure à regarder. … Mec, j’sais que j’t’en dois une alors… Regards regagnés, preuve de sincérité si j’peux t’être utile pour un ou l’autre truc, voilà. J’suis là. »

Finit-il par dire. La réalité fut difficile à dégueuler. Mais il est honnête et reconnaissant. Même pour un service dont il n’a été que le pantin.
Il se garda bien de donner les détails de sa présence ici. Pourquoi était-il là ? Qu’avait-il fait ? Que faisait-il ? Si Nathan était suffisamment éveillé, il se doutait que la présence de Nate était également synonyme de prochains problèmes… Car même s’il se tient souvent à carreaux, le petit soldat de l’ombre, à cette fâcheuse tendance à attirer la merde dans un rayon d’une bonne centaine de kilomètre. Débrouillard, certes, les choses ont changées depuis sa vie d’ombre vampirique dans le monde humain. Il allait devoir s’adapter et changer sa façon de vivre ici. Nathan savait que cette société n’allait pas être gentille envers ce petit être de paix fraichement débarqué…

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Nathan C. Lancaster

Nathan C. Lancaster
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MessageSujet: Re: Paint it black...   Paint it black... EmptyDim 3 Fév - 17:26

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Nate et Nathan

La surprise était de taille, parce que je ne m'attendais vraiment pas à sa visite, mais une fois la surprise passée, et ce fut rapide, je lui fis signe de bien vouloir me suivre dans mon bureau. Il est vrai que ma secrétaire avait eu raison de douter, mais qu'importe, je le connais. Depuis un long moment. Malgré son jeune âge, je dois bien dire qu'il a un avenir assez prometteur devant lui, du moins s'il s'entourait de bonnes personnes. Et les bonnes personnes sont difficiles à trouver et encore plus difficiles à garder, j'en ai fait l'expérience plus d'une fois, malheureusement. Ma vie est plus longue que la sienne, mais je ne lui souhaite pas de passer par les épreuves que j'ai eues. Une fois dans le bureau, je lui demande s'il veut boire quelque chose, me faisant un café. Une vrai drogue cette boisson, je pourrais en boire des litres par jour. Mais la caféine n'a pas le moindre effet sur moi et je ne sais pas si c'est à cause de ma condition vampirique ou si c'est seulement dû au fait que mon corps s'y était habitué. Je hoche la tête à sa réponse et lui pose une tasse de café devant lui quelques secondes plus tard. Je pris place en face de lui. Lui faisant partager ma surprise de le voir en ville dans un premier temps. Mais, Rome est une grande ville et le coeur des évènements actuels et à venir. De tout temps, Rome attirait par sa beauté, son histoire, ses manigances et moi j'étais au milieu de tout cela et bien plus encore. Mêler à ses histoires malgré moi, m'entourant de personnes de confiances, qui aimaient un peu trop la politique. Enfin c'était le cas pour l'une d'entre elle, à non deux. Olympe et Iduun. Je secoue légèrement la tête et chasse les deux blondes de mon esprit pour me concentrer sur lui. Je lui demandais par ailleurs s'il avait des nouvelles de sa propre créatrice, sachant plus au moins à l'avance sa réponse. Je savais qu'il n'aimait pas parler d'elle, qu'il ne lui avait jamais pardonné ce geste égoïste de le transformer. Cela nous fait un point en commun, même si entre Iduun et moi-même, les choses s'amélioraient petit à petit. Mais, dans son cas, je me doutais que ça serait beaucoup plus compliqué. Je le regarde attentivement alors qu'il fixe la tasse qu'il a entre les mains, cherchant sans doute ce qu'il allait me répondre. Dans tous les cas, rien de ce qu'il dira sur elle ne me choquera. Je n'avais fait que l'aider, aidant un jeune vampire comme je l'ai été à ne pas se faire tuer, ni griller au soleil, ni prendre le moindre risque durant cette guerre. Un service, et maintenant, c'est lui qui m'étais redevable, alors que ça aurait dû être elle, j'imagine. Qu'importe. Je souris légèrement à sa réponse. " Pas de nouvelles, bonnes nouvelles comme on dit." Même si dans son cas, je ne suis pas convaincu que ce soit le cas. Sbires, ce mot avait quelque chose de dédaigneux et vu le ton sur lequel il venait de le dire, je ne devais pas être loin de la vérité. À savoir qu'une réconciliation entre eux était impossible. Surtout, si elle ne faisait pas l'effort de venir le voir elle-même. Je suppose que je devrais lui faire savoir qu'il est à Rome et que je garde un œil sur lui et que c'est elle, qui me sera redevable la prochaine fois. Et je me ferais un malin plaisir de lui rappeler ce fait ultérieurement. Je quitte mes pensées quand il se redressa posant la tasse vide sur mon bureau. D'une main distraite, je tournais toujours la cuillère à moka dans la tasse. Il reprit la parole et je fus un peu frappé par le sérieux de ses propos, sachant parfaitement à quoi, il faisait allusion. Il semblait tour à tour mal à l'aise avec cette idée et désireux que ce soit chose faite. Or, pour l'instant, je n'avais nullement besoin de ses services, gérant très bien mes affaires et le reste à côté. Du moins, j'aime à penser que c'est le cas. Mon regard reste ancré dans le sien de longues secondes, avant qu'un léger sourire s'affiche sur mes lèvres. " Je sais, mais à la base, ce n'est pas toi qui est sensé m'être redevable, j'espère que tu le sais." Mais la Mère n'est redevable de personne, il faut croire. Je pousse un léger soupir avant de reprendre. " Je n'ai pas besoin de tes services pour le moment. Je ne suis qu'un simple avocat et celui de la Brigade." Sourire mi-amusé, mi-ironique et je reprends. " Mais, si jamais je saurais où te trouver, compte la dessus." Je porte la tasse de café qui est tiède à mes lèvres pour en boire une gorgée. Il est vrai que cette tasse est ridiculement petite, il faudrait que je pense à en réclamer des plus grandes. Passons. Mon regard se porte de nouveau sur lui. Il fait tâche dans ce bureau si bien rangé, mais je n'y porte aucune attention. Je l'aime bien, ce jeune vampire et je n'ai pas envie qu'il lui arrive quoi que ce soit. Une petite moue et je reprends. " Tu dors où en ce moment ? Tu as de quoi survivre dans cette ville ? " Même si je savais qu'il traînait dans les bas-fonds de Rome, ce qui lui correspondait assez bien, il me semble. Je sais aussi qu'il a quelques addictions, mais ce n'est pas mon problème. Je repris un air sérieux avant d'ajouter. " Fais attention à toi, Rome n'est pas une ville sûre et encore moins ces derniers temps. Ne t'attire pas d'ennuis et si jamais ça arrive, appel-moi directement. Je t'aime bien, t'es trop jeune pour mourir. Et notre amie commune, ne me le pardonnerais jamais." Je lui tends un morceau de papier où j'avais griffonné mon numéro de téléphone. " Je n'ai aucune doute sur ta capacité de t'en sortir, mais sait-on jamais. Oh et évidemment ce n'est que de l'entre-aide, tu ne m'es redevable de rien." Vaux mieux préciser.

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Nate Gallagher

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MessageSujet: Re: Paint it black...   Paint it black... EmptyMer 6 Fév - 15:52

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Nate Gallagher & Nathan C. Lancaster

Aveux acide inspirant un demi-sourire chez celui qui écoute. « Pas de nouvelles, bonnes nouvelles comme on dit. » Réplique chantée qui vint étirer les lèvres du plus jeune vampire, dans un sourire en coin, à peine perceptible. Ses mains à présent inoccupées, viennent trouver distraction dans l’entrelacement incessant de ses doigts. Geste témoignant clairement du malaise occasionné par la pression de cette vérité, enfin dégueulée des tripes de l’impie. Mais Nathan, il a autre vision de la chose… « Je sais, mais à la base, ce n'est pas toi qui est sensé m'être redevable, j'espère que tu le sais. » Il pousse un léger soupire, alors qu’il gagne le regard et l’attention de Nate. « Je n'ai pas besoin de tes services pour le moment. Je ne suis qu'un simple avocat et celui de la Brigade. » L’amusement et l’ironie s’accouplent dans ses mots et son sourire. Le jeune maudit, même touché par les mots de son hôte, resta neutre, continuant de l’écouter attentivement. « Mais, si jamais je saurais où te trouver, compte la dessus. » Il boit une gorgée, alors que Nate lâche un rictus, dénouant sa nuque de la pression ressentie. Bien sûr qu’il savait où le trouver ! Ce gars à des ressources insoupçonnées. N’être qu’avocat est une bien belle et bien pauvre image cachant le potentiel de ce monstre ! Même si le jeune vampire n’était pas d’accord avec ses propos, il se tû dans un premier temps. Pour lui, il était complètement indépendant de sa Mère. Il ne voulait plus rien avoir affaire avec elle. Ainsi, payer sa dette directement à Nathan, constituait une forme d’indépendance. Inconsciemment, il se sentait redevable même si le service fut émis par une toute autre origine. Rendre la pareille sans prendre en compte ce facteur Mère, nourrissait son indépendance vis-à-vis d’elle. Faire comme si elle n’avait plus aucun pouvoir sur lui… Comme s’il ne lui devait plus rien…

« Tu dors où en ce moment ? Tu as de quoi survivre dans cette ville ? » Lui demanda-t-il avec une petite moue qui ne manqua pas d’échapper à l’attention du blond. « Fais attention à toi, Rome n'est pas une ville sûre et encore moins ces derniers temps. Ne t'attire pas d'ennuis et si jamais ça arrive, appel-moi directement. Je t'aime bien, t'es trop jeune pour mourir. Et notre amie commune, ne me le pardonnerais jamais. » Le jeune rigole légèrement aux propos de son aîné. Trop tard pour ça… ! Rome n’est définitivement pas une ville sur, ça, il en a eu la démonstration en arrivant ici… ! Et non pas par une créature obscure, non. Par un humain révolté, voleur professionnel ! Le comble ! Mais soit… Rire de reconnaissance également. Il attrapa le morceau de papier sans attendre et sans se faire prier. ‘Leur amie commune’ serait capable de faire brûler le monde entier si jamais il arrivait un malheur à Nate… Tous les deux le savaient. « Je n'ai aucune doute sur ta capacité de t'en sortir, mais sait-on jamais. Oh et évidemment ce n'est que de l'entre-aide, tu ne m'es redevable de rien. » Finit-il par dire à son invité. Le sourire amusé étirant les lippes, la tête sur le côté, le bout de papier entre son index et son majeur lui faisant caresser l’air, il lui répondit reconnaissant :

- « Merci mec… J’apprécie l’geste ! Dit-il. Puis, inspirant, il s’exprima en se redressant quelque peu de sa chaise, penché un peu en avant : T’sais… même si tu jurais sur la tête de la personne la plus précieuse à tes yeux, que je n’te suis redevable en rien, te rendre service permettrait de soulager ma conscience et d’m’émanciper complètement de cette amie communeTermes à nouveau réprobateurs concernant sa Mère qui elle, n’avait pas encore payé sa dette. Il espérait qu’à travers ses mots, Nathan comprenne le sentiment et la position de son obligé. Puis, se rappuyant sur son dossier, il ajouta l’air un peu distrait, le regard glissant dans le vide et sur le mobilier de bureau : Tu l’as dit, j’sais m’débrouiller et… et on a toujours besoin d’un homme de main pour faire de la salle besogne à gauche ou à droite alors… si mes mimines peuvent t’être utiles, tu sais où m’trouver ! Son regard revint sur le visage de son hôte. Le visage de l’imprudent, se fait amusé par ses propres mots. Il n’a jamais eu peur de se foutre dans la merde et ça, toutes ses connaissances le savent. Bien qu’il traine dans la crasse des bas-fonds, il fallait tout de même lui reconnaitre une adaptabilité certaine, ainsi qu’un moyen a toujours s’en sortir. Même si ça pouvait prêter à confusion, Nate ne sous-entendait nullement que Nathan trempe dans des affaires douteuses… Néanmoins, s’il avait besoin d’un kamikaze un jour, Nate serait se montrer le pantin idéal ! J’espère que t’as conscience qu’en m’donnant ton numéro, il y a de forte chance que ton chiffre d’affaire explose n’est-ce pas ? »

Finit-il sa réplique, d’un air un peu défiant et amusé, glissant le précieux numéro de téléphone dans sa poche intérieur. Les deux créatures savaient parfaitement qu’il était un aimant à problèmes, même s’il ne les cherchait pas ! Question rhétorique qui lui permettait de dévier quelque peu vers un brin d’humour, histoire d’alléger sa conscience.

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MessageSujet: Re: Paint it black...   Paint it black... EmptyLun 4 Mar - 14:58

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Nate et Nathan

Cette vérité, celle que je venais d'émettre n'en était que plus vraie et je me désolais que ce soit à lui de payer pour elle, mais... Je pouvais aisément comprendre qu'il veuille s'en acquitter sans tarder. Pour ne plus être redevable envers personne. Bien, sauf que présentement, je n'avais nullement besoin de ses services. Mais je crois bien que je pourrais avoir besoin de lui pour certaines petites choses disons... Pas très orthodoxes. Pour le reste, je peux m'en occuper moi-même. J'ai le bras assez long, mais je ne m'en sers que rarement, je n'aime pas tellement me servir de mes relations pour arriver à mes fins, contrairement à mon associé, ce qui commence à me poser quelques petits soucis d'ailleurs. Puis, je lui demandais s'il avait un endroit ou dormir. Rome était une belle grande ville, mais, ses bas-fonds ne sont pas des plus fréquentables, j'en sais quelque chose pour y traîner de temps à autre. Je me sens concerné par le sort de ce jeune vampire, pas seulement à cause de cette dette qui nous lie, mais de façon plus générale. Je crois que je me suis pris d'affection pour lui, je l'apprécie pour ce qu'il est, pas pour ce qu'on lui demande d'être. Et nous sommes tous les deux des vampires sans qu'on l'a demandé ou chercher et nous en voulons tous les deux à nos créatrices respectives à ce sujet. Bien qu'avec Iduun, les choses commencent à aller un peu mieux. Chose qui ne sera jamais de son côté et je peux le comprendre. La Mère a légèrement tendance à agir que pour son propre compte et pas pour le bien commun. Enfin, c'est un peu tard pour ça. J'ajoute que cette ville est dangereuse, mais il doit déjà le savoir, j'imagine, il n'est pas né de la dernière pluie. Rome est le centre de tout depuis quelques années. Un sacré trou à emmerdes. Je me demande encore ce qui m'a poussé à y foutre les pieds. Je savais parfaitement ce que je risquais en lui donnant ma carte, mais je préférais avoir une double dose de taf à lui sauver les miches plutôt que de ne rien savoir et apprendre qu'il lui est arrivé quelques chose et en payer les conséquences. Sa créatrice ne le laisserait jamais passée, et m'en tiendra en partit responsable si jamais le pire devait arriver. Je ne suis pas idiot, je préfère prendre les devants. Il la prend et joue avec quelques secondes après m'avoir remercié. Je relevais les yeux vers lui lorsqu'il reprit la parole. " Si par chance tu vis aussi longtemps que moi, tu te rendra compte que les gens à qui tu tiens réellement ne sont pas nombreux, ou déjà morts." J'eu une pensée pour ma femme, mon fils morts depuis plusieurs siècles. Je tiens à des gens, mais il n'y a pas une personne plus précieuse que les autres. Pas dans l'immédiat, pas avec tout ce qui se trame ces temps-ci. Aimer fait mal, et je ne sais même plus si j'en suis encore capable. " Cela dis, je comprends ton désir de t'affranchir de cette dette. Disons que si je te sauve les fesses une fois ou deux on sera quitte." J'eus un sourire amusé sur les lèvres et gardai le silence quelques secondes. J'écoutais ce qu'il me disait et l'observais du même temps. Il avait raison, je serais sans aucun doute amener à faire des choses que je n'aurais sans doute pas envie de faire ou de faire moi-même. Après tout, je suis un avocat et je bosse pour la Brigade, il serait idiot de perdre cette place qui m'apporte une protection plus que suffisante contre les chasseurs de monstres en ville. Je n'en ai croisé qu'une poignée et je suis soulagé de pouvoir encore compter sur mes réflexes et le combat au corps-à-corps. Il faut savoir survivre, surtout quand on a aucun clan, comme c'est mon cas et le sien aussi. " Je sais de quoi tu es capable et je ne m'en fais pas trop pour ce qui est de la débrouille. Mais, je sais que cette ville est dangereuse à plus d'un égart soit vraiment prudent Nate." Puis j'ajoute avec un léger sourire ironique. " Je trouverais dommage le fait que tu crèves avant que tu ne sois libre, n'est-ce pas ?" Puis j'eus un rire amusé à sa réponse. Bien sûr que je le sais, je le connais. Mais je savais aussi qu'il n'hésiterait pas à l'utiliser et je n'en attendais pas moins de sa part. " Bien le cabinet s'en portera merveilleusement bien ! " Ironie, mais avec un fond de vérité. Et je suis certain que mon associé l'apprécierait beaucoup. Parce que lui aussi traîne dans les bas-fonds, dans les trucs louches et dangereux. Mais là n'est pas la question.

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Nate Gallagher

Nate Gallagher
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MessageSujet: Re: Paint it black...   Paint it black... EmptySam 13 Avr - 14:21

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Nate Gallagher & Nathan C. Lancaster

Les mots du vampire poignardent le palpitant du soldat… « Si par chance tu vis aussi longtemps que moi, tu te rendras compte que les gens à qui tu tiens réellement ne sont pas nombreux, ou déjà morts. » Dit-il à son attention. Le regard de Nate se voit voiler. Il ne peut cacher ses émotions profondes. Comme un gosse. Un enfant qui n’aurait toujours pas grandit, l’une des seules qualités de l’impure, c’est d’être vrai. Tu n’crois pas si bien dire mec… Sans doute n’avait-il pas été mis au courant de l’histoire du ‘jeune’ vampire en face de lui. Sans doute n’avait-il pas été renseigné sur la vie post-guerre de celui qu’il aura sauvé indirectement. Femme laissée et abandonnée dans les affres du temps. Au retour du front, à la victoire des alliés, il n’aura jamais su trouver le courage de la confronter. Il n’aura jamais trouvé le courage de lui imposer sa nature, préférant la préserver du danger qu’il représente à présent… Elle et son enfant. Comme un lâche, il les aura abandonnés pour mieux leur propre survie. Ironie du sort quand on y réfléchit… ! Il aurait mieux fait de trouver réellement la mort à la guerre, plutôt que de revenir et se faire passer pour tel afin de mieux les observer de loin. Comme s’il vivait sa vie humaine par procuration. Souvenirs détestables qui empoisonnent son esprit. Il n’aura pas supporté de les regarder le pleurer, qu’il s’en est allé. Fuite accablante qui lui permettra une troisième renaissance…

Il ajoute ensuite : « Cela dit, je comprends ton désir de t'affranchir de cette dette. Disons que si je te sauve les fesses une fois ou deux on sera quitte. » Rictus déclenché chez le soldat. Nathan sourit également, démontrant l’amusement de ses propos. « Je sais de quoi tu es capable et je ne m'en fais pas trop pour ce qui est de la débrouille. Mais, je sais que cette ville est dangereuse à plus d'un égare soit vraiment prudent Nate. Je trouverais dommage le fait que tu crèves avant que tu ne sois libre, n'est-ce pas ? » L’avocat connaissait parfaitement le potentiel de son invité surprise. Son nouvel obligé. Mais il connait mieux cette ville que lui et ça, Nate est obligé de le reconnaitre. Sans doute… Mais avaient-ils seulement les mêmes connaissances ? Les mêmes relations ? Une autre qualité du risible était qu’il savait parfaitement s’introduire dans la plèbe des bas-quartiers. Parce qu’il y a toujours vécu et qu’il n’y pas meilleur environnement pour tisser des liens sincères, véridiques et tout aussi dangereux. C’est dans cette ombre qu’il s’épanouit. C’est dans cette fange qu’il protège et soulève les âmes en perdition. C’est dans cette turpitude qu’il est le plus efficace et le plus actif. C’est dans ces vices qu’il se sent utile. Honteusement, c’est cette dépravation et cette indécence qui le rendent vivant… Paradoxe moral. Il acquiesce à son conseil. Oui, il sera prudent. Comme à chaque fois, là où il va… Nouvel acquiescement au sourire amusé et touché lorsqu’il ajoute qu’il trouverait ça dommage de le voir perdre la vie avant d’être lire… Si seulement il savait… Myocarde esseulé au psychisme torturé. Il s’est fait la promesse de donner sa vie afin de protéger celles des humains. C’est dans la mort qu’il trouvera son salut, sa liberté ! Promesse silencieuse d’une loyauté infaillible. Il s’est promis de ne jamais nuire aux êtres humains. De ne jamais nuire aux êtres vivants quels qu’ils soient. Être obscure qui paradoxalement, n’aura jamais ôté la vie à qui que ce soit.. ou en tout cas, pas directement ou pas volontairement.

L’avocat rétorque alors que son cabinet s’en portera que mieux si Nate avait des ennuis et qu’il ferait appel à lui… Conscience enfin allégée, numéro précieusement glissé au creux de sa veste, Nate se redressa dans l’intention de se lever.

- « Mec, merci pour tout… » Sa voix était teintée d’une sincérité désarmante. Son visage affichait les traits d’un gamin rassuré, bien que l’entente entre les deux, laisse quelque peu le jeune sur sa faim. Il était venu chercher le moyen de s’acquitter de sa dette, le voilà repartant avec une promesse défiant ses convictions. Il n’avait pas trouvé un commanditaire, mais un allié. Il lui faudrait un temps certain avant d’assimiler ce nouveau statut.

Se levant face à Nathan, il ajouta : - « Promis, j’serai prudent. T’auras pas à t’plaindre d’moi… Et… Et si t’as vraiment b’soin d’quelqu’un, n’hésite pas, okey ? » Finit-il par ajouter, sur le départ.

(c) kss





I could burn to save them
il est de ceux qui se battent pour sauver l'humanité. protecteur de l'ombre. humanité le blâmant pour la bêtise de toute une race. Loyauté stupide.


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Nathan C. Lancaster

Nathan C. Lancaster
J'ai débarqué à Rome le : 25/10/2018 , j’ai déjà envoyé : 375 textos, d’ailleurs, j’ai récolté : 249
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MessageSujet: Re: Paint it black...   Paint it black... EmptyMer 1 Mai - 10:16

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Nate et Nathan

Son regard se voile et je comprends que j'ai mis des mots sur quelque chose qui lui était sensible. Je crois me souvenir qu'il avait une famille, mais je n'en suis plus certain et je ne suis pas le mieux placé pour lui poser la question. Quand on devient des créatures vampiriques, nous perdons de grosses parties de nous-même. La nuit où j'ai été transformé, je n'ai pas seulement perdu ma femme, mais j'ai perdu le reste de ma famille, mon rang et tout ce qui faisait que j'étais humain. Et ça me manque par moment. Mais on s'y fait et on continue d'avancer, espérant trouver un sens louable à l'éternité qui s'offre à nous sans vraiment y parvenir, dans la plupart des cas. Même moi, je n'arrive pas à oublier, ni à pardonner à ma créatrice. Pourquoi moi plus que ma femme ? Sans doute parce qu'elle était morte au moment où Iduun est arrivée, mais je me refusais encore à le comprendre. Aujourd'hui, j'en suis là, je ne sais pas si j'ai trouvé un but louable, mais c'est satisfaisant pour l'instant. Et puis avec l'agitation qui règne en ville, rien ne dit que je vais y survivre non plus, bien que j'aimerais éviter d'y rester pour de multiples raisons. Puis, sur un ton un peu plus léger, je lui recommande de faire attention à lui. Je sais parfaitement qu'il trouvera sa place dans cette ville et plus particulièrement dans les bas-fonds de Rome. Chose que je serais bien incapable de faire. Cela n'a rien à voir avec le rang que j'avais quand j'étais encore un humain et que je fréquentais assidûment la cours du roi d'Angleterre... J'avais eu ma part de débauche dans les quartiers les plus lugubres de Londres, mais ça, c'est un autre sujet. Je sais parfaitement que nous n'avons pas exactement les mêmes relations à Rome. Je suis un avocat de la Brigade Nocturne, je suis le premier-né de la leader vampire, je suis l'amant de la Grande Sorcière de Rome et j'ai une solide réputation désormais. Mais cela n'empêche que j'aie un élan d'affection pour ce jeune vampire et que je m'inquiète de son sort, même si au fond, je sais que je m'en fais pour rien. Le fait qu'il sache que je suis là s'il a besoin de quoi que ce soit est plus pour me rassurer qu'autre chose. Parce que s'il devait lui arrivé quelque chose, à coup sûr, c'est moi qui vais devoir payé les pots cassés. Il se redresse avec l'intention de partir et je ne l'empêche pas de le faire. J'accompagne son geste et me lève également. Il semble sincère quand il me remercie et je n'en demande pas plus. Il saura où me trouver au cas-où et l'inverse était vrai également. Je savais que je pouvais compter sur lui. " Je t'en prie, tu sais où me trouver si tu as besoin de quoi que ce soit. Hésites surtout pas." Il ajouta qu'il sera prudent et que je n'aurais pas à me plaindre de lui. J'eus un sourire et lui tends la main pour qu'il la serre. " Je sais bien, ne t'inquiète pas va !" Il est jeune et je connais ses vices également. Je sais que c'est sans doute ça qui va lui attiré des ennuis dans cette ville. Je garderais un œil sur lui, non pas parce qu'on me l'a explicitement demandé, non, juste parce que je l'aime bien ce vampire et qu'il ne méritait pas non plus de devenir un vampire. Parfois, les gens agissent comme de pures égoïstes et c'est à nous de vivre avec ce fait ensuite. " A bientôt Nate.' Je souris une fois de plus et le laisse partir. Je soupire et me rassois. Je suis plutôt content qu'il soit venu me voir directement, mais je savais aussi que les choses vraiment sérieuses allaient maintenant commencer. Rome est dangereuse, et même s'il a l'habitude de vivre près du danger, je crois qu'il sous-estime ce qui se passe en ville. Enfin, seul le temps nous dira comment il se débrouille et je crois que je ne m'en fais pas trop de ce côté-là.

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