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Contexte & cie » Même sur Die ac Nocte, nous possédons quelques règles, un univers bien précis à apprivoiser, à comprendre. Pour ce faire, cette partie a été faite pour vous. C’est ici que vous commencerez votre aventure, que vous trouverez de quoi comprendre le forum.
VOUS LES COPAINS, JE NE VOUS OUBLIERAI JAMAIS Old ways... 2521561984
Après une jolie année, DAN ferme ses portes. Vous pouvez lire les petites explications et les petits mots du staff ici Old ways... 3308333368

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 Old ways...

         

Nate Gallagher

Nate Gallagher
J'ai débarqué à Rome le : 09/01/2019 , j’ai déjà envoyé : 272 textos, d’ailleurs, j’ai récolté : 0
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MessageSujet: Old ways...   Old ways... EmptyJeu 17 Jan - 16:57

Old ways
Nate Gallagher & Idunn A. Varangr

Derrière les barreaux, il tourne en rond tel le lion dans une cage. Les doigts meurtris et ensanglantés perdus entre ses mèches de cheveux blonds, il rage. Shoote dans la grille, hurle son mécontentement. L’arcade ouverte, quelques griffures venant décorer ses joues et la lèvre quelque peu enflée, la résignation vient s’éprendre du prisonnier. Assis par terre, dos au mur, les coudes posés sur les genoux, la tête cachée dans ses avant-bras… Les gardes auront enfin su lui faire entendre raison, lui demandant de se calmer et soulignant l’inutilité de ses protestations. Cellule sombre. Environnement silencieux. Odeur aseptisé. Esprit torturé… Instant de choix pour repenser aux actes qui les auront amenés ici, dans une cellule de la Brigade Nocturne…

✦✦✦

Rencontre du passé, ayant été sauvegardée dans l’esprit du vampire. Rencontre humaine dont il avait sauvegardé la vie des mains d’un douteux trafic… Plèbe crasseuse ayant attiré les foudres du jeune vampire. Certes, étant attiré par la violence, il ne faisait clairement pas le poids à l’époque. Clan de vampires inhumains, se complaisant dans l’atteinte aux droits de l’Homme, enfreignant les lois régissantes le monde obscure. Trafiquant les organes d’humains encore vivants. Se délectant dans le pompage de leur sang, en pleine conscience. Tyrans. Tortionnaires. Nate était tombé sur eux sans même les chercher. Ayant sauvé une vie humaine de ces serres, Nate ne pouvait se résoudre à les laisser poursuivre leur misérable occupation. Ils n’étaient que trois, certes. Il aurait voulu rendre justice lui-même. C’était sans compter la dénonciation anonyme aux néphilims locaux qui ont pris les choses en main et proprement. Incident effacé des souvenirs humains, afin qu’il puisse vivre sa vie, sans traumatisme. Vie humaine qui, aujourd’hui, fut emportée par cette épidémie de malheur… Attachement endeuillé, souvenirs toujours aussi propres dans l’esprit de l’abomination faisant son retour dans la Ville Sainte.

Aujourd’hui, la chanson avait adopté un tout autre air. Créatures obscures étant révélées aux yeux de cette humanité protégée,  d’autres règles et d’autres lois régissent l’entente entre le monde de la nuit et celui du jour. Existence révélée, pas pour autant respectueuse de la race humaine… ! Trio de vampires damnés retrouvé. Balade nocturne et régulière afin de purger son esprit des idées tourmentant son mental, le Soldat de la Paix ne mis pas longtemps avant de passer à l’action à la vue de ces traitres, tentant d’abuser de la vie humaine. Encore une fois. Hier, retenu par sa sagesse, aujourd’hui, possédé par son animosité. Apparence trompeuses. Vision tronquée par sa haine de la nuit. Vampire voyant le mal alors qu’il n’était pas encore fait. Trio reconnu ayant accosté et coincé une jeune humaine, le sang de Nate ne fit qu’un tour. Sortant les mains de ses poches, jetant son mégot de cigarette, il plongea sur ce trio infernal. Fonceur. Déferlant une pluie de coup de poing sur sa première victime, les deux autres vinrent à sa rescousse, laissant échapper leur proie. « Cours ! » fut l’ordre déclencheur de sa course. Fuite prise. Mission réussie. Les trois suceurs de sang s’acharnent sur Nate. La Brigade Nocturne intervint quelques instants plus tard, alerté par le voisinage. Elle doit user de la force pour séparer les protagonistes. Le soldat est plus amoché que ses antagonistes. Mais il s’en fout. Tous les quatre sont emmenés.

Nate essaye de se débattre des pattes de ces représentants de la justice. En vain. Balancé dans une cellule, pendant que les trois autres font une déposition… La justice ne sera pas du côté de Nate. Aucune preuve, aucun témoin, aucune victime. Attaque délibérée. Attaque soumise à une pression et une torture psychique… Tant pis. Ce n’est pas la première fois qu’il se retrouve dans la merde. Ce ne sera certainement pas la dernière… Identité prise et gardée, Nate passera certainement la nuit dans cette cage, refoulant acte absolument pas regretté… !

✦✦✦

Voix délicatement familière résonnant entre les barreaux. Échos de pas s’approchant, discutant avec un sbire. Tête redressée quelque peu. Souvenirs lointains, ne remontent pas tout de suite à la surface. Images encore floues. Sensations agréables d’une voix confidente et forte… Les sentiments liés à cette voix, se font chaleureux. Concentration. À qui lui fait penser cette voix si agréable ?!
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Idunn A. Varangr

Idunn A. Varangr
J'ai débarqué à Rome le : 21/11/2018 , j’ai déjà envoyé : 509 textos, d’ailleurs, j’ai récolté : 174
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MessageSujet: Re: Old ways...   Old ways... EmptyVen 18 Jan - 21:33


Old ways
Idunn & Nate

Le regard de la blonde est sombre. Sur son front de porcelaine les rides de la contrariété marquent les soucis qui viennent ombrager ses sourires habituels. Ses yeux sont rivés sur les lignes noires du dossier ouvert sur son bureau et ses mains jointent sous son menton soutiennent une tête qui affiche clairement son mécontentement. Le dernier rapport est loin d’être conciliant envers les siens, depuis l’annonce de la mort du pape et dans l’attente de l’élection de son remplaçant les enfants de la nuit marginaux semblent vouloir à tout prix marquer leur mépris du consul. Ils sont quelques-uns, pas si nombreux que cela, mais leurs crimes marquent trop durement la communauté entière pour que cela n’inquiète pas sérieusement Idunn. En tant que leader des vampires au sein de la Brigade Nocturne elle est au premier rang pour subir les reproches et les remontrances du consul. Faire des vagues est dangereux dans le climat politique actuel plus que tendu. Elle le sait mieux que personne, elle qui a connu de nombreuses crises politiques de clan au cours de ces six derniers siècles. Et plus que tout autre chose, elle déteste se faire remonter les bretelles par des êtres condescendent comme peuvent l’être les porte-parole du consul. Il ne fait aucun doute qu’il ne va pas tarder à la convoquer personnellement pour une remise au point, et rien que d’y penser, la vampire en grimace de déplaisir. Le consul et sa fierté masculine qui la sermonne avec son ton faussement amical et foncièrement autoritaire. Elle déteste devoir répondre aussi aveuglément à une seule personne envers qui elle n’a qu’une confiance modérer la viking. Cela n’est pas dans sa nature. Elle qui ne voue allégeance qu’à son peuple et à son clan. Mais pour le bien de tous elle doit subir, être le roseau qui plie mais ne cède pas. Rester ferme et droite malgré les vents contraires, car sans cela les choses seraient pires encore et au lieu d’un ouragan, ils auront un naufrage à gérer. Un soupire soulève la poitrine de la jeune femme alors qu’elle se laisse aller contre le dossier de son fauteuil tout en dégageant son regard de la feuille de papier pour la reporter sur son assistant. « J’ai bien peur que nous n’échappions pas à une petite visite chez le consul prochainement mon cher. Ces chiffres ne sont pas plaisants. Je vais en avertir nos équipes dès ce soir, notre politique doit se durcir. Je ne veux plus une seule attaque d’humain avant le conclave. Il est hors de question qu’une bande de dix vampires nous fassent passer pour des sanguinaires incapables de tenir nos propres rangs. » Le ton est sombre et dur, elle dirige Idunn, comme elle sait si bien le faire. Elle n’a pas peur de prendre les mesures qui s’imposent pour préserver le peu d’unité qu’il reste entre les peuples obscurs. C’est ce qui fait sa force et qui justifie sa position si élevée dans la politique actuelle. « Et une fois qu’on a arrêté les concernés on fait quoi ? On les garde sous clé jusqu’à ce qu’un nouveau pape soit élu ? » La voix de son assistant est sarcastique, presque mauvaise. Lui aussi en a plus qu’assez de se voir mis en péril par une bande d’inconscients incapable de penser à la collectivité. « Et pourquoi pas. Ils manqueront à personne ceux-là. » Elle répond sur le même ton sarcastique, tout en passant une main sur son visage las. Elle voudrait aller dormir la jeune femme, dissiper dans le sommeil sans rêve la fatigue d’une journée trop longue. Enchaîner ses gardes de jour avec la politique de la nuit n’est pas tous les jours facile et même malgré son extrême endurance de vampire, il lui arrive aussi d’éprouver le désir profond du repos mérité. Trois coups rapides portés sur le panneau de bois de la porte de son bureau clos cependant la conversation qui s’embarquait sur un ton moins sérieux et Idunn se redresse sensiblement dans son fauteuil, affichant un visage fermé mais non moins concerné au nouveau venu. Elle accueille le dirigeant de la section combat avec un signe de tête, pressentant déjà des nouvelles d’envergure à venir. « Idunn, notre section vient de récolter quatre vampires qui faisaient un sacré bordel dans les rues. D’après nos premières estimations une vulgaire bagarre de rue. Mais trois d’entre eux sont déjà connus de nos services. » Elle fronce légèrement les sourcils, partagée entre le soulagement de savoir trois vampires potentiellement dangereux pour la tranquillité nocturne et l’inquiétude générale fournie par cette ambiance de tension générale. « Des blessés ? Des victimes ? » Elle pose la question, redoutant la réponse. « Seulement des vampires. Aucun humain à déplorer cette fois. » Le soulagement est certain et ses épaules s’affaissent délicatement alors qu’elle se permet à nouveau de se laisser aller dans le dossier de son fauteuil. « Je vous laisse les noms. On a commencé à les interroger. » Elle hoche la tête délicatement avant d’ajouter d’un ton le plus neutre possible « Essayer de les garder le plus longtemps possible parmi nous. » Il s’éclipse de nouveau et Idunn replonge dans un demi silence soucieux alors que ses yeux errent nonchalamment sur les nouvelles feuilles de papier qui ornent son bureau. Elle regarde les noms, déplacent les bouts de papier du bout des doigts. En effet, elle connait les noms écris à l’encre. Des vampires sans clan reconnu, mais regroupé autour d’une même passion sanguinolente. Les plus dangereux, car ne reconnaissant aucune autorité si ce n’est celle de la faim. Elle avait espéré qu’ils aient quitté la ville, voire même le pays, mais la vermine s’accroche toujours là où le conflit menace. Mais ce n’est pas sur eux qu’elle tique Idunn. Non, c’est sur le dernier nom. Le quatrième. Intrigué elle se redresse, prend le feuillet entre ses doigts blancs et plisse légèrement les yeux. Nathanaël Gallagher. Oui, elle connait ce nom. Il évoque des souvenirs brumeux, lointains, sombres, gris, poisseux. Perdu dans un flot de souvenirs elle n’entend pas la voix de l’assistant qui l’appelle. Elle peut presque sentir à nouveau l’odeur particulière de la mort, celle des grandes tragédies, des grands combats, la guerre, l’odeur du souffre des munitions, de la gaze médicale. Nathanaël, ou plutôt Nate comme il se faisait appeler. Mais est-ce vraiment lui ? Ce jeune vampire saxon évaporé dans la nature, aurait-il fini, lui aussi, par échouer ici, à Rome, dans la ville aux mille possibilités ? Incertitudes et curiosités profondes. « Excuse-moi, je dois te laisser. Nous reprendrons cette conversation plus tard tu veux bien. » Ce n’est pas une question, déjà Idunn s’est levée et elle pousse la porte de son propre bureau sous le regard intrigué de son assistant.

Son arrivée au niveau des cellules ne laisse pas indifférent les responsables présents. Il est rare qu’un leader descende de son étage de verre pour venir jusqu’ici, dans les profondeurs de la Brigade Nocturne. Mais Idunn ne prête pas attention aux regards intrigués et aux questions elle répond le plus simplement du monde qu’elle vient elle-même rendre visite à un des siens arrêté plus tôt dans la nuit, concernant une affaire importante, qui ne souffre aucun délai. Loin de mentir, elle enrobe légèrement la réalité, et encore. Le son mat de son pas reste étouffé par les murs épais des cellules alors qu’elle avance aux côtés du responsable de l’endroit. « Je ne suis pas sûr que vous pourrez en tirer quoi que ce soit Madame, il a pas l’air d’être du genre coopératif. J’ai rarement vu un vampire aussi énervé. D’habitude ce sont les loups qui hurlent le plus. » Un vague sourire énigmatique flotte sur le visage de la blonde alors qu’ils arrivent à hauteur de la cellule désirée. « Ne vous en faites pas pour moi, je sais me montrer persuasive. » Lance-t-elle d’un ton délicat mais néanmoins ferme alors que son regard nordique glisse sur la silhouette assise par terre contre le mur froid de la cellule. Un seul regard. Une seule odeur. Il ne lui en faut pas plus pour reconnaître formellement le jeune vampire égaré qu’elle avait trouvé par une nuit sombre en plein cœur de la guerre mondiale. D’un signe de tête elle demande l’ouverture de la cellule, et son regard n’appelle aucun commentaire de l’homme qui s’empresse de s’exécuter. Elle pénètre la cellule avec un doux sourire sur le visage. « Nate Gallagher. On peut dire que vous avez le chic pour vous mettre dans des situations complexes. » Elle tend une main blanche vers le corps assis, un regard profondément rassurant planté vers lui. « Mais heureusement pour toi nos chemins se croisent à nouveau ce soir. Laisse moi te sortir de là et allons discuter dans mon bureau si tu veux bien. » Derrière elle Idunn sent le regard méfiant du responsable des cellules peser sur elle, mais elle ne prend pas la peine de se retourner. Ici elle fait autorité et ses dires sont des ordres.
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Nate Gallagher

Nate Gallagher
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MessageSujet: Re: Old ways...   Old ways... EmptyDim 20 Jan - 19:28

Old ways
Nate Gallagher & Idunn A. Varangr

« Je ne suis pas sûr que vous pourrez en tirer quoi que ce soit Madame, il a pas l’air d’être du genre coopératif. J’ai rarement vu un vampire aussi énervé. D’habitude ce sont les loups qui hurlent le plus. » Rire intérieur… Comme si Nate pouvait être comparé à un lupin fou de rage, un soir de pleine lune… ! Nate est un fléau silencieux. Vengeur nocturne incapable de tuer de sa propre volonté… Violences fatales, certes. Accidents provoqués, certes. Bagarres sanglantes, certes. Défense humaine, certes. Mais il n’a pas l’esprit assassin le vampire. Non. Il a l’esprit protecteur et sacrificiel. Inconscience aux yeux de ses pairs. Justifié à ses yeux.

Les pas se rapprochent et la voix féminine familière résonne : « Ne vous en faites pas pour moi, je sais me montrer persuasive. »Esprit vibrant. Il fait remonter des sensations terreuses à la surface de sa mémoire. Souvenirs s’illustrant lentement mais surement. Tourbe ferreuse. Goût ignoble et détesté ! Souvenirs de nuits sombres, embourbé dans le sang et les cadavres humains. Explosions du front. Une main tendue. Juste une. Visage féminin aux cheveux blonds, aux yeux perçants. Bienveillance au fond des pupilles. Il n’était là que pour le ravitaillement. Mais l’horreur et la souffrance l’entourait. Ses alliés, ses frères d’armes hurlant à la mort de venir les achever. Cette même vois qui avait résonné au creux de son oreille. Faisant encore vibrer son esprit, le sortant du trou dans lequel il s’était enterré. Il n’était que haine et rancœur à l’époque. Ne pouvant se concentrer sur sa mission, outrageusement remplacée. Cette même voix qui lui avait proposé une famille, un toit. Cette même vois qui s’était montrée bien plus maternelle envers lui, que cette prétendue Mère à la nature dissimulée. Consolation évidente. Soutien apporté. Compassion et partage auront été leurs liens de force. Esprit agité du jeune vampire aura trouvé en cette guerrière nordique, un pilier auquel se raccrocher.

La grille s’ouvre pour laisser la guerrière entrer. Nate redresse la tête. Ses yeux floutent encore les images qui défilent devant ses yeux. « Nate Gallagher. On peut dire que vous avez le chic pour vous mettre dans des situations complexes. » Il sent son cœur battre plus fort. Ce qui n’étaient que des souvenirs, deviennent des images concrètes. Les images du passé et du présent se mêlent. Un visage apparait devant ses yeux. Ses iris exaltants. Sa chevelure soyeuse. Sa bienveillance rayonnante. Identification soudaine. La même main aussi délicate était-elle dans le temps, l’est toujours autant aujourd’hui, se tend à nouveau devant lui. « Mais heureusement pour toi nos chemins se croisent à nouveau ce soir. Laisse-moi te sortir de là et allons discuter dans mon bureau si tu veux bien. » Comme si l’espoir que ce soit elle, ce soit matérialisé devant lui. Nate n’y croit pas. Les lippes entrouvertes, les yeux rouges fixes, réalisant enfin la réalité de l’instant présent. Idunn. Il attrapa sa main sans attendre. D’une délicate violence, il l’attrape. Se relève sans effort. S’accroche à son coup. Il réalise. Il réalise que son ange gardien est encore là. Là pour lui. Comme à l’époque.

« Idy’… »

Murmure qui s’échappe en traitre des lèvres de Nate. Toujours incapable de prononcer son prénom, même après tant d’années ! Larmes venant au bord de ses yeux. D’une de ses mains meurtries, il presse l’arrière de son crâne, comme pour l’empêcher de partir de son étreinte forcée. Comme s’il ne voulait plus qu’elle parte. Elle, son soutien, son écoute, sa bienveillance, lui auront manqué. Aujourd’hui, le scénario se répète. Encore une fois, c’est elle qui lui sauvera les fesses !

Il se recule. La libérant. Gardant ses mains sur ses avants bras, pour ne pas qu’elle s’envole. Le garde derrière, reste prêt à intervenir. Les yeux dans les yeux, le vampire à l’air étonné, regarda sa bienfaitrice :

« J’en r’viens pas… »

Non. Il ne réalise toujours pas… Il passe même outre ses indications de le sortir de là, préférant instinctivement se concentrer sur elle, sur le moment présent. Même si avec elle, sont associés des souvenirs atroces. La guerre. Jamais on n’oublie. Même les fantômes du passé qu’il aura évité de retrouver, lorsqu’on les retrouve, ils nous touchent. Idunn en fait partie. Même si le contexte fut négatif, elle fut le positif de cette rencontre. De par sa personne, elle aura su contrebalancer. Nuancer. Même s’il devrait être triste de la revoir, avec tout ce qu’elle symbolise dans le passé de Nate, le bonheur n’est que trop fort que pour laisser le mal d’antan revenir noircir son cœur déjà bien trop amoché…
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Idunn A. Varangr

Idunn A. Varangr
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MessageSujet: Re: Old ways...   Old ways... EmptySam 2 Fév - 16:07


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Idunn & Nate

Le corps se redresse aux mots de la vampire. Des yeux rouges qui rencontrent l’éclat pétillant d’Idunn et s’y accrochent avec une force qui étonne délicatement la jeune femme. Il ne semble pas croire les images que ses iris envoient à son cerveau, et cela l’amuse doucement. Elle regarde l’homme et les émotions qui viennent animer les traits glacés du vampire. Il n’a pas changé, certes cela est normal pour un être de son espèce, mais plus encore, elle retrouve quelques émotions qui perlaient déjà à l’époque dans l’éclat sombre de son regard perdu. Et son cœur s’adoucit pour lui, une fois de plus. Sa main attrape la sienne et d’un mouvement souple élève son corps du sol. Il se redresse de toute sa hauteur et s’agrippe avec force autour du cou de la viking qui ne peut retenir un souffle de surprise auquel succède un léger rire, doux, maternel. Elle se laisse ainsi aller, ses cheveux d’or glissant le long des bras de son lointain ami. Ses sens aux aguets guettent pourtant les mouvements du gardien des lieux qui a lui aussi réagit aux mouvements du vampire. Idunn comprend bien sa méfiance, pour lui ce n’est qu’un prisonnier de la brigade, retenu dans ces murs pour des faits répréhensible par la communauté nocturne et donc, suspect. Qu’il se permette des gestes aussi vifs et démonstratif pour la personne venue lui rendre visite ne doit pas le laisser de marbre. Il peut craindre l’infiltration d’un soldat de la rébellion venu détruire les hautes sphères de la brigade de l’intérieur. L’idée arrache un léger sourire amusé à la vampire nordique. Quiconque connaissant Nate saurait immédiatement qu’une telle idée est tout à fait chimérique. Mais là est toute la chose. Il ne connait pas Nate. Encore moins ses états d’âmes et ses valeurs pacifistes. Le murmure qui s’échappe des lèvres du vampire en question n’est qu’un souffle, une brise qui vient caresser les oreilles et le cœur de la jeune femme. Et d’un geste simple elle vient entourer ses propres bras autour des épaules de son petit protéger. Elle devine l’émotion qui s’enroule autour de l’âme du jeune homme et cela la touche, plus qu’elle ne l’aurait imaginé. Cela la touche parce qu’au-delà des années ces sont les souvenirs de l’instant d’alors qui surgissent des limbes du passé. Elle se revoit le regarder prêt à s’en aller une fois la guerre terminée. Elle se souvient la proposition qu’elle lui avait faite à l’époque. Elle se souvient les pointes qui serraient son cœur alors qu’elle devinait dans son regard si humain les doutes qui subsistaient dans son âme, et elle se souvient avoir eu peur à l’époque, que ces aurevoirs ne soient en réalité des adieux. Elle avait eu peur Idunn, que d’une façon ou d’une autre, il finisse par chercher un jour à mettre un terme à cette existence de damné. Tant de raisons qui éveillent aujourd’hui son cœur et elle doit se contrôler avec force pour ne pas succomber aux douces amertumes des larmes. Si bien que lorsqu’il rompt enfin leur étreinte si spontanée, ses propres iris luisent dans la pénombre des sous-terrain. Eclats azur glacés piqués de mille reflets.

Les mains de Nate se recule, lâchent l’arrière du crâne, mais ne quittent pas pour autant le corps. Elles glissent le long des bras et s’accrochent au tissu de la veste sombre de la vampire. Un sourire doux flotte sur les lèvres de cette dernière. Elle est profondément touchée par ces démonstrations intenses du jeune ami retrouvé. Pour la première fois depuis longtemps, elle est heureuse d’avoir pris le temps de descendre jusqu’ici. Elle ne pouvait espérer de plus belles retrouvailles pour un nuit comme celle-ci. Sa voix s’élève à nouveau entre les murs de la cellule sous le regard de plus en plus gêné du gardien qui commence à comprendre qu’il est de trop dans la scène qui est en train de se dérouler sous ses yeux. Elle le devine Idunn, à la façon qu’il a de faire jouer ses clés entre ses doigts un peu raides. « Et moi donc Nate… » Sa propre voix s’est presque transformée en murmure alors qu’elle répond à la surprise du jeune homme. « Si j’avais su que tu étais en ville je me serais arrangée pour te retrouver dans un lieu un peu plus…chaleureux. » Reprend-elle non sans un léger ton amusé tout en désignant d’un vague geste d’épaule l’endroit dans lequel ils se trouvent. D’un geste délicat elle lève sa main droite rompant involontairement le contact avec celle de Nate. Mais ce n’est que pour mieux témoigner de sa propre émotion de le retrouver. Doucement elle passe ses doigts fins sur le visage légèrement amoché du vampire. « Regarde-toi, ils n’y sont pas allés de main morte avec toi. Ceci-dit d’après ce que j’ai compris tu ne leur as pas fait de cadeaux non plus. » Sa voix est toujours teintée d’un léger ton amusé alors qu’elle évoque la raison de sa présence dans la cellule de la brigade d’une manière détournée. Sentant tout de même l’impatience du gardien dans son dos, elle tourne un instant la tête dans sa direction avec un regard qu’elle veut à la fois rassurant et autoritaire. « Vous pouvez disposer. Je prends la responsabilité de ce vampire. » Sa voix ferme et sans appel contraste avec le ton employé quelques secondes auparavant avec Nate, mais l’homme semble saisir la mesure de l’ordre prononcé et s’éclipse enfin non sans un regard légèrement réprobateur. La jeune femme reporte enfin toute son attention vers l’ami tout en lui indiquant d’un geste de tête la sortie de la cellule. « Permets-moi de t’emmener dans les étages plus accueillants de cet immeuble. » Sa main droite à quitté le visage de Nate pour glisser sur l’épaule tandis que son autre bras est toujours serré sous les doigts étonnés du vampire.

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Nate Gallagher

Nate Gallagher
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MessageSujet: Re: Old ways...   Old ways... EmptyDim 3 Fév - 15:48

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Nate Gallagher & Idunn A. Varangr

Son sourire est doux. Ses iris purs, brillent également sous l’émotion qui s’empare de son cœur. Échos du passé ébranlant les souvenirs qui se font chaleureux malgré la froideur des conditions de cette guerre ridicule ! Guerre qui sera pourtant à l’origine de leur rencontre. Rencontre qui aura porté Nate au-delà de la mort qu’il c’était programmée… Insufflant le doute. Elle se sera montrée pilier. Guide démontrant que sa nature valait peut-être le coup d’être maîtrisée et vécue. Des solutions existent. Son soutien, une promesse qui perdurera dans le temps. Ange gardien de cet impure résolut et noyé dans une haine dépassant les limites de sa propre conscience. Fidèle à elle-même, elle apporte avec elle, la lumière de l’obscure qui aura touchée l’instable d’autrefois. Aujourd’hui encore, elle se fait cet ange libérateur, faisant – encore une fois – profiter de sa lumière de l’obscure à ce vampire perdu, justement enfermé.

« Et moi donc Nate… » La douceur de sa voix, glisse tel le murmure jusqu’au creux de l’âme de l’impie. « Si j’avais su que tu étais en ville je me serais arrangée pour te retrouver dans un lieu un peu plus…chaleureux. » Son ton léger et son sourire sont contagieux. Ils apaisent la tension des muscles du damné. Les traits commencent à s’étirer. Grâce nordique touchant le cœur de la fange irlandaise. De ses doigts purs, elle vient caresser la joue amochée rougeoyante du prisonnier. Geste chaleureux. Geste d’une véritable mère. Geste d’une véritable sœur. Geste d’une véritable amie. Geste d’une véritable confidente. Que serait-il devenu sans elle ?! Aujourd’hui encore. Idy’ est. Idy’ sera toujours cette lumière dans la nuit. Cette flamme qui ne craint pas l’obscurité et qui l’accepte. « Regarde-toi, ils n’y sont pas allés de main morte avec toi. Ceci-dit d’après ce que j’ai compris tu ne leur as pas fait de cadeaux non plus. » Rictus déclenché chez l’impure. Elle le connait. Déesse nordique reconnaissant bien là son gnome agité. Fidèle à lui-même. Tout comme elle. Loyale à ses principes. Bouclier. Justicière.

S’engageant auprès du gardien, elle affirma qu’elle prenait sa responsabilité. Ton ferme. Le sérieux et la supériorité lui sont clairement reconnus. Le gardien dispose donc, le regard réprobateur envers le prisonnier agité, inspirant l’inquiétude de l’homme de justice qu’il incarne. Nate s’en fout. Ne le considérant même pas. Idy’ accablant toute son attention. Son admiration. Sa contemplation. Il veut la reprendre dans ses bras. La garder à jamais entre ses doigts meurtris et sales. Myocarde battant, pulsant de la chaleur au fond de ses tripes. Bonheur de la voir, là. Telle l’issue de secours qu’elle représente, pour la deuxième fois dans sa vie. Elle est la main tendue de ce Dieu qui s’est toujours fait attendre. Restant silencieux face aux prières les plus dangereuses. Aujourd’hui, au meilleur moment, redonne la foi à son enfant perdu, lui faisant grâce de son aide, de sa réponse et de sa présence. Idy...

« Permets-moi de t’emmener dans les étages plus accueillants de cet immeuble. » Invitation s’accompagnant d’un geste de la tête. Sa main aura quitté la joue de son disciple, pour venir se déposer sur son épaule. Nate accepta, les yeux encore humides de la joie et de la surprise incarnée. Signale donné, sourire franc et totalement étiré se dessine enfin sur le visage du perdu. Il la libère de son emprise pour la suivre hors de la cellule, jusqu’à son bureau…

[…]


Arrivés tous les deux dans le bureau de la déesse nordique, Nate laisse balader son regard un peu partout. Ils en auront croisés des yeux curieux, étonnés, agressifs, réprobateurs,… Vu la dégaine du damné aux côtés de la matriarche honorable, des rumeurs et des ragots auront surement trouvé naissance sur les lippes des langues de vipères. Mais encore une fois, Nate s’en fiche. Il se fout bien de ce que à quoi il peut ressembler. Ça a toujours été le cas… Il s’en joue parfois. Narguant l’évidence, d’un signe de la main et/ou d’un regard provocateur destiné à ceux qui cultivent les idées reçues, leur donnant raison, les enfonçant dans leurs ragots.

Vampire miteux se trouvant dans l’Antre de la noble. Il se doute que peu de créatures de son niveau ont l’occasion de désacraliser ce lieu de leur présence. Privilège !

- « Waw… J’savais pas qu’ça gagnait aussi bien d’bosser dans les bureaux d’l’armée… ! »

Remarque tirée du sarcasme, faisant échos à leur passé. À leur rencontre… Tous deux faisant partie des petites mains sur le terrain, n’ayant jamais eu l’expérience d’être de ceux qui dirigeait les soldats. Aujourd’hui, Idy’ pouvait en témoigner. Même si le vampire était loin de se douter qu’elle était bien plus qu’une fonctionnaire travaillant à son bureau ! Bureaucrates toujours un peu mal estimé de la part de Nate, n’aillant jamais fait partie des intellectuels de ce monde… Toujours dans l’action, dans l’ombre ou dans la bagarre, il se servait de son cœur et pas de sa tête pour survivre.

Sombre merde… Vampire idiot ! Tu ne sauras jamais faire preuve de délicatesse dans les termes que tu emploies… Sers-toi de ta tête pour une fois. Elle est ta genèse. Elle est ton espoir. Ne gâche pas tout !

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Idunn A. Varangr

Idunn A. Varangr
J'ai débarqué à Rome le : 21/11/2018 , j’ai déjà envoyé : 509 textos, d’ailleurs, j’ai récolté : 174
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MessageSujet: Re: Old ways...   Old ways... EmptySam 27 Juil - 17:24


Old ways
Idunn & Nate

Quel étrange duo il forme. Elle élégante et rayonnante, maîtresse des lieux, et lui visage encore marqué, vêtements miteux, aura sombre. Pourtant pas une seule seconde cela viendra à l’esprit d’Idunn de relever cette différence criante de niveau de vie entre eux. Elle a vu et connu trop de vampires la viking, pour savoir qu’il ne faut jamais juger la valeur de ceux-ci à leurs allures. Les plus élégants et courtois sont souvent les moins fiables et les plus prompts à vendre leurs semblable pour un flacon de sang divin. Elle avance, ses talons tintent finement sur le sol du premier étage. Après les cellules des sous-sols le bâtiment révèle ses grands espaces et ses pierres immaculées. Un immeuble magnifique pour un repère essentiel pour la survie des Créatures Obscures. Des regards intrigués se posent sur eux, mais aucun n’ose murmurer face à eux. Pas directement. Ils attendront qu’elle ait passé son chemin, que les murs et les étages aient mis une distance suffisamment respectable entre eux et ses fines oreilles de vampire pour oser médire sur Idunn Varangr. Non pas qu’elle soit particulièrement violente, ni tyrannique, mais elle sait donner les regards durs et sans appels qu’il faut. Elle a cette aura naturelle Idunn, qui la place facilement dans une atmosphère de respect par ses paires. Son âge, sans doute, aide beaucoup. Son charisme et son inclinaison naturelle à participer aux combats sur le terrain sans la moindre hésitation. Ce n’est pas une bureaucrate comme on pourrait le croire à la voir vêtue comme aujourd’hui de son tailleur sombre. S’ils avancent relativement silencieux dans les couloirs de la Brigade Nocturne, les pensées d’Idunn elles s’agitent. Elles ressassent les événements, les découvertes, l’identité de son vampire agresseur et silencieusement elle écrit des scénarios possibles. Essaye de défaire les nœuds complexes afin de désamorcer le plus rapidement possible la poudrière que l’altercation a causée.
Arrivés à son bureau situé dans les derniers étages du bâtiment, Nate ne peut retenir une exclamation tintée de sarcasme qui vient creuser un nouveau sourire sur les lèvres de la blonde loin de se soucier le moins du monde de la moquerie. Si elle ne boude pas son plaisir d’avoir son nom écrit sur la porte du bureau et de pouvoir observer Rome d’en haut à travers les larges baies vitrées, elle se sentirait tout aussi bien dans un espace plus étroit et moins tape à l’œil. « Crois-moi si j’étais payée aussi bien ici que le bureau semble le faire croire, je pourrais me payer l’étage complet. Tout ceci n’est qu’un outil de travail. Une façade pour intimider les petits vauriens dans ton genre. » Elle plisse légèrement les yeux Idunn, glissant délicatement sur le ton de la boutade, juste retour de bâton. Mais l’éclat pétillant dans ses iris indique clairement qu’elle le considère bien mieux que ce qu’elle vient d’insinuer. Son corps élancé se détache enfin du sillage de Nate pour aller contourner son bureau et se diriger vers un petit meuble en bois qui cache son frigo personnel. D’un geste trop souvent répété elle tire deux poches de sang qu’elle verse dans deux verres à pied qui, sans être de cristal, sont tout de même délicatement ouvragés. Lorsqu’elle se tourne à nouveau vers son ancien ami sa main tend l’un des deux verres. « Permets-moi de t’offrir un petit rafraîchissement. Avec toutes ces histoires je ne suis pas sûre que tu ais eu le temps d’avaler quelque chose cette nuit. » Sur ses traits c’est presque l’ombre d’un sermon qui vient se glisser dans les plis soucieux de son front. « Il vient de ma réserve personnelle, une belle vache, elle s’appelle Io. » Ajoute-t-elle en désignant le verre qu’elle tient toujours pour lui. Si la blonde préfère le sang humain, après des siècles passés à s’en nourrir elle a du mal à trouver l’animal aussi nutritif, elle sait que nombreux vampires font autrement. Surtout depuis l’épidémie. Et dans son souvenir le jeune Gallagher refusait déjà à l’époque de tremper ses lèvres dans le liquide vermillon d’un autre être humain. Peut-être a-t-il changé de régime alimentaire depuis la dernière fois. Si lointaine. Cela serait possible. Elle ne s’en offusquerait pas s’il venait à faire la grimace ou lui demander autre chose. Mais elle en doute. Et entre se tromper et manquer de tact, Idunn préfère la première solution. Alors elle a choisi avec soin la poche de sang dans son frigo, en attrapant une dans la rangée du bas, celle réservée au sang animal. Et de la vache c’est tout ce qu’elle a. Car de tous c’est celui qu’elle trouve avoir le plus de goût. Sans compter qu’elle possède ses propres vaches chez un fermier à l’extérieur de la ville. De belles bêtes élevées en plein air. Des laitières. Lui récolte le lait, elle leur sang. Jamais trop, juste un peu. Juste de quoi alimenter quelques réserves pour les nuits comme celles-ci. « Alors raconte-moi Nate, comment part tous les diables tu as fini par échouer à Rome ? Tu es en ville depuis longtemps ? » Elle est curieuse Idunn. Elle voudrait lui poser mille questions. Ce qu’il a fait une fois la guerre terminée. Pourquoi il est parti sans jamais revenir. A-t-il trouvé un clan ? Est-il retourné auprès de sa créatrice, malgré tout ? De quoi ont été faites ses nuits et ses jours ce dernier siècle. De nombreuses questions, dont mille réponses plus ou moins héroïques se profilent dans son cerveau. A voir son accoutrement il n’est probablement pas devenu le nouveau grand chef de clan irlandais…Un pincement vient serrer son cœur alors qu’elle se fait la remarque qu’il a surtout l’air d’un drogué sorti de prison – ce qui est, sur le moment, effectivement le cas. L’inquiétude prend place dans son être, espérant avant tout qu’il ne ce soit pas décidé à faire commerce dans le yin-fen. Ni qu’il en soit lui-même donneur et consommateur. Après tous les trois autres vampires arrêtés ce soir trempent dans ce commerce illégal de temps en temps et leur altercation pourrait aussi bien être un règlement de compte de gang rivaux ou de territoires. Elle s’imagine tout un tas de choses Idunn, parce que si elle connaissait le tout jeune vampire Nate Gallagher, force est de constater que l’homme qui se trouve devant elle lui est presque inconnu. Un frisson d’appréhension parcourt son échine. Mettre sous clé des vampires avec lesquels elle a des affinités n’est jamais une partie de plaisir

© Artchie



Winter flower — iron mind with cristal heart
I listen to a whisper, slowly drift away. Silence is a loudest, parting word you never say. I put your world Into my veins. Now a voiceless sympathy is all that remains
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