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Contexte & cie » Même sur Die ac Nocte, nous possédons quelques règles, un univers bien précis à apprivoiser, à comprendre. Pour ce faire, cette partie a été faite pour vous. C’est ici que vous commencerez votre aventure, que vous trouverez de quoi comprendre le forum.
VOUS LES COPAINS, JE NE VOUS OUBLIERAI JAMAIS Everything we lost, can it be found? [PV] 2521561984
Après une jolie année, DAN ferme ses portes. Vous pouvez lire les petites explications et les petits mots du staff ici Everything we lost, can it be found? [PV] 3308333368

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 Everything we lost, can it be found? [PV]

         

Odhran Cotter

Odhran Cotter
J'ai débarqué à Rome le : 10/05/2019 , j’ai déjà envoyé : 76 textos, d’ailleurs, j’ai récolté : 40
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MessageSujet: Everything we lost, can it be found? [PV]   Everything we lost, can it be found? [PV] EmptyDim 12 Mai - 20:55




Everything we lost, can it be found?

@RAFAEL FITZGERALD #1 & Odhran Cotter #2


Peut-on réellement perdre ce qui ne nous appartient pas?



Musique


Improbable. La vie avait de cela d'extraordinaire qu'elle permettait des alliances impossibles il y a encore quelques années. C'était ce qu'il s'était passé avec la rébellion. Jamais je n'aurai cru possible que la rage monte tellement qu'elle amènerait toutes les créatures à renverser et traquer les nephilims. Que penser des terrestres qui connaissaient désormais notre existence et toutes ces lois mises en place pour obtenir de l'ordre. Mais l'Ordre ne demandait-il pas un chaos incessant? N'était-il pas vain de croire - comme je l'ai toujours fait - que nous pourrions parvenir à une paix viable et durable? Je me le demandais encore en ce jour où je me retrouvais en tant que Lacy dans le bureau des affaires murmurées. Toutes ces demandes qu'on venait me porter afin que je leur trouve solution. Tel un couturier je créai de la dentelle du tissu qu'on m'apportait. À savoir que mes clients appréciaient ma précision pour venir dénicher ce qui est demandé, mais également le soin que j'apportais à leur requête. L'échange demandé n'était pas obligatoirement de l'argent, je me fiais toujours à qui se trouvait face à moi, et à qui pouvait répondre au mieux à une réponse orpheline. C'est ainsi que la toile que j'avais commencé à créer il y a un siècle s'affinait, se solidifiait et ornait ma réputation.

J'étais toutefois désolé de constater que certains cherchaient avant tout à nuire. Je respectais alors mon éthique, celle que certains préféraient oublier en prétextant qu'une créature obscure ne devrait pas tant s'en faire. Savaient-ils seulement ce que signifiait la morale quand on avait plusieurs siècles derrière soi? Se rendaient-ils compte qu'à tout instant je pouvais basculer définitivement sur un chemin où les sentiments disparaîtraient au profit de quoi? De la cause? Du plus offrant? D'un égoïsme? Depuis que mes nuits étaient solitaires j'avais du apprendre à me créer une ligne de conduite, un quelque chose sur lequel m'appuyer. Il y a quelques années ce fut l'orphelinat qui m'y aida, et avant cela tous ceux à qui je prêtais main forte et appui. Jusque quand se poursuivrait tout cela? Les clients étaient légion, le monde avait toujours besoin de bienfaiteurs car les inégalités persistaient...et les guerres dans Rome venait me heurter bien plus que je ne le laissais transparaître envers ceux qui me demandaient de mes nouvelles. Après tout, comment pourrais-je aller mal? Comment pourrais-je même jugé autrui de ses actes, vu ce que mon honneur et mon amitié m'amenait à faire envers ceux que les miens jugeaient comme les ennemis?

Attentif à mon prochain rendez-vous qui devait se présenter dans un quart d'heure, je m'installais à mon bureau afin de consulter mon agenda que mon assistante prenait soin de mettre à jour. Je n'avais pas encore regardé le nom du futur client, et je n'aurais une idée de sa demande que lorsqu'il franchirait la porte de cette pièce et m'en fera part. Ce fut avec difficulté que je lus et relus le nom qui s'était affiché. Rafaël Fitzgerald. Le rythme de mon cœur vrilla. Il me donna la sensation d'avoir raté quelques battements tant ce nom venait déterrer en moi ce que j'avais pris soin de cacher.Les souvenirs affluèrent, sans que je ne puisse rien pour les retenir. Une écharde sembla s'enfoncer dans mon crâne tant je luttais pour qu'ils cessent, qu'ils retournent dans ce tombeau que je m'étais juré de ne jamais rouvrir. Cela ne pouvait pas être lui. C'était sans aucun doute un homonyme comme il y en avait dans l'entièreté de ce monde. Je me redressais avec force, mes pas se dirigeant vers la grande baie vitrée, tournant le dos à la porte, mon regard porté sur le jardin qui entourait l'arrière de la bibliothèque. Nerveusement je me passais une main dans ma chevelure blonde que j'avais laissé lâche pour aujourd'hui. Je ne voulais pas me remettre à penser à lui, à nous, à tout ce mal que nous nous étions fait. Je voulais l'oublier définitivement, même si je m'étais assuré qu'il avait survécu à l'épidémie. Il ne pouvait m'abandonner. Mais n'était-ce pas ce qu'il avait fait autrefois? N'était-ce pas la seule chose dont il était réellement capable? Abandonner faute de s'engager?

On toqua. La porte s'ouvrit. Ma peau frémit. J'entendis mon assistant t'annoncer. «Maestro, Monsieur Fitzgerald» Sans un mot de plus, il s'éclipsa, refermant la porte, nous laissant seul dans l'immensité de mon bureau. Un espace qui ne me rappelait que trop cette maison que nous avions partagé autrefois. Tandis que le reste de la bibliothèque, notamment celle réservée aux créatures obscures, était entièrement faite de bois blanc, j'avais usé de bois de cèdre pour ma pièce plus personnelle. J'avais toujours eu besoin de chaleur. Et d'espace. Tu avais toujours si bien su me donner le second. Tu ne parlas pas. Aucun moyen pour moi de m'assurer que c'était bien toi. Je savais que c'était toi. Je laissais impunément le silence nous séparer, alors même qu'il avait toujours su nous rapprocher. Te souviens-tu que je n'avais pas besoin de tes mots pour connaître tes envies? J'étais fébrile en cet instant. Mon pull blanc me sembla trop fin pour me protéger de l'inévitable. Parce-que je savais que cela arriverait. Je ne le voulais pas. Tes absences des dernières années m'avaient trop fait souffrir. Tes choix dans lesquels je n'avais pas de place avaient brûlés mon cœur au point que j'en retrouve encore des cendres. Je pris au final une respiration profonde, et je me retournais.

Tressaillement. Dans mon regard. Le croiras-tu si je te dis que je ne savais plus ce que cela faisait, que de te contempler? Ébranlement. De mes certitudes. De cette rancœur que je t'ai porté. Pourquoi nous sommes-nous fait cela? De ces souvenirs qui ont marqué ma vie. Ai-je marqué la tienne? Ou n'étais-je qu'une poussière dans l'éternité de ton existence? «Rafaël...» Ma voix est douce. Nimbée d'émotion. Je ne peux être insensible face à toi. Pourtant, je décide de me rappeler que ce n'était pas pour moi que tu étais là. Jamais tu ne serais revenu à moi. C'est ainsi que je parvenais à bouger, me dirigeant vers le canapé qui trônait au milieu de la pièce et t'invitant de la main à venir t'installer également. «Qu'est-ce qui t'amène par ici?» Qu'es-tu venu me demander? Mon ton était alors plus maîtrisé, même si mes yeux ne pouvaient s'empêcher de plonger à nouveau dans les tiens. Les siècles ont passé désormais. Je n'étais plus celui que tu as fréquenté, qui se contentait de ce que tu lui offrais, et de ces mots que tu n'as jamais prononcés. Suite à notre relation, mon cœur s'est embrasé. Plus rien a réussi à y pousser. Et oui, à cette évocation, mon esprit se souvint parfaitement du pourquoi j'étais parti.  
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Rafael FitzGerald

Rafael FitzGerald
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MessageSujet: Re: Everything we lost, can it be found? [PV]   Everything we lost, can it be found? [PV] EmptyJeu 16 Mai - 22:26


Everything we lost, can it be found?

Odhran & Rafael ♣ You're the book that I have opened And now I've got to know much more. Like a soul without a mind, In a body without a heart. I'm missing every part.

Ta tête s’incline avec délicatesse alors que tes translucides, admirent le contenu de ces trois étagères. Tu as mis du temps à garnir cette collection. Tu as mis des siècles et presque une décennie à nourrir ce passe-temps dissimulé aux yeux de tous. Il s’agit d’un aspect personnel que nul individu n’a le droit de s’en approcher de trop. Ce n’est pas gratuitement que tu as préalablement installé un système sophistiqué pour le protéger des plus gourmands. Ce n’est pas pour rien que tu l’avais caché derrière une porte qui requiert un mot de passe de plus complexe. Oui, tu es fier de cet arsenal de pièces brillantes recueilli pendant tes innombrables voyages autour du monde. Certaines de ces pièces valent aujourd’hui une somme qui dépasse les huit chiffres en réalité. Mais toi Rafael, tu t’en fous. C’est ton bien le plus précieux pour tous les souvenirs qu’il engendre en toi. Pour les remémorations liées à des humains ayant marqué ta vie et à qui ce trésor avait appartenu dans le passé. Tu aimes les choses brillantes c’est un fait. Mais cette collection n’est pas là seulement pour nourrir cette obsession. Elle est là pour un but encore plus émotionnel dont tu es le seul à connaître la signification et surtout l’importance. Cependant, il en manque encore et ça pousse tes sourcils à se froncer fugacement. Ca t’a aussi poussé à prendre rendez-vous avec un sorcier capable de dénicher les biens les plus difficiles à posséder. Tu n’as pas réfléchi deux fois quand une amie appartenant à ton royaume, t’avait parlé de cette créature obscure. Qu’as-tu à perdre Rafael à part un peu de ton temps ? Rien, surtout que du temps, tu en as par pelle. Ce n’est pas réellement ce qui manque pour un être de ta condition ; l’immortalité, tu l’embrasses depuis ta naissance et une heure perdue pourra s’avérer concluante en fin de compte. C’est ce qui t’encourage à quitter cette chambre secrète pour rejoindre le porte manteau. Tu récupères la veste de ton costard que tu glisses doucement sur ton dos et fermes ensuite doucement la porte de ton bureau.

Un jeune homme ouvre la porte de ce qui semble être la chambre de ton rendez-vous. Après t’être contenté de hocher la tête en signe de gratitude, tu fais un pas suivi d’un autre dans cette pièce à la fois lumineuse et gorgée d’effet artistiques. Tu apprécies énormément ce que tes yeux transmettent à ton esprit. Les mains derrière le dos, tu contemples encore un peu les parages tout en avançant davantage. Une silhouette s’immisce dans ton champ de vision et là, tu te mets à ciller lentement mais d’une manière loin d’être normale. Tu te rappelles à cet instant précis, le nom de sa famille. Cotter. Et toi, tu as connu un Cotter dans une ère lointaine et pourtant si proche. Il était … à dire vrai, tu ignores comment le qualifier. Ce qui vous a un jour réuni a été un brin trop spécial pour que lui donner un quelconque appellation. Et puis cette chevelure, ce dos, cette posture … ça ne peut pas être vrai n’est-ce pas ? La vie, ne peut pas encore te jouer de sales tours. Après plus de deux milles ans d’existence, tu as pensé avoir tout vu et tout expérimenté mais quand il te fait enfin face, cette théorie explosé en miettes tout comme ton organe vital. D’ailleurs, depuis quand n’a-t-il pas vacillé de cette façon, ton coeur ? Le choc est imminent et s’en est visible dans ton regard et tes yeux qui s’écarquillent contre ta volonté. Odhran. Odhran est devant toi. Ce spectre du passé foule encore le sol de ses pas alors que, quelques années plus tôt, on t’avait certifié le contraire. Ciel. Tu as l’impression que ton sang ne circule plus dans tes veines. Que Chronos a arrêté ses fonctionnements. La terre, ne tourne plus. Continuum est une entité imaginaire à présent et c’est à la fois désagréable et jouissif de te sentir encore vivant. De le savoir encore vivant. Et puis, ton visage reprend ses couleurs habituelles, ses expressions accoutumées. Tu redeviens l’impassible, l’imperturbable surtout au ton employé. Le son de sa voix, la clarté de ses prunelles … combien de fois les as-tu cherché dans d’autres carapaces avant de te rendre compte qu’ils n’étaient que des substituts démunis de son odeur ? Tu ne comptes plus ces tentatives sachant que si vous en êtes arrivés là, c’est en grande partie à cause de toi. « Odhran. » C’est malheureux, en fait. C’est malheureux de te contenter d’un hochement de tête alors que intérieurement, ça crie en silence, ça bouillonne fatalement. Pour la première fois de toute ton existence, tu perds tes moyens, tu perds ton latin aussi. Tu ne sais pas quoi faire, quoi dire. Tu n’as qu’une seule envie ; partir en courant. Fuir cet homme pour qui t’avais de vrais sentiments avant de tout détruire pour une cause qui n’est pas la sienne. Qui n’était pas propre à votre couple. Il prend les choses en main en t’invitant à t'asseoir. Et au fond, ce n’est pas une mauvaise idée vu à quel point tes jambes ont du mal à supporter ton poids. Sans demander ton reste, tu poses tes fesses contre la surface moelleuse. Tu choisis, toutefois, de garder tes distances. C’est plus sécurisant pour toi. « Et bien, j’aurai besoin de tes services. » Tu es choqué. Tu arrives à construire une phrase correcte murmurée d’une voix assurée. Vraiment, ça te choque de garder ton calme du moins, à l’extérieur. « Je cherche des pièces de monnaie d’une époque bien précise. » Pas besoin d’élaborer davantage, il connaît déjà ce passe-temps qui t’est bien propre. Il en a même contribué dans le passé. Et ces visions te brûlent. Il te brûle la peau, ce tatouage qui cache la moitié de ton aine à la peau diaphane. Il est toujours là, ce dessin. Il est probablement encore plus précieux que ta collection de monnaie. « Puis-je compter sur ton aide ? » Pour la première fois, tu affrontes son regard. Tes iris translucides s’imposent dans les siennes plus lubriques. Comme tu as aimé les contempler, ses émeraudes. Comme tu as aimé te perdre dans leurs immensités et perdre pied. Est-ce différent aujourd’hui ? Tu n’en sais rien. Tu ne sais plus rien. Ca suffit. T’en as marre de ressentir cet amas de sentiments contradictoires. Tu te redresses pour t’approcher de la fenêtre. Tu fouilles dans tes poches à la recherche de ton paquet de clopes. Tu as chaud et froid à la fois. Tu trembles et tu es maître de toi-même. C’est désagréable, ciel comme c’est déroutant tout ça. « Hum. Faudrait aussi me dire ton prix. » Le ton est tellement professionnel que ça écorche ton palpitant. Du calme Rafael, du calme. Cette cigarette que tu viens d’allumer arrive moyennement à te faire gagner en tranquillité. Tu es là pour un but précis et cela s’arrête là. Enfin, c’est ce que tu voudrais croire. C’est ce que tu t’entêtes à croire.


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Odhran Cotter

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MessageSujet: Re: Everything we lost, can it be found? [PV]   Everything we lost, can it be found? [PV] EmptyVen 17 Mai - 15:25




Everything we lost, can it be found?

@RAFAEL FITZGERALD #1 & Odhran Cotter #2


Peut-on réellement perdre ce qui ne nous appartient pas?



Musique


L'évidence. Elle éclate dans ta voix. Elle transparaît enfin à travers ton visage qui a reprit cette expression infaillible. Mes services. C'était tout ce que tu étais venu chercher ici. Pourtant, j'avais cru voir des éclats dans ton regard. J'avais cru distinguer la surprise, autant que l'émotion que je partageais également. Il y avait eu un silence dans cette nouvelle mélodie. Une respiration que nous n'avons pas su prendre, venant faire palpiter notre âme jusqu'à l'étouffement. Mais nous ne pouvions nous le permettre. Toi comme moi les siècles nous avaient rodés aussi finement qu'une montagne. Déjà autrefois tu semblais toujours maître du moindre de tes mouvements, me rendant parfois sous le charme de ta gestuelle qui me paraissait toujours gracieuse. Sauf quand notre désir s'était mis à battre. Sauf quand ma présence semblait te faire chavirer. C'était minime, mais suffisant pour que je perçoive une différence et que je comprenne que tu n'étais pas insensible à mes regards. Qu'en est-il aujourd'hui? Le temps s'est-il emparé totalement de ton cœur? Une autre âme s'en est-elle chargée? Des questions qui viennent me submerger alors même que je n'en veux pas les réponses. Tu as choisi ton peuple autrefois. Je nous avais cru au-delà de tout ça. J'avais cru orgueilleusement que mon amour t'importait davantage que le reste. Pas au point d'abandonner tes fonctions - ton ambition est ce qui parfaisait ton éternité j'en avais conscience - mais au point de ne pas enterrer ce que nous avions construit. Ton absence s'était sentie même lors de tes présences. Tu n'étais plus avec moi même quand tu daignais revenir dans ce lieu que nous avons chéri de bien des façons. Mes mots semblaient impuissants à te ramener, alors mes doigts ont pianotés afin de noyer le chagrin qui était né dans mon palpitant. Et aujourd'hui? Ce dernier était vide et pesant à la fois. Une part de moi qui m'avait été arraché. Tu m'avais été arraché.

Les pièces de monnaie. Des souvenirs abondent sans que je ne puisse eux non plus les retenir. Je me souviens de celles que je t'avais offerte, sachant à quel point tu les chérissais. Je m'en suis également souvenu au fil des quatre derniers siècles. Comme une habitude dont on n'arrivait pas à se défaire. Pourtant qu'est-ce qu'un demi-siècle dans nos vies d'immortels? Trop. Beaucoup trop pour un cœur écorché. Dans une autre circonstance - si ma respiration ne se bornait pas à se couper - sans doute aurais-je souris face à cette ironie. Que ce soit ce qu'il y a de plus précieux pour toi qui nous réunissent en ce jour. J'aurai aimé que cela soit moi, ce qu'il t'est de plus précieux. Je détourne un instant le regard afin de chasser cette pensée de mon esprit. Pourquoi ne parviens-je pas à te garder loin de mes espérances? Pourquoi faut-il que tout mon être réagisse ainsi en ta présence? Mon aide. Mon regard revient vers le tien. Électricité. Le courant passe toujours. Je remercie cette distance que tu as gardé entre nous. Je viens croiser les bras tout en m'enfonçant davantage dans le canapé. Ton regard ne me quitte pas et je ne parviens à m'en extraire. L'opalescence du bleu de tes lacs m'a toujours plongé dans une certaine fascination. Pas celle superficielle, mais une fascination profonde où j'avais osé, t'en souviens-tu, enfreindre ta froideur pour venir toucher ton visage. J'avais ainsi exploré chacun de tes grains de peau sans jamais détourner mon regard du tien. Tu m'avais laissé faire. Tu m'avais laissé t'embrasser. C'était notre premier baiser dont la saveur me hantait encore.

«Tu peux toujours compter sur mon aide.» N'étais-je pas parti pour t'aider autrefois? C'est là que tu te redresses - que tu me fuis - alors même que mes souvenirs s'évanouissent. Ils devaient retourner en cendres à l'image de ce que tu avais fait à mon cœur. Toute cette beauté que nous avons partagé, toi seul pouvait la réanimer. Si je parvenais à nous pardonner. Tandis que tu te postais face à la fenêtre, ton parfum flotta sur ton passage. Je fermais les yeux en le respirant. La douleur sembla se réveiller. Je sentis mon expression faillir, mais tu ne pouvais la voir. Je tentais alors de me durcir. Je ne pouvais avoir besoin de toi alors même que tu n'étais pas capable d'être là pour moi. Tu me l'avais prouvé. C'est ainsi que je portais mon regard sur toi tandis que tu t'allumais une clope. Brisure. Tu ne parvenais pas à me faire face. Tu venais fumer tes émotions, à croire que tu voulais me passer un message. Mais au lieu de parler de nous, tu t'emmurais davantage dans le rôle que nous offrait cette situation. Le prix. Je me levais. Constatais que je possédais encore toute ma contenance malgré cette irrépressible envie de venir te contempler. Encore. Pour laisser mes carapaces se briser. Pour me perdre à nouveau en toi. Déraison. Je n'étais plus le jeune sorcier d'autrefois prêt à tout donner par amour. Je ne pouvais plus l'être. J'avais touché au jeu social, j'avais pris parti comme tu savais si bien le faire de ton côté. Je n'étais plus le même. Alors pourquoi mon cœur ne cessait de vouloir battre à nouveau pour toi?

«Mon prix va dépendre des pièces que tu souhaites....de leur nombre, leurs valeurs...» Je ne t'apprends rien. Tu sais qu'une majorité valent plus que de l'argent. Mais ce que j'ai besoin de savoir c'est si mes contacts vont devoir fouiller le sol et les ruines, ou devoir se préparer à un vol. Parce-que tous les collectionneurs de ce monde sont comme toi: attaché à leurs pièces. Cela va au-delà de l'argent, cela est plus viscéral. Pourquoi n'as-tu su être ainsi envers moi? Pourquoi n'es-tu jamais venu me trouver? Avais-je une importance moindre que tes pièces Rafaël? Un bref instant, je me demandais si tu l'avais gardé, tapi au creux de ton flanc droit. L'avais-tu gardé ou m'avais-tu effacer? «Jamais je n'aurai imaginé que ce soit ta collection qui parvienne à nous réunir.» Je ne pouvais continuer de taire ce qui se jouait réellement ici. Il ne s'agissait pas d'un simple contrat. Il s'agissait du notre que nous avons ignorer jusqu'à maintenant. «Si tu préfères, je chargerai mon assistant de la livraison.» Parce-que ma vue semble t'incommoder. Je te le disais, je serai toujours là pour t'aider, même si cela veut dire disparaître à tes yeux.

Pour le moment je m'approchais de toi. Observer ta silhouette comme autrefois me donnait l'envie de venir saisir ta taille et me perdre dans notre amour. Était-il toujours là? J'avais toujours eu la sensation que c'était un rêve, que cela ne pouvait arriver. La vie m'a démontré qu'en effet, ce n'était pas une réalité. Cette dernière nous a rattrapé, et je m'en suis allé. Mais présentement, je me poste à côté de toi, mon regard s'emparant à nouveau de la beauté de ton faciès, s'échouant un instant sur tes lèvres, la cigarette me montrant la voie. Au final, je décide de regarder le jardin comme tu le faisais si bien. «J'espère que tout va bien dans ta vie et dans celle de ton roi.» Aussi profonde fut ma douleur, jamais je ne t'avais souhaité autre chose que paix et joie. Et réussite. Je savais comme tu avais donné ta vie pour aider ton peuple. Je savais, même si tu me taisais tout cela, à quel point tu étais devenu essentiel pour les tiens et pour ton souverain. Ma phrase n'avait rien d'agressif, mais s'appuyait sur une sincère sollicitude. 
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Rafael FitzGerald

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MessageSujet: Re: Everything we lost, can it be found? [PV]   Everything we lost, can it be found? [PV] EmptyMar 11 Juin - 16:13



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Odhran & Rafael ♣ You're the book that I have opened And now I've got to know much more. Like a soul without a mind, In a body without a heart. I'm missing every part.

Dans la vie de chaque individu, il y a ce moment particulier de pur malaise. Ce moment où l’envie de voir la terre se couper en deux et l’engloutir afin de ne pas assumer sa gêne, se manifeste. Férocement. Tu t’es toujours répété n’avoir aucune honte à surmonter. Le trouble, n’embrase pas ta vie personnelle alors techniquement, tu ne peux avoir besoin de cette solution miraculeuse. Erreur. Sacrée erreur. A cet instant précis, l’idée de t’enfuir loin, très loin, germe dans ton esprit. L’idée de vouloir devenir l’une de ces minuscules êtres que tu commandes dans le but de te cacher dans un petit trou et ne plus en sortir. Oui, c’est ce qui se passe dans ton esprit actuellement, non pas par lâcheté mais par déconcertation. Tu n’es pas façonné pour vivre ce genre de situation Rafael. Tu n’as pas été forgé dans le moule de la bravoure émotionnelle. Toi, tu as une âtmâ aiguisée pour les grands stratagème et les cheminements méthodiques. Tu connais les éclaboussures des batailles ensanglantées. Tu as appris par coeur les plans pratiques à utiliser sans ciller, sans avoir l’once d’une hésitation. Là, c’est différent. Là, tu préfères largement affronter une guerre civile que ce regard animé. Ce passé en commun gorgé de sentiments inavoués et de blessures encore ouvertes. Et ces blessures, tu les avais occasionné. Tu les avais commandé par des choix assumés. Mais c’est la grande question qui s’impose à toi ; ces choix, les assumes-tu réellement ? Assumes-tu sincèrement d’avoir privilégié la reconnaissance aux appels de ton palpitant ? Tu l’ignores et c’est la raison de ton désarroi actuel. Revoir ce visage angéliquement maléfique a ouvert une porte scindée par tes soins. Un portail couvrant tous tes regrets et tes remords. Là, ils te sautent à la gueule et te démangent la peau. Là ils t’encerclent de toutes parts ne te laissant aucun autre choix que celui de l’indifférence. Et tu te détestes pour ça. Tu te hais de faire comme si le revoir ne te faisait ni chaud ni froid. Comme si sa présence malgré tout ce qu’elle éveille en toi, ne te réconforte pas. Tout n’est qu’apparence avec toi. Tout n’est que masque trompeur alors que la seule personne que tu essaies de berner, n’est autre que toi-même.

La facilité. Une option facile mais nécessaire ne serait-ce que pour te donner le temps pour taiser cette cacophonie intérieure. La facilité d’évoquer la raison de ta venue ici. Les pièces. Le prix. Foutaises, ça ne t’intéresse plus. Ton passe-temps préféré devient soudainement si obsolète, si honteux aussi. Bordel. Tu avais réduit à néant une multitudes de siècles et les premiers mots qui quittent tes lèvres tournent autour de futilité. Tu te mords la langue comme pour punir ton absurdité. Tu lui tournes le dos en restant face à cette fenêtre. Tu fumes ou plutôt tu fais semblant de fumer car ce qui compte à présent, c’est sa silhouette dessinée sur la vitre. Tu suis ses mouvements et tu t’affoles quand il se rapproche même si tes jambes restent ancrées sur place. Il fait comme toi, Odhran. Il te donne des réponses et ciel comme tu n’en as rien à foutre de tout ça. Comme tu lui en veux de faire comme toi en se montrant si détaché.  « Jamais je n'aurai imaginé que ce soit ta collection qui parvienne à nous réunir » Ta lèvre inférieure se retrouve prisonnière de tes crocs. Tu gardes le silence bien occupé à calmer ton agitation intérieure. Bon sang. Il faut que ça cesse. Il faut faire abstraction du son de sa voix et de tous les souvenirs liés à cette mélodie. « Si tu préfères, je chargerai mon assistant de la livraison. » Cette mélodie se fait remplacer par des notes plus lascives. Des gémissements au creux de ton cou. Des tonalités te rappelant l’étendu de l’amour qu’il a un jour porté pour toi. Des mots qui, à cet instant deviennent des maux. Et ça ne s’arrête pas. Les images de votre liaison, de vos étreintes ne veulent plus s’interrompre. Tu te mets à cligner nerveusement des yeux. Seul preuve de ton affolement intérieur. Il reprend la parole mais cette fois, tu l’interromps non sans continuer de regarder le jardin à l’extérieur. « Je te croyais mort. » Ou est-ce un phoenix qui renaît de ses cendres. Tu le regardes, Odhran. Tu regardes chacun de ses traits ayant un jour éveillé tes sens. C’est vrai, tu as aimé toucher sa barbe naissante remontant jusqu’à ses lèvres dont tu connais le goût par coeur. Tu as aimé le taquiner en pinçant son nez rien que pour entendre la gaieté de son rire. Tu as aimé te perdre dans ses émeraudes. Celles qui s’habillaient d’un voile plus lubrique quand son enveloppe te réclamait. Et c’est triste n’est-ce pas ? De se sentir abject dans des yeux familiers.  « On m'a dit que tu as péri lors de la grande guerre. Mais ils se sont trompés puisque tu es en face de moi, vivant et ... si calme. » Toi, tu as échoué. Tu n’es plus si tranquille que tu ne laissais paraître. Comment peux-tu l’être après avoir vécu un sacré ascenseur émotionnel dont il est le créateur ? Là, les rôles s’inversent. Là, tu t’avances d’un pas cherchant un quelconque émoi contre lequel t’appuyer. Mais il y a rien. Le néant. « Tu as toujours été le plus démonstratif de nous deux alors pourquoi tu cris pas, tu me frappes ? Pourquoi tu agis comme une putain de loque ? » Oui, tu pars à la recherche d’une quelconque émotion loin d’être maîtrisée de sa part. Et même si le ton ne s’élève pas, ta vulgarité nouvelle est la preuve de cette perte de patience. Tu as fléchi le premier et pour être sincère, tu t’en fous. « Tu t’attends sincèrement à ce qu’on se mette à papoter comme de vieux potes ? Je te savais pas débile. » Tu voudrais te lacérer la langue de l’attaquer de cette façon. Mais si cette initiative pourrait le secouer alors … soit, tu iras jusqu’au bout et tu assumeras les conséquences.


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Odhran Cotter

Odhran Cotter
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MessageSujet: Re: Everything we lost, can it be found? [PV]   Everything we lost, can it be found? [PV] EmptyVen 21 Juin - 22:03




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@RAFAEL FITZGERALD #1 & Odhran Cotter #2


Peut-on réellement perdre ce qui ne nous appartient pas?



Musique


Fatal. Tes mots l'étaient par bien des aspects. Je ne m'étais pas attendu à ce que ma mort ait enlacé ton esprit, alors même que la vie se jouait toujours dans mes veines. Je ne m'étais pas attendu à ce que ton regard trahisse le moindre trouble en ma présence. Tout était autrefois si lisse et parfait en ta compagnie. Tu ne montrais rien, chassant les émotions de tes entrailles afin de laisser les autres de marbre en ta présence. Alors que faisais-tu Rafael en cet instant? Comment osais-tu perdre le contrôle, toi qui m'a toujours donné l'exemple? Te voilà à me donner les détails de ce mensonge qui semblait t'avoir réellement touché. Ma disparition ne semblait pas avoir autant entaché ton existence que cette nouvelle qui se révélait fausse. Autant que ma posture qui t'apparaissait bien trop calme pour le sorcier que tu avais connu. Dois-je te rappeler que c'est toi qui l'a autrefois tué? Tandis que j'attendais tes mots qui ne venaient jamais? Ta présence qui se montrait aussi passagère qu'un fantôme? Étais-je encore en colère? Pas suffisamment pour te faire grâce de mes émotions. Je ne te donnais rien de moi, et pourtant j'aurai tout donné pour joindre ma main à la tienne et que nos iris se reflètent à nouveau. Au lieu de cela, c'était cette énergie glaciale que j'avais laissé nous envelopper sans tenter de l'en empêcher. Tu avais été un client jusqu'à cette révélation. Est-ce que cela veut dire que je me dois de moins t'en vouloir? Est-ce qu'apprendre ma mort lors de la grande guerre doit te rendre plus aimable à mes yeux? Dois-je comprendre que sans cela tu serais venu à moi? Foutaises. Mais je me garde bien d'avancer de tels propos. Je préfère te regarder te craqueler du plus profond de ton être en une vengeance d'une amertume qui ne m'est pas coutumière. Je ne veux tellement pas que tu souffres. Mais n'est-ce pas toi qui t'ai infligé tout cela? Toi et personne d'autre?

Te voilà à me reprocher de ne plus être celui que tu as connu. Te voilà à m'insulter d'une façon qui te rend à mes yeux méconnaissable. Est-ce seulement de mon fait? Est-ce que mon absence t'a amené à perdre ainsi le fil de tes expressions? Ou est-ce la vie qui t'a abîmé, toi mon beau prince, au regard de glace et aux baisers de velours? Toi, que mon cœur n'a jamais su cesser d'aimer, au point d'uniquement se laisser consumer? Toutes ces questions me viennent à l'esprit tandis que tu poursuis sur ta lancée, cherchant clairement à obtenir de moi autre chose que cette maîtrise acquise au fil des siècles. Mon regard se fait encore plus froid, comme en compensation au volcan que tu laissais écouler de toi. «Pourquoi j'userai de tant d'énergie envers toi Rafael?» Ma voix était plus coupante que je ne l'aurai souhaité. Je ne parvenais pas à garder cette douceur que j'avais su distiller depuis ton arrivée en ces lieux. «Est-ce que crier a servi à quelque chose autrefois?» Mon regard se détourna du tien, fixant un point dans l'horizon: «Je remarque que mon silence te touche davantage que mes cris...que mes mots.» Ma colère était devenue froide. Bien plus que je ne l'avais cru. Au fur et à mesure de mes propos, j'avais la sensation que des lames de rasoir s'enfonçaient dans mon cœur. Pourquoi m'obliges-tu à te faire mal? Est-ce uniquement la douleur qui subsiste entre nous?

Au final, je parvins à te faire à nouveau face. Je ne veux pas te regarder si durement, mais je ne parviens pas à faire autrement. Es-tu fier de toi? Es-tu fier de voir que même après tous ces siècles tu ne me laisses pas indifférent? Que même si ma colère n'est pas faite de lave brûlante, elle n'en reste pas moins présente? «Aurais-tu préféré que je le sois?» Mes paroles n'avaient aucun lien entre elles. J'essayais de comprendre ce que tu voulais de moi, vu que tes pièces ne semblaient plus revêtir la moindre importance. Mon regard continuait de sonder tes abysses, tandis que mon corps se tendait bien trop fort face à ce désir contradictoire qui ne voulait qu'une chose: t'étreindre à nouveau. Avec violence s'il le fallait. Mais au lieu de cela, j'ajoutais, comme si ce n'était pas évident: «Mort.» Est-ce que cela a simplifié ton existence? «Tu me dis tout ça comme si cela avait affecté ta vie que de croire à ma mort.» Conneries. Cela faisait quatre siècles sans que tu ne sois venu me chercher. Tu m'as laissé partir, comme on laisserait partir un train sachant que le prochain s'en viendrait. Je n'avais été qu'un voyage dans ton existence, et il était clair que tu n'avais pas l'âme voyageuse. Ou que je n'étais pas la bonne destination.
(C) MR. CHAOTIK
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La Grâce de l'éphémère

Le sable s'écoule. Il nous rappelle le temps qui passe tandis que mon cœur s'effrite. ©️ signature by anaëlle.
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Rafael FitzGerald

Rafael FitzGerald
J'ai débarqué à Rome le : 29/01/2019 , j’ai déjà envoyé : 577 textos, d’ailleurs, j’ai récolté : 441
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MessageSujet: Re: Everything we lost, can it be found? [PV]   Everything we lost, can it be found? [PV] EmptyLun 15 Juil - 17:23



Everything we lost, can it be found?

Odhran & Rafael ♣ You're the book that I have opened And now I've got to know much more. Like a soul without a mind, In a body without a heart. I'm missing every part.

Des siècles d’apprentissage s'envolent dans un claquement de doigts. Ton caractère trempé dans un calme olympien se métamorphose radicalement. Pourtant, pendant des années, une décennies, tu as appris à ne pas t’emporter. Tu as appris à ravaler tes émotions n’affichant que ce que tu voudrais afficher. La balance à présent se déséquilibre par tes propres soins. Et à cause de lui. Si t’étais face à un autre fantôme du passé tu n’aurais pas agis de la sorte. S’il n’avait pas un jour eu une place indéniable dans ta vie, t’aurais passé commande rapidement avant de vaquer à tes occupations. Non, Odhran n’a jamais été une personne lambda démuni d’intérêt. Avec lui, tu as envisagé des plans. A ses côtés, tu as apprécié chaque moment comme si c’était le dernier. Et à cause de toi et de tes ambitions, tu l’as écarté de ton parcours. Alors, ce n’est pas à toi de t’emporter Rafael. Tu n’as pas le droit de lui dire ce qu’il doit faire. Tu n’es pas en mesure de juger ses actes ou ses expressions. Tu n’as pas à le titiller de la sorte alors que, au fond de toi-même, tu ne cherches qu’une seule chose ; es-tu toujours présent dans ses pensées ? Ta place d’antan, l’a-t-il offert à une autre enveloppe plus sécurisante que la tienne ? Tu es proie à une dizaine de questions et de doutes. Tu es à la fois fébrile et tendu. Cependant, à ses premiers mots, l’ire animant ton esprit se transforme en une émotions ésotérique. Non, tu ne t’attendais pas à une telle réponse, à une telle rigidité de sa part. Odhran a été un rayon de soleil dans tes nuits sombres. Il a été le baume réparateur contre l’épée de Damoclès pointée contre ta personne. Ton havre de paix, n’y est plus et c’est à cause de toi. Alors, tu défronces les sourcils, tu reprends ton expression d’indifférence. Pourquoi donc essayer d’amorcer des émotions particulières quand elles ne sont plus présentes ? « Bien. Au moins c’est clair. » Non, tu n’es pas le genre à continuer sur ta lancée quand un mur te heurte à plusieurs reprises. Sa position est claire comme l’eau de roche ; te voir ne lui fait ni chaud ni froid. Tu trouves cela même inutile de le démentir ou répondre à sa remarque. Tu trouves mieux d’allumer une cigarette et de reculer de quelques pas non sans tourner la tête vers le jardin. Tu t’attends à ce qu’il se remet de parler de la raison de ta présence dans cette pièce. Tu t’attends à ce que ta conduite impulsive s’évapore de vos têtes pour que chacun de vous reprenne le cours habituel de vos existences. Tu te trompes. «Aurais-tu préféré que je le sois? Mort.» Que dire ? A part un soupir accompagné d’un nuage de fumée volant par dessus ta tête, tu ne bouges pas. Tu ne réagis pas non plus sûrement sous le choc d’une telle question. Selon toi, cette interrogation n’a pas de place dans ce contexte. Elle n’a pas de place entre vous parce que, peu importe les circonstances de votre rupture, tu n’as jamais cessé de lui montrer ton intérêt, auparavant. Des siècles plus tard, son image ne t’a jamais réellement quitté, la gardant bien enfoui au fond de ton être. Là, il remet en cause toute ton affection voire même toutes les années passées ensemble et ça t’irrite. Ca t’énerve davantage. « Tu me dis tout ça comme si cela avait affecté ta vie que de croire à ma mort. » Il n’arrête pas ses tiraillements alors que quelques minutes plus tôt, il t’a clairement dit ne pas vouloir gaspiller son énergie sur toi. Alors non, tu ne comprends pas ce qu’il veut de toi. Tu ne comprends pas où il veut en venir. « Je crois pas que la réponse t’intéresse alors si tu me permets, je garde mon énergie pour cette cigarette. » C’est con d’user de la même expression mais tu es comme ça. Tu n’aimes pas te donner en spectacle pour satisfaire un quelconque ego. « Mais laisse moi te dire quelque chose Odhran. » Là, tu lui fais face. Là, tu le regardes comme si c’était la dernière fois. « Je suis conscient de t’avoir blessé par bien des aspects. Mais rappelle-toi qui a fini par s’en aller. » Certes, c’était par ta faute mais il a tout de même fait un pas vers la sortie, finissant par déguerpir de ta vue. « Si tu crois que ton sort ne m’intéresse pas, dans ce cas, je regrette tous ces siècles puisqu’ils ne t’avaient pas permis de me connaitre. » Tu ne dis pas ces mots dans le but de le blesser. Après tout, il t’a montré, depuis votre entrevue, que rien ne pourrait l’atteindre venant de ta part. Tu dis simplement ce que tu penses. Tu ne sais pas mentir, tu ne sais pas aller contre la vérité, surtout celle de tes sentiments.  


Codage par Magma.



Over The Hills And Far Away
♣️ Would you do it with me. Heal the scars and change the stars. Would you do it for me. Turn loose the heaven within. Come out, come out wherever you are. So lost in your sea. Give in, give in for my touch, for my taste for my lust
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Odhran Cotter

Odhran Cotter
J'ai débarqué à Rome le : 10/05/2019 , j’ai déjà envoyé : 76 textos, d’ailleurs, j’ai récolté : 40
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MessageSujet: Re: Everything we lost, can it be found? [PV]   Everything we lost, can it be found? [PV] EmptyMer 31 Juil - 3:16




Everything we lost, can it be found?

@RAFAEL FITZGERALD #1 & Odhran Cotter #2


Peut-on réellement perdre ce qui ne nous appartient pas?



Musique


Brisure. Ne resterait-il que des éclats de verre entre nous? Du verre pilé sur lequel je marche tandis que tu t'éloignes. Tu te fermes. Tu te caches derrière cette fumée dont je ne comprends pas le message. Tout ce que je perçois est cette douleur - sourde - et cette attitude qui n'est pas la mienne. Mes paroles ont été tranchantes. Et tu les crois. Si facilement. Est-ce que tout cela t'arrange au final? Que je ne me jette pas dans tes bras? Est-ce que le désir qui a été le nôtre n'est désormais que le mien? Ce palpitant qui m'est vital ne cesse de battre de plus en plus fort. J'aurai aimé te sentir contre moi. J'aurai aimé que nous devenions des miroirs inversés, que tu hurles là où je garde le silence, que j'étouffe là où tu respirerais. Rien de tout cela ne se passe. Seulement ce froid imprudent qui commence à prendre possession de toi autant que de moi. Je me souviens pourtant de nos rires. De la chaleur de ton corps et de tes baisers. Je me souviens comme pour toi j'aurai laissé les flammes m'embraser. Je le pourrais encore. Mais que reste-t-il à part cette incompréhension. Où est passé ta sensibilité? Je pensais que tu saurais voir au-delà de mon apparence. Au-delà de cette colère affichée. J'aurai voulu que tu me vois au lieu de te heurter aux falaises de ma psyché. N'avais-tu plus le courage de te blesser, même pour moi? Étais-tu si pressé d'être déçu pour abandonner si vite?

Ironie. Que tu manies comme un adolescent. Étais-tu donc touché par mon attitude? Est-ce que j'avais réellement encore cette capacité? Un tressaillement passa dans mon regard, mais tu ne pouvais le voir, concentré sur ta cigarette. J'avais du mal à contenir la douleur qui commençait à se répandre dans mon corps. Cet écho du passé amplifié par mon envie d'aujourd'hui. Cela faisait mal de t'avoir si proche et ne pas parvenir à se rapprocher. Faire face. Mon regard avait déjà commencé à se craqueler. Pourtant je ne fuis pas le tien tandis que tu viens m’asséner une vérité en demi-teinte. Tu osais. Me donner tous les torts. Tu osais me faire porter la fin de notre relation. Plus dur que tout, tu osais enterrer ce que nous avons vécu. Je détournais alors le visage. Tremblement. De cette rage mêlé d'une sauvage tristesse. Comment était-ce possible? Après tous ces siècles, comment était-ce possible que tu puisses faire éclater mon cœur? Je le pensais consumé et effrité depuis longtemps. Pourquoi cette douleur dans la poitrine tandis que je sentais mon regard se mouiller. «Te connaître?» Un souffle. Je n'étais même pas sûr que tu l'avais entendu. «Et qu'en est-il de me connaître alors?» Comment peux-tu t'arrêter à mon attitude? Ne peux-tu même imaginer à quel point j'ai souffert de ton absence? À quel point j'ai souffert que tu n'aies jamais tenté de me retrouver? Et ce que cela fait que d'apprendre que seule ma mort semblait m'avoir rappelé à ton souvenir? Fallait-il cela pour que je compte à nouveau à tes yeux?

Franchise. Je me tourne à nouveau vers toi. Peu m'importait que mes émotions me transpercent. Peu importait que tu puisses contempler le carnage que tu as provoqué en moi. Je n'étais que ruine depuis bien longtemps, m'attachant à aider ceux que je croisais en échange de faveur. J'avais voulu me plonger dans mon travail comme tu savais si bien le faire. Pourtant, cela ne me réussi pas aussi bien qu'à toi. Je ne sais pas revêtir de masque, je ne résiste pas contre l'effet que tu provoques en moi. Je te hais pour ça. De ne pas réussir à te cacher mes sentiments. J'ai toujours été le plus émotif et j'avais cru que les choses avaient changé. Que j'avais réussi à t'instiguer un peu de moi, comme j'avais pris un peu de toi. Des histoires. Auxquelles je ne pouvais croire. J'avançai ainsi vers toi. Ta peau qui me paraissait si soyeuse. Ton regard qui semblait percer mon âme tandis que mon cœur saignait. Un autre pas. La distance s'amenuisait tandis que mon souffle me manquait. Les mots me semblaient contraignants. Je leur préférai le silence. Le tintamarre de mon cœur emplissant mon esprit d'un rythme qui me rendait fou. Risque. De venir ainsi aussi près. Je tendis une main pour te voler ta cigarette tandis que c'était tes lèvres que je convoitais. Elles se refermèrent autours du tube. J'inspirai et laissai voleter la fumée sur le côté, sans que mes yeux ne quittent les tiens. J'avais besoin d'assécher mes larmes. Besoin qu'elles cessent. Mes joues les accueillaient pourtant encore, avant que mes paupières ne se ferment, que je fixe le sol, de peur de t'embrasser sans que je n'y puisse rien. «De mon côté, je ne regrette rien de tous ces siècles.» Un lointain écho à tes paroles. Une vérité qui me fait encore souffrir aujourd'hui. Personne n'avait pu te remplacer. Jamais je n'aurai pu le permettre. Finalement, mon regard d'un vert attisé par les larmes revint dans le lagon du tien. Comme autrefois, je m'offrais en pâture à ton jugement. M'aimais-tu encore?
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