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Contexte & cie » Même sur Die ac Nocte, nous possédons quelques règles, un univers bien précis à apprivoiser, à comprendre. Pour ce faire, cette partie a été faite pour vous. C’est ici que vous commencerez votre aventure, que vous trouverez de quoi comprendre le forum.
VOUS LES COPAINS, JE NE VOUS OUBLIERAI JAMAIS (onyx&olympe) i meet you again 2521561984
Après une jolie année, DAN ferme ses portes. Vous pouvez lire les petites explications et les petits mots du staff ici (onyx&olympe) i meet you again 3308333368

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 (onyx&olympe) i meet you again

         

Olympe De Briant

Olympe De Briant
J'ai débarqué à Rome le : 15/07/2018 , j’ai déjà envoyé : 1179 textos, d’ailleurs, j’ai récolté : 98
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MessageSujet: (onyx&olympe) i meet you again   (onyx&olympe) i meet you again EmptyVen 14 Juin - 0:43

I meet you again
Où était Hadrian ? C’était la question qui serpentait sur les lèvres d’Olympe depuis des semaines. À vrai dire depuis son interruption à la soirée vampirique du Château Saint Ange et de cette nuit-là, rien n’était plus comme avant. Elle était perdue entre le français et l’anglais sans savoir à qui en parler. Et Hadrian qui faisait de mort depuis des jours. Elle ignorait où il se trouvait. Elle enrageait dans son appartement du Capitole au point de ne plus savoir quoi faire de ses journées, afin d’attendre ses nuits auprès de Nathan qui savait l’écouter et la comprendre. Même si elle ne lui avait pas avoué ce travers. Sachant ses propres sentiments, Olympe n’avait pas envie de lui dire que malgré l’amour qu’elle lui portait, elle avait été voir Hadrian, une fois, une unique fois, car c’était des coups de pulsions. Elle savait qu’il le prendrait comme la fois avec ce baiser importun. Et si cette nuit lui avait fait tirer une croix sur le français… Enfin, elle pensait avoir fait une croix sur lui, mais intérieurement, même son cœur d’immortelle n’en était pas convaincu. Nocturne n’était pas joignable. Tout le monde semblait affreusement occuper ces derniers temps. Hormis Helen qui s’approche une nouvelle fois de la blonde, pensive dans son canapé, avec une tasse de chocolat chaud brulant. « Madame… » La sorcière occupée à caresser le haut du crâne de Salem détourne le regard sur la terrestre, qui après avoir posé la porcelaine sur le guéridon lui tend un flyer. Et la blonde hausse un sourcil. « Je n’ai pu me retenir de livre un ou deux de vos carnets, comme vous me l’avez conseillé au début de mon service pour vous, et le nom du propriétaire de cet établissement… Vous le connaissez, peut-être serait-il a même de vous écouter, n’est-il pas votre ami ? » Le meilleur, pense la sorcière en passant ses doigts sur le prénom d’Onyx. Les yeux luisants une nouvelle fois. Elle ne dit rien, alors que la femme d’une cinquantaine d’années s’attend à être réprimandée, la Grande Sorcière de Rome ajoute. « Je te remercie Helen… » C’était la première fois en trente ans de service qu’elle se permettait de la tutoyer, mais ses gouvernantes devenaient petit à petit des amies, puisqu’elles étaient à son service de mère en fille… Et elle reste là à regarder le papier glacé entre ses doigts. Il y avait une soirée costumée dans ce club de strip-tease. Elle savait qu’Onyx et Hadrian le géraient tous les deux… Peut-être pourrait-elle le croiser lui aussi ? Lui dire que c’était impossible… Que jamais ils ne pourront plus ! Et finalement, le cœur de la sorcière se serre à cette simple idée. Était-ce si déshonorant d’aimer deux hommes de cette façon ? Et puis, Onyx semblait la fuir depuis son arrivée à Rome, malgré ses invitations à rejoindre sa congrégation. Est-ce qu’il… était fâché contre elle ? Et elle se relève, au grand désarroi de son chat qui la fixe de ses billes brunes. Helen retournée à ses occupations n’entend pas la créature arriver dans son dos. « Helen… » Et elle sursaute en se retournant. « Oui Madame ? » Olympe sourit. « Pourrais-tu m’aider à me préparer ? J’ai une vieille robe à mettre ce soir. » Une robe qui avait environ quatre cent cinquante ans… C’était celle qu’elle avait portée lors de la fête organiser en l’honneur de ses fiançailles. Cette robe de soie et de satin brun clair, d’inspiration italienne, aux broderies d’or. Cet habit l’avait toujours mis en valeur et ce soir était une fête costumée. Elle pouvait revêtir des vêtements qu’elle avait longtemps cachés dans une malle. Le corset la retient un peu, mais elle s’observe un moment dans le miroir, tournant les étoffes autour d’elle. Ses mains s’entourant finalement d’un halo vert pour faire repousser ses cheveux jusqu’au creux de sa taille, comme à l’époque. Elle semble avoir le visage plus fin, plus long, plus enfantin avec cette longueur. Entourant plusieurs mèches afin d’entourer son crane d’une torsade où Helen l’aide à ajouter un bijou de pierre précieuse et fine. C’était bien plus moderne qu’à la Cour de France. Mais elle s’y faisait parfaitement. Et il n’en fallut pas plus. L’heure était déjà avancée, et elle voulait être en avance par rapport aux pauvres âmes qui viendraient chercher la luxure ce soir-là. Remerciant Helen, avant de la libérer. Qu’elle profite de sa famille, Olympe se rendait petit à petit compte que c’était ce qu’il y avait de plus important.

Et une fois que la terrestre passe la porte, elle ouvre un portail à l’endroit indiqué sur le flyer. Qu’importe. Mais comme prévu dans son esprit, des employés l’attendent à son arrivée. Et certains n’en croient pas leurs yeux. La Grande Sorcière de Rome vêtue ainsi dans un lieu comme celui-ci. Elle salue les quelques sorciers qui travaillaient ici, qu’elle connaissait de vue. « Je cherche Onyx. » Lance-t-elle de but en blanc ? Elle voulait se fondre dans la masse pour cette soirée, elle était donc venue habillée. Et ce qu’elle identifie comme une fée lui dit qu’elle part le chercher. Qu’elle n’a qu’à attendre à une table. Ce qu’elle fait en la remerciant d’un signe de tête. Au barman, elle commande une bonne bouteille de vin blanc et s’assoit gracieusement à une place qu’elle avait choisie. Son menton dans la paume de sa main en regardant l’endroit de débauche qu’il avait créé. Fiancé de longue date, Onyx s’était retrouvé célibataire, car elle avait été déclarée morte. Mais il était toujours pour elle… Son meilleur ami, son fiancé, l’homme qui avait pris sa vertu. Un homme de sa vie. Et elle passe sur ses temps, son unique main libre. Elle ne pouvait pas aimer trois personnes en même temps. C’était impossible. Elle s’était tellement laissé aller que ses yeux avaient cette couleur vairon qui n’appartenait qu’à elle. Et en levant le regard vers l’agitation, elle le remarque enfin. Il est là. Et si elle n’était pas tant choquée de le revoir après des siècles, elle se serait levée pour le serrer contre elle. Mais la blonde sent, en plus d’un battement de cœur loupé, ses jambes qui la lâchent sans aucune once de respect.

Références : robe 1 & robe 2 & coiffure


(Olympe was different, though. Sweet and gentle, yet there was a little of her father in her, too. Cold and sarcastic, we don't really know when Lucifer stopped perverting his daughter.)
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Onyx de Malherbe

Onyx de Malherbe
J'ai débarqué à Rome le : 30/04/2019 , j’ai déjà envoyé : 296 textos, d’ailleurs, j’ai récolté : 177
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MessageSujet: Re: (onyx&olympe) i meet you again   (onyx&olympe) i meet you again EmptyVen 14 Juin - 14:23

Cette soirée, il la prépare depuis des mois. Les flyers, distribués ces cinq dernières semaines, annoncent des boissons à volonté, des danses privées pour les quelques élus ayant reçu une invitation personnelle par courrier. La couturière qu'il a engagée s'est surpassée. Les loups portés par tous le personnel sont dans le plus pur style du carnaval de Venise. Le noir iridescent des masques, relevé par des gravures et des moustaches d'un argent mat. Il les a tous personnellement ensorcelés. Ce soir, les yeux des danseurs et danseuses, des barmen et barmaids, sont jaune topaze, avec une fente noire en guise de pupille. Les corsets noirs, rouges, bleus, jaunes. Les vestes, toutes aussi colorées. Les bas résille, les vestes en queue de pie. Les queues de renard attachées aux croupes du personnel. Les fleurs, bleu marine, noires, blanches, rouge sang. La lumière tamisée du château de Malherbe appelle à la luxure et aux complots. A l'entrée, les client reçoivent un masque. Noirs d'habitude, ceux des VIP sont d'un blanc nacré.

La musique s'arrête. S'éteint, plutôt, dans un doux fondu vers le silence. La foule comprend. Les discussions s'arrêtent, il ne reste que murmures et messes basses. Le léger brouhaha d'une assemblée qui attend son hôte. Derrière le lourd rideau de velours pourpre, il sourit. L'organisation, les invitations, les costumes, toute cette soirée n'est qu'un caprice qu'il a imposé. Il se rappelle les réceptions à la Cour de France, les soirées de La Belle Époque. Cette soirée du 19 avril 1802. Il s'efforce de ne pas faire remonter le souvenir d'une nuit particulière de 1536. Pourquoi n'avait-il pas invité Olympe, d'ailleurs? Il est trop tard pour continuer à l'éviter. Elle a sûrement déjà vu Hadrian. Un ricanement amère secoue les épaules du renard. C'est justement parce qu'elle a déjà vu Hadrian.
Le sorcier prend une grande inspiration, puis franchit le rideau. Il écarte les bras, et annonce, d'une voix de stentor, le début de la soirée.
"-Donne e signori, bienvenuti nel Calstello di Malherbe!" Il rappelle que les boissons sont à volonté. Que, dotés d'un masque blanc, les VIP pourront assister à un feu d'artifice et accéder à une zone réservée pour des danses privées. Il rappelle aussi que danseurs et danseuses peuvent tout à fait vous refuser une danse, à vous de savoir les charmer. Que tout geste déplacé envers le personnel entrainera des représailles. Pour finir, "-Amusez vous, très chers!" En français dans le texte.

Une fois qu'il a quitté la scène, Lupa s'approche de lui. Elle lui murmure à l'oreille que la Grande Sorcière de Rome veut le voir. Onyx ne semble pas réagir, pourtant, sa queue, l'espace d'un instant, balaie l'air derrière lui. D'un long souffle, il se maîtrise, puis adresse un sourire à la jeune femme.
"-Danke. Ich komme gleich. il lui donne une clé. Ancienne, l'air inoffensive. Tous deux savent quelle pièce elle ouvre. -Bereite eine Flasche Weiss Wein, und eine Flasche Scotch Whiskey, Bitte."

La voilà. Ses cheveux sont longs, comme ils l'étaient à la Cour du Roi de France. Une tresse enserre la cascade blé d'or qui descend jusqu'à ses reins. Un verre dans la main, l'autre soutenant son visage. Elle a toujours, même après tant d'années, cet air irréel, insaisissable. Nyx, vêtu d'un costume en queue de pie vert piqué d'arabesques brunes, marque un temps d'arrêt lorsqu'il l'aperçoit depuis le fond de la salle. Le sorcier se décide enfin à s'approcher. Chaque pas fait accélérer son cœur. Il doit se concentrer pour ne pas avoir l'air étrange. La queue de renard touffue qui le suit partout, malgré ses efforts, tressaille régulièrement. Le brun enlève son masque, et sourit à sa cadette. Il ouvre un portail derrière lui.
"-Viens. Les discussions de la Grande Sorcière de Rome ne sont pas à l'abri d'être espionnées. Surtout pas ici, et maintenant."
Sous les regard des puissants qui les entourent, Onyx prend le verre et la bouteille de vin d'Oly, et l'entraîne à travers le portail.

C'est dans la serre, au dernier étage, qu'ils arrivent. Sous le clair de lune, les plantes luxuriantes encadrent deux fauteuils et une table de bois, comme une fenêtre donnant vue sur un curieux rêve. Éclairée par des bulbes luminescents, la table se révèle être une plante, elle aussi. Les racines noueuses se rejoignent en un tronc qui, à son sommet, forme un imbroglio de lianes et de branches. Le tout est lisse, mis à part quelques jeunes pousses, et trois fleurs, au milieu de la table. Une rose bleue, une orchidée, et un rhododendron rouge. Devant les fleurs, une lettre adressée à Onyx. Le papier est ancien, jauni par le temps, craquelé par endroits. Les taches circulaires de quelques larmes mouillent encore l'enveloppe, ça et là. C'est le jardin secret très littéral d'Onyx qui s'étend sous la grande verrière. Personne d'autre que lui n'y avait pénétré avant, pas même Hadrian. Pourtant, il en a la clé, le talisman qui permet de briser le sort d'illusion jeté sur la porte. Un sourire tendre se dessine sur les lèvres du sorcier en repensant au respect que son ami a pour son intimité, même après toutes ces années.
D'un geste, le renard invite son ancienne promise à s'asseoir. Sur la table, une bouteille de chardonnay blanc refroidie dans un sceau de glace, et une autre de scotch, trônent. Le verre bas, carré, est déjà rempli du liquide ambré, avec deux glaçons. Lupa le connaît bien. C'est une triple dose, qu'elle a servi. A son tour, le sorcier s’assoit, et rend son verre à Olympe. Il plonge ses yeux dans ceux de la belle. Même le poids des ans n'a pas effacé le savant mélange d'émotions que provoquent ces prunelles vairons. Malgré les mois de silence, malgré la fuite, malgré les révélations, le mensonge, la peur, la passion, la douleur. Malgré leur histoire, Onyx sourit doucement, tranquillement. Son cœur bat fort, très fort. Trop fort, même, mais il a l'air calme. Il lève sa main vers le visage de la blonde, puis se ravise, une lueur peinée dans les yeux. Parle, bon sang! Depuis des mois que tu lui infliges le silence! Maintenant qu'elle est venue à toi, tu restes muet?! Couard! Pleutre!
"-Bonsoir, Oly. Il s'est ressaisi. Son sourire est franc, sa tendresse est sincère. Bien sûr, Onyx est gêné, ne sait sur quel pied danser. Mais avec Olympe, il a toujours été naturel et protecteur. Il n'a pas l'intention de changer. -Et, excuse-moi. Je n'avais pas le courage. J'avais... Le sorcier baisse la tête, ricane silencieusement. Il n'a jamais été du genre à tourner autour du pot. -J'avais peur. Peur que tu nous aies oubliés. Peur que, des abysses où Hadrian et moi nous étions enfermés depuis quatre siècle, nous ayons raté le coche. Que tu aies refait ta vie, que nous ne soyons plus que les fantômes d'un lointain passé."
Maintenant qu'il le dit, cela parait idiot. Enfantin. Factice. "-Le changement de nom n'a pas aidé., ajoute le sorcier, un sourire taquin aux lèvres. Il lève son verre avant qu'elle ne puisse répondre. -Oublions tout ça, pour l'instant. A nos retrouvailles."
Il a tant à lui demander. Le conclave, Nathan, Hadrian, le choix de devenir Grande Sorcière de Rome -s'il n'est pas surprenant en soi, la belle est ambitieuse, mais Nyx ne l'imaginait pas prendre le fardeau de tous les sorciers de Rome sur son dos. Et tant à lui raconter, aussi. Les guerres, le violoncelle, Caïus, ses femmes successives, Idunn, son métier d'informateur... Très franchement, Onyx aimerait, ne serait-ce que ce soir, simplement retrouver une vieille amie. La femme qu'il aime en secret depuis des années. Le sait-elle, d'ailleurs? Il a toujours été protecteur, mais imagine-t-elle à quel point il l'est plus pour elle que pour les autres?
Mais est-ce si simple? Non, bien sûr que non. Rien ne sera jamais plus comme avant, ils le savent tous deux. Même lui, malgré tous les airs qu'il arbore, ne peut toujours pas maîtriser les va et vient de sa queue. Les froissements de la fourrure contre le tissu de son costume sont le diapason de son insécurité. Pourtant, Onyx ne souhaite pas avoir l'air tendu. Le renard ne veut pas être une énième source d'inquiétudes pour une femme qu'il voit -qu'il imagine, plutôt- froncer les sourcils et le visage creusé de cernes depuis plusieurs siècles.


Onyx parle et pense en 006600
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Olympe De Briant

Olympe De Briant
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MessageSujet: Re: (onyx&olympe) i meet you again   (onyx&olympe) i meet you again EmptyJeu 25 Juil - 2:01

I meet you again
Être Grande Sorcière implique plusieurs flux d’énergie que l’on ressent, une sorte de passation de pouvoir, si les sorciers au rang basique peuvent sentir les grands changements dans les lignes de force qui traversent Rome, Olympe sent chacun d’entre eux et pourrait souffrir de perdre une étincelle de plus dans sa congrégation. Dans ce club, il y a de tout, des créatures, des humains. C’était un patchwork multiespèces… À la fois déplaisant et plaisant. Elle n’aimait pas être vue, sa nature était plutôt discrète malgré l’ambition qui l’avait toujours dévorée qu’on soit en France, en Espagne ou en Italie. Franchement, elle aurait donné tout au Bon Dieu pour avoir le tempérament sage et calme d’Elena ou encore la jugeote de Nocturne. Mais si les qualités de la blonde n’étaient visibles que pour les autres, elle se plaisait dans son autarcie personnelle. Elle avait Nathan, elle avait quelques amis, mais elle avait surtout besoin de cette bulle de solitude où elle ressassait ses peines et ses remords. Le tissu brun parsemé d’or lui rappelait une période à la fois joyeuse et douloureuse de sa longue vie. La fête avait été splendide en Bretagne pour ses fiançailles. Mais Onyx, tout comme elle, savait que c’était une grande fumisterie organisée afin qu’elle ne soit pas vendue à n’importe qui. Mais ça avait suffi à son père. Son pauvre père qui l’avait réclamé elle plutôt que son fils Elouan… Alors que pour lui, elle était morte depuis des années. Cet homme avait été plus humble et plus compatissant que sa mère… Mais dès lors qu’on touchait à sa réputation, Charles De Briant avait été un requin capable de faire la pire des trahisons à sa fille. Dès lors, il l’avait promise à Onyx, en accord avec le père De Malherbe. Pourtant, elle était là, vêtue de cette même robe, le regard dans le vide, un verre à côté d’elle à attendre qu’Onyx veuille bien paraitre. À l’époque c’était lui qui attendait et elle qui prenait son temps, les âges avaient bien changé la donne à croire… Jusqu’à ressentir l’énergie quand il est à deux pas d’elle et se tourner vers son meilleur ami en l’observant se débarrasser de son loup. Elle n’a qu’un faible sourire en guise de salutation. « Viens. Les discussions de la Grande Sorcière de Rome ne sont pas à l'abri d'être espionnées. Surtout pas ici, et maintenant. » Oui, depuis le mois de décembre, la politique était sous tension et les actes des moindres créatures influentes épiées. Elle se lève tranquillement et passe le portail qu’il vient d’ouvrir sans accorder une once d’importance à ce qu’il ferait, s’il le fermait ou non. Néanmoins, le paradis végétal qui l’entoure… Tout ça lui rappelle bien des choses et la sorcière promène ses doigts fins sur quelques racines, sur des branches, sans oublier les fleurs qui sont ci et là. C’était fouillis, mais c’était d’une organisation à faire peur à la fois. Néanmoins, elle n’a pas la même précaution qu’Hadrian dans le secret de l’âme, elle tend la main vers le tissu vieilli et l’ouvre sans pour autant vraiment le lire, ni le regarder. Elle tient juste la lettre dans sa main, comme si c’était normal d’être en robe, dans une serre sous la nuit noire de Rome. Comme s’il rentrait d’un banquet donner en l’honneur d’un quelconque ambassadeur à Blois ou à Fontainebleau. C’est pourtant à son invitation qu’elle lève légèrement ses jupes pour prendre place sur la table où elle redispose la lettre sans dire un traître mot. Les bulbes lumineux étant assez intéressants pour faire vagabonder son esprit loin des préoccupations de Rome. Onyx avait toujours eu ce don avec elle. Il pouvait lui faire oublier le temps et l’espace un instant ou deux. Il avait cette façon de la sortir du quotidien. Et pourtant muette, la blonde vient reposer ses yeux vairons sur son ancien fiancé, sans dire un mot jusqu’à tremper ses lèvres carmins sur le verre. Elle n’ouvrait pas la conversation, elle y était disposée en bas malgré tous les regards, mais ici, ce n’était pas son antre. Et elle n’était pas venue le trouver par manque de temps, mais lui n’était pas venu la voir non plus. Alors, elle ne dit rien. « Bonsoir, Oly. » Et la main qu’il avait levée en sa direction ne l’avait pas fait bouger d’un pouce, elle avait assez confiance en lui, même pour le laisser la toucher malgré les quatre cent cinquante ans de séparation physique. Mais il est tendu, elle le voit à son attitude. Malgré lui, il n’a pas cette assurance rassurante qu’il avait habituellement. « Et, excuse-moi. Je n'avais pas le courage. J'avais... » Et la blonde laisse son regard vagabonder sur les broderies du costume vert de son ami. Il n’était pas du genre hésitant ne l’avait jamais été. Et son ricanement le fait se redresser sur son siège. « J'avais peur. Peur que tu nous aies oubliés. Peur que, des abysses où Hadrian et moi nous étions enfermés depuis quatre siècles, nous ayons raté le coche. Que tu aies refait ta vie, que nous ne soyons plus que les fantômes d'un lointain passé. Le changement de nom n'a pas aidé. » Et elle aurait pu avoir le genre de remarque acerbe dont elle était la maîtresse, mais se tait quand il lève son verre et qu’elle joint le sien dans un tintillement cristallin. « Oublions tout ça, pour l'instant. À nos retrouvailles. » Et c’est elle qui rit doucement, alors qu’elle reporte son verre à ses lèvres maquillées. « À nos retrouvailles donc. » Mais elle laisse simplement le silence retomber en levant les yeux vers le ciel nocturne de Rome. Elle était inquiète toujours au sujet d’Hadrian. Elle le serait toute sa vie et pourtant, elle le fuyait comme la peste en général pour ne pas lui infliger les affres de sa présence. Et elle repose ses yeux sur le renard un moment, avant d’ajouter moqueuse. « Tu avais bien meilleur goût il y a quatre siècles. » Pas que ce costume ne lui allait pas, au contraire, mais elle était septique quant à la couleur. Et elle croisse ses avant-bras sur la table, en l’observant son verre non loin d’elle. « Et ne me fait pas croire que vous n’aviez, malgré la distance, jamais fait partie de ma vie quelle que soit l’époque ou l’heure du jour, combien de lettres t’aies-je envoyées depuis mon départ ? Beaucoup trop. » Elle soupire un moment et ferme les yeux. « Et je crains que tu ne les aies toutes quelque part. » Elle n’en doutait pas. « Comme j’ai les tiennes chez moi. » Ils n’avaient, tous les deux, jamais quitté sa vie. Certes, d’autres personnes y étaient entrées, mais jamais au grand jamais, elle n’en avait fait sortir Onyx ou Hadrian. Finalement, elle se redresse en reprenant une gorgée de vin. « De nous deux, ou de nous trois, je suis celle qui à la moins de courage. » Ou alors celle qui en avait trop, elle ne sait pas dire si c’est du courage de les laisser derrière elle sans jeter un regard en arrière afin de les protéger. « Mais la peur n’évite pas le danger, et je suis loin d’être un danger pour toi et Hadrian, du moins je crois que je ne le suis plus. » Elle aurait voulu prétendre qu’elle ne l’aurait jamais été pourtant, en vendant ses potions à la Cour de France, elle avait tué Hadrian, elle l’avait fait transformé. Et elle tend une de ses mains pour prendre l’une des siennes. « Je veux que tu me promettes qu’à compter de ce jour, tu ne penseras plus avoir été exclu de ma vie, que ça soit celle-ci pour les prochaines. Tu m’es bien trop précieux pour que cela arrive un jour. Tu m’as compris ? »


(Olympe was different, though. Sweet and gentle, yet there was a little of her father in her, too. Cold and sarcastic, we don't really know when Lucifer stopped perverting his daughter.)
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Onyx de Malherbe

Onyx de Malherbe
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MessageSujet: Re: (onyx&olympe) i meet you again   (onyx&olympe) i meet you again EmptyMar 30 Juil - 20:53

Elle est forte. Elle est très forte. Une simple boutade, lancée avec ce sourire simple, franc. Pétillant. Il l'idéalise - il aime ses défauts presque plus que ses qualités, plutôt. Le brun hausse les épaules.
"-A Rome, fais comme les romains. Ils se déguisent en affiches publicitaires bariolées depuis la Renaissance, qui suis-je pour rejeter leur culture?" lâche Nyx, relevant le nez dans une parodie de dégoût.

"-Et ne me fait pas croire que vous n’aviez, malgré la distance, jamais fait partie de ma vie quelle que soit l’époque ou l’heure du jour, combien de lettres t’aies-je envoyées depuis mon départ ? Beaucoup trop.", qu'elle ajoute. Bien sûr que c'est une peur stupide, qu'il avait. Mais que faire autrement? Continuer comme si de rien était, revenir la voir quatre siècles plus tard? Quatre siècles pendant lesquels il a regardé ses femmes successives s'effacer, s'avilir, ne devenir dans sa mémoire rien de plus que les ombres de sentiments qu'il n'a jamais éprouvés? Revenir, la -les!- queue entre les jambes, auprès de celle pour qui il a sacrifié sa vie amoureuse, et celles des pauvres hères qui ont souhaité la partager avec lui?
La voilà, la réponse. C'est lui. Onyx Benoît de Malherbe, sorcier de son état, criminel de guerre, informateur, tortionnaire, médecin, botaniste, zoologue, bienfaiteur, destructeur, amant, amour, ennemi... C'est lui qui a tenté -oh! Tellement, tellement de fois- de refaire sa vie. Jamais il n'a réussi. De ses vies successives, les quelques-une qu'il a vraiment appréciées n'ont été que trop courtes, et ont toujours fini en drame. Sa supercherie démasquée, les entrailles de sa pensée étalées sur la table, avec le cadavre de sa vie de couple et la bague qu'elle avait jetée à l'instant, rageuse d'être cocufiée par un souvenir.
Bien sûr, que j'ai tes lettres! s'écrie-t-il par la pensée.
Même lorsque je le souhaitais, je ne pouvais m'en défaire! Il voit. Même quand Anaïs, depuis son lit de mort, sur le papier qui trône sur cette table en bois qui nous sépare, m'a avoué savoir que toutes ces lettres secrètes, d'un lointain ami sorcier intéressé par mes travaux, n'étaient que les fragiles filins qui maintenaient mes espoirs debout ! Il comprend Même quand Maria, ravagée par l'amour, plus profond, plus sincère, inaliénable que je te voue, s'est enfuie de notre appartement de Dresde!! Onyx bout.

Impassible, il l'écoute, n'efface jamais ce léger sourire attendri de son visage, apaisé qu'il est par la simple présence de la blonde dans la pièce. Puis, "Comme j’ai les tiennes chez moi." D'une phrase, d'un battement de cil, d'un énième saut de son myocarde, qui se lance avec fureur contre sa cage thoracique, le sorcier sent la rage redescendre. Il ne peut s'y résoudre. Même après cinq siècles de vie, passés à regarder la brillante, la passionnée, la radieuse Olympe. Toutes ces années, debout dans le sillage de cœurs brisés, de sentiments contradictoires, de peine muselée. Fut-ce Elena, les de Rougé, même -surtout!- Hadrian, merde! Même Nathan et Idunn! Elle a beau le voir, le savoir, le reconnaître, s'en vouloir, se laisser -et se faire!- souffrir pour tout cela, parbleu! Nyx ne peut cesser de lui en vouloir. Elle est encore dangereuse pour les cœurs de ses proches, maintenant qu'elle ne l'est plus pour leurs vies. A chaque pas, elle fait brûler la terre. De sa voix claire, elle corrompt les cœurs. Le précieux parfum de sa chevelure réduit les âmes en cendres. Et lui qui ramasse les morceaux, depuis tout ce temps.
Malgré tout ça, voilà que sa main est enfermée dans la sienne -Horreur! Elle n'applique aucune pression, pourtant c'est un vicieux piège, mordant sa chair et vidant ses veines, qui enserre ses doigts. Et quand elle lui dit à quel point il est précieux pour elle, qu'il a toujours fait et fera toujours partie de sa vie, le renard s'oublie. Il n'est plus le maître du Castello di Malherbe, informateur de renom et ancien espion de guerre, connu pour sa cruauté envers ses ennemis et la protection absolue que sa simple et brutale réputation confère à ses alliés. Il ne reste plus rien d'Onyx de Malherbe, le mage aux fleurs sanguinaires, le fléau de la forêt noire, l'assassin du baron de Rougé.
Non, il ne reste que Nyx. Un enfant, un adolescent, un jeune adulte, follement épris de la première personne à avoir brisé sa solitude. D'un sourire, d'un regard, émerveillé, bleu comme les cieux, révélant la pure beauté que le Monde, depuis des temps immémoriaux, abrite.
Comme d'habitude, seul signe de son émoi, la fourrure noire se ballade contre l'étoffe verte du costume, gratte les dorures, rappelle son mouvement par le son régulier du poil dense sur le tissu. Comme d'habitude, Onyx sourit de plus belle, apporte la main d'Olympe à ses lèvres, y laisse d'un baiser des siècles de tendresse, des nuits de doux rêves, des heures de fantaisies simples, où la vision de cette tête blonde, reliée par un pont d'écailles au pire objet de tentation que la Terre ait jamais porté, est la première chose qu'il voit au réveil.
Comme d'habitude, le renard lève des yeux pleins d'une malice et d'un désir qu'il ne dissimule plus, et répond, avec la voix de baryton qui dort au fond de son torse. "-Bien sûr, duchesse. Je te le promet."

Son numéro fait, Nyx se redresse et porte son verre à ses lèvres. Il en profite pour écouter avec délectation le tintement des glaçons l'un contre l'autre, le craquement de la glace qui se réchauffe et se désolidarise avec une violence incroyable, mais à si petite échelle que ce n'est qu'un claquement clair qui atteint ses oreilles.
Le sorcier porte son regard sur son ex-fiancée. Il serait temps d'aborder le sujet, n'est-ce pas?
"-Je suppose que tu as vu Hadrian? Il était sorti en furie après avoir lu la gazette de Rome. Onyx ne veut pas accabler la belle, mais soyons honnêtes, s'ils se sont vus, il faut aborder le sujet. -Belle prise, d'ailleurs. Le charme à l'anglaise est toujours de bon goût." Continue le brun. Nan mais admettons-le, merde! Il a un truc, le Lancaster!
Plus sérieusement, Nyx est simplement inquiet de la réaction d'Hadrian. Qu'il n'a, d'ailleurs, pas vu depuis plusieurs jours. Rien d'anormal, mais le fait que le de Lacroix-Choiseul n'ait pas prévenu son ami signifie qu'il est au mieux, secoué. Au pire... Penser au pire n'apportera rien de bon, ni d'utile.


Onyx parle et pense en 006600
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