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 Everything you can Imagine is real - Morgan

         
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J'ai débarqué à Rome le : 19/08/2018 , j’ai déjà envoyé : 345 textos, d’ailleurs, j’ai récolté : 0
MessageSujet: Everything you can Imagine is real - Morgan   Sam 25 Aoû - 12:02


Oops, I did it again
Feat Morgan

Je passe machinalement une main à travers mes mèches rousses, les ébouriffant alors que l'enseigne du restaurant où travaille ma sœur apparaît au loin, me tirant un sourire. L'après midi se termine seulement mais le soleil continue de taper assez durement ce qui, fatalement, fait que les gens autour de moi et moi y compris sommes habillés de manière relativement légère histoire de ne pas mourir de chaud au beau milieu de la rue. Ça me fait toujours autant bizarre de me retrouver dans cette ville mais j'imagine que peu à peu je m'y fais, même si certains aspects me … Perturbent toujours. Le trop grand nombre de personne, par exemple, qui rend un peu stressant chaque sortie puisqu'il est plus difficile de tenir à l’œil un groupe qu'une personne seule – Et oui, je sais, je n'ai pas besoin d'être parano à ce point là, et je ne le suis pas, vraiment ! Je suis juste méfiant, et à juste titre je trouve, c'est pas comme si la vie dans cette ville était des plus calmes et sans aucuns risques, uh.
Secouant la tête, je m'approche calmement du restaurant, me postant non loin de l'entrée pour ne pas gêner les clients alors que je m'appuie contre le mur, fourrant mes mains dans mes poches. La place que j'ai choisi me protègent un peu du soleil et j'en profite – j'ai le droit, je suis roux, le soleil est un ennemi mortel pour moi, vraiment – observant passants et clients de manière plus ou moins discrètes, selon mon envie. J'en profite, ça ne durera pas longtemps avant que mon hyperactivité ne refasse parler d'elle et ne me force à bouger de là où je me suis posé. Intérieurement, je m'amuse à essayer de deviner de quelle race sont les personnes qui vont et viennent autour de moi – Ce petit couple trop propre sur lui, au visage trop lisse et a l'air trop innocent, par exemple, ça aurait pu être des vampires si le soleil ne tapait pas aussi fort. Je renifle avec amusement et penche légèrement la tête sur le côté, prenant une inspiration légère au passage d'une autre personne. Humain, mais... Pas que. Ou en tout cas, humain qui fréquente certainement d'autres Créatures au vue des différentes odeurs qui s'accrochent à elle. Je claque la langue, satisfait de moi-même, avant de jeter un coup d'oeil plus général autour de moi, ma curiosité un peu trop forte comme d'habitude. Il faut bien passer le temps, n'est-ce pas ? Comme d'habitude quand je viens, je suis arrivé largement en avance et, si des fois je rentre à l'intérieur pour attendre la fin du service de Neiza, aujourd'hui je ne préfère pas. J'ai pas d'argent pour prendre même un mini truc à manger donc on va plutôt préférer le trottoir, c'est pas plus mal.

Quelques instants passent comme ça et, au bout d'un moment j'ai fini par me redresser du mur, faisant parfois quelques pas pour me dégourdir les jambes. C'est au moment où je lève le nez d'une manière bien peu discrète – cette fois pour une prise d'odeur un peu plus générale - que je le vois, juste à quelques pas de moi. Un homme blond, plus âgé que moi et qui me fixe les sourcils froncés et d'une manière qui a l'air tout, sauf agréable et amicale. Une certaine inquiétude commence à monter en moi quand je constate qu'il n'a pas l'intention de détourner le regard et je déglutis nerveusement, me rendant bien compte que je n'ai pas forcément une attitude des plus discrètes – entre ma tendance a être incapable de rester en place et mon passe temps de prise d'odeur, voilà quoi... Je jette un coup d’œil nerveux vers l'intérieur du restaurant, apercevant rapidement Neiza qui a encore du temps avant la fin de son service, puis tourne à nouveau les yeux vers l'autre homme. Qui me regarde toujours. Okay. Il se rapproche de ma zone me faisant paniquer un peu plus, il n'a vraiment pas l'air agréable et je recule nerveusement, me rappuyant contre le mur en regardant autour de moi, cherchant une porte de sortie. J'aurais pu rentrer à l'intérieur du restaurant, mais je ne veux pas attirer d'ennuis à ma sœur... Étrangement, malgré ma tendance à la méfiance excessive, j'oublie un peu trop souvent qu'il existe encore des gens qui chassent les nôtres... Est-ce qu'il en fait partie ? Est-ce qu'il pourrait vraiment, si c'est le cas, venir m'agresser dans la rue ? Il y a bien une raison pour laquelle il me fixe de cette manière, surtout s'il m'a vu en train de... Hem, renifler des gens. Ou alors, c'est quelqu'un qui se demande si je ne suis pas juste un pervers, à me voir agir ainsi... Je tente un sourire innocent pour celui qui se rapproche d'ici et ait ce malheureux réflexe d'inspirer plus ou moins profondément, profitant du vent dans son dos, pour essayer de voir à quoi j'ai à faire.
Un humain, visiblement,  que je ne connais pas donc qui, normalement, n'a pas de raison de venir vers moi avec cette tête la... mais j'ai bizarrement l'impression que malgré mon raisonnement, ça n'est pas ça qui va lui faire détourner sa route.
©️ FRIMELDA



@Morgan I. Ricci
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MessageSujet: Re: Everything you can Imagine is real - Morgan   Sam 25 Aoû - 17:27

Everything you can Imagine is real
Kaled et Morgan

Je regarde l'horloge qui est dans la pièce et soupir avant de me lever. Il est temps que j'aille au restaurant, il faut que je voie Rosalina pour lui parler de certaines choses concernant la mafia. Mais avant, il faut que je prenne une douche. J'ai passé une partie de la nuit dehors, à vadrouiller à droite et à gauche. Depuis que je fais partie de cette organisation qui traque les créatures, j'ai l'impression que je fais quelque chose d'utile pour nous sortir nous, humains, de cette situation merdique. On m'a menti quand j'étais gamin quand on me disait que ces... Ces choses, n'étaient que des mythes et légendes. Tout, comme on m'a menti quand on me disait que Dieu était présent partout et qu'il veillait sur nous. À l'apparition des créatures dans notre monde, j'ai vu bons nombres de personne se tourner vers Dieu, en quête de réponses et quand l'Église à dit qu'ils n'étaient pas là pour nous nuire, mais pour vivre avec nous, je les aie vu accepter ce fait. Comme si... Comme si le Seigneur leur avait ordonné de le faire. Foutaises. J'emmerde le Seigneur, j'emmerde tous ceux qui voudront me faire croire qu'ils veulent être nos amis alors que ce n'est nullement le cas. Ici, c'est chez nous et il serait peut-être temps que l'on reprenne la place qui est la nôtre. Je ne suis pas de cet avis concernant les Néphilims par contre. J'aimerais vraiment que les autres comprennent qu'ils veulent nous aider, mais c'est peine perdue pour la plupart. Enfin. Je termine de m'habiller, je regarde dans le miroir si je n'ai pas des bleus ou des coupures apparentes. Il ne manquerait plus que Rosa se pose des questions ou qu'elle se demande avec qui je me suis encore battu cette fois. Je n'aime pas l'idée qu'elle accepte les créatures dans la mafia. Je ne leur fais absolument pas confiance contrairement à elle, mais même si nous avons discuté de cela des dizaines de fois, elle restait sur la même position et moi sur la mienne. Enfin, c'était elle le chef, pas moi. Parce que dans le cas contraire tout ce qui n'est pas ou plus humain, n'aurait pas sa place parmi nous. Je soupire, prends mes clefs, mes cigarettes et je sors de chez moi. Parfois, je pense à prendre un colocataire, mais je me connais, je sais comment je suis et je crois que je ne supporterais pas. Il vaut mieux que je sois seul. Une fois dans la rue, j'allume ma cigarette et marche en direction du restaurant. Je n'en suis pas très loin. Sur le chemin, j'essaye de ne pas deviner qui sont les gens que je croise. Hormis les vampires qui ne sortent pas en journée pour des raisons évidentes, je suis sûr qu'il y a les autres races. J'essaye de ne pas y penser. Sincèrement, sinon je vais vraiment craquer. Je n'aimais pas vraiment le monde d'avant non plus, trop dominé par la religion, mais là... J'ai l'impression de vivre un cauchemar éveillé depuis des années et ce n'est pas réconfortant. Je ralentis l'allure lorsque le restaurant est en vue, le temps de finir ma cigarette. Il y a encore du monde à l'intérieur, signe que les affaires disons... Légales de Rosa marche bien et je suis content pour elle. Je m'appuie contre un poteau et je regarde autour de moi. Il fait vraiment chaud aujourd'hui et il y a beaucoup de monde en ville. Pourtant, mon regard se pose sur un jeune homme. Je ne sais pas pourquoi lui plus particulièrement... Peut-être parce que je le vois... Renifler, ou du moins humer les gens ? Quel humain bien dans sa peau pourrait faire une chose pareille ? Je reste quelques secondes de plus à l'observer pour être certain de ce que je pense. Je vois à son attitude qu'il m'a vu et je reste encore à le fixer quelques secondes, histoire de bien lui mettre la pression. Qu'il panique et je crois bien que ça marche, j'en eus même un léger sourire amusé sur les lèvres. Mais je décide pourtant d'en avoir le cœur net. J'avance donc vers lui, tandis qu'il recule. " Hey toi !" J'ai envie d'ajouter autre chose, mais je me retiens. Heureusement, le mur l'empêche de partir, mais je vois bien qu'il cherche une issue. " Dis donc, c'est pas bien de renifler les gens dans la rue, gamin." Je le fixe sérieusement, sans sourire, sans lui montrer nécessairement que j'ai compris ce qu'il est, bien que quelque part, j'espère me tromper. Je crois que cette histoire me rend légèrement parano et méfiant. Mais mon instinct me dit que je ne me trompe pas sur son compte.

copyright Bloody Storm
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MessageSujet: Re: Everything you can Imagine is real - Morgan   Dim 26 Aoû - 11:00


Oops, I did it again
Feat Morgan
J'ai toujours vécu dans un monde où il n'y a plus cette nécessité vitale de cacher qui nous sommes, où il n'y a plus ce besoin viscéral de faire attention à chacun de nos mouvements, chacune de nos attitudes pour que personne ne puisse ne serait-ce que soupçonner que nous n'étions pas qui nous semblions être. Je suis né au début de la guerre et j'ai grandi dans un monde où les Créatures Obscures, années après années, prenaient de plus en plus d'espace, se faisaient de plus en plus connaître, montant en haut de la hiérarchie, dictant les lois et les règles pour tous, alors... Alors, ouais, c'est sur, j'ai jamais appris à agir comme un être humain normal tout bêtement parce que je ne suis pas un être humain normal. Je suis un Loup-garou qui n'a jamais eu besoin de se brider et ça se ressent dans mon attitude, dans ma vie de tous les jours.
Ça se ressent tellement que parfois j'oublie qu'on risque toujours nos vies. Généralement après ce genre de réflexion j'ai l'image du cercueil de ma mère ; assassinée ; qui me vient en tête pour me rappeler durement que oui, il y a toujours des gens, des êtres qui en ont après nous même quand nous, nous ne leur avons rien fait à la base. Même quand nous sommes innocents et que nous vivons simplement nos vies tranquillement, sans rien demander à personne, sans rien imposer à personne. C'est ma nature méfiante à l’extrême depuis les drames qui nous sont arrivés qui rentre en conflit avec ma nature profonde, avec ma façon d'être : Moi qui ne fait confiance à personne dès les premières paroles, moi qui me méfie de tout ceux qui peuvent s'approcher de nous, qui cherche les mensonge avant de croire les vérités – parce que ce qui a tué ma mère est quelle avait bien trop confiance en autrui j'en suis sûr– jusqu'à ce qu'ils me donnent une vrai bonne raison de leur faire confiance et de les laisser s'approcher ; surtout de ma sœur ; à l'inverse, j'agis d'une manière qu'on pourrait penser insouciante – et qui l'est certainement pour ceux nés avant la guerre. Mais ça n'est pas insouciant, c'est juste le reflet de la vie que j'avais avant, que j'ai eu jusqu'à mes quatorze ans, jusqu'à ce que la méfiance de l'autre ne me vienne. On a toujours encouragé à ce que je ne me cache pas et, désormais, il est difficile pour moi de retenir ce qui sont des gestes purement réflexes, instinctifs.

Comme aujourd'hui où, dans un mélange de jeu et d'instinct pour moi-même,j'utilise mes sens dans le but innocent de jouer à Qui est-ce avec les passants. Bon, d'accord, certains ne seraient pas forcément d’accord avec moi et me parleraient de la vie privée des gens et bla, et bla, et bla. Que c'est malpoli de renifler ses petits camarades, que tout le monde ne veut peut-être pas que je sache ce qu'ils sont... Mais c'est pas une pensée qui me vient quand je m'y mets pour passer le temps, pour m’entraîner et parce que tout bêtement c'est ce que je fais tout le temps quand j'arrive quelque part, pour savoir qui je côtoie, pour connaître ces races que je ne côtoyais pas avant, en Sicile. J'en ai un peu marre de me retrouver devant des gens et d'être incapable de savoir qui ils sont alors que eux savent parfaitement ce que moi, je suis.
Mais mon imprudence me vient en pleine figure quand il me remarque, cet humain que j'ai pu sentir grâce au vent qui est de mon côté. Quand il semble avoir remarqué mon attitude et que, au vue de la tête qu'il tire, elle ne lui plaît pas outre mesure. En temps normal j'en aurais rien eu à faire – j'en ai jamais rien à faire que mon attitude plaise ou non, ça devrait pas commencer maintenant – mais ici on est juste devant le travail de Neiza, et si quelque chose doit se passer ça lui retomberait plus sûrement sur le dos que sur le miens et ça, j'aimerais autant éviter. Il y a cette pensée et l'idée qui vient à cause de son attitude qu'en plus de ça, il pourrait tout aussi bien être de ces personnes qui ne nous tolèrent pas, de ses personnes qui nous veulent du mal... Quand il s'avance vers moi, clairement, j'ai pas l'impression qu'il vient pour me taper un check, en tout cas et mon estomac se noue douloureusement. En tête me repasse la vision du corps de ma mère, son enterrement et cet assassinat dont elle a été victime.
La peur qui me vient me fait reculer alors que je cherche une solution – c'est stupide, il a peut-être rien contre moi mais c'est mon instinct qui parle, qui répond à l'angoisse qui me tord soudainement le ventre. « Hey toi ! » Sa voix m'interpelle alors que mon dos heurte le mur derrière moi et je le maudis, pinçant les lèvres en relevant le regard vers lui, conscient que je ne peux pas réellement mettre de distance entre lui et moi, désormais. « Dis dons, c'est pas bien de renifler les gens dans la rue, gamin. » Gamin? Vraiment ? Gamin ? Je secoue la tête, incrédule sur le coup face à cette phrase mais toujours aussi inquiet quant à la suite des événements - parce qu'après tout il a bien quelque chose contre mon attitude donc peut-être bien contre moi de manière générale.. Il est face à moi, désormais, et je peux confirmer qu'il s'agit simplement d'un humain, son attitude me rendant encore plus perplexe. Je plisse finalement les yeux en lui rendant son regard, déterminé à essayer de dissimuler ma peur en prenant une attitude plus frondeuse, « Et vous on vous a jamais dis que c'était impoli d’interpeller les gens sans se présenter d'abord ? » Je croise les bras – mécanisme de défense instinctif qui me vient un peu trop souvent à mon goût - et le toise avec agacement, retenant mes envies de chercher avec angoisse n'importe quelle sortie de secours, « Et puis c'est quoi votre problème de toute façon ? J'fais de mal à personne, ça gêne personne ce que je peux faire ou non hein. » Ça, c'est ma réaction face à la peur : La mettre au maximum de côté malgré que je la ressens parfaitement, malgré que j'imagine un tas de scène ou l'homme en face de moi n'aurait pas exactement un rôle amical et m'imposer comme insolent et provocateur, fonçant de moi-même dans les bras de ce qui me fait flipper comme si je ne sentais pas le danger... Ce qui est sans doute le cas, en vrai, j'ai peur mais le danger m'attire plus qu'autre chose, alors …
©️ FRIMELDA



@Morgan I. Ricci
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MessageSujet: Re: Everything you can Imagine is real - Morgan   Dim 26 Aoû - 17:45

Everything you can Imagine is real
Kaled et Morgan

Je m'avance vers lui et il a l'air humain. Ils le sont tous avant de dévoiler leur vraie nature et le résultat n'est souvent, pas beau à voir. Loup-garou, vampire, fée, sorcier, tout ça, ça n'a rien à faire dans ce monde, qu'ils aillent ailleurs, mais qu'ils fichent le camp de chez nous. Comme si on n'avait pas assez d'emmerdes comme ça hein. Ce monde est déjà suffisamment merdique pour ne pas en rajouter une couche. Je n'ai jamais aimé l'idée de partager notre Terre avec des créatures de l'enfer. Je me rappelle soudainement du livre que Clara m'avait donné à l'orphelinat et que j'ai gardé toutes ces années : mythes et légendes, tout ce que vous voulez savoir sur les créatures de la nuit. Sauf que c'est réel. Aujourd'hui, ils se promènent parmi nous comme si tout était normal. Et cette idée me faisait vomir. Je n'avais jamais réellement cherché à les comprendre, à leur parler. Ils n'avaient rien à faire là et pour moi c'était suffisant. Peut-être que le gosse que j'avais sous les yeux avait ses raisons d'être là, peut-être qu'il avait une histoire intéressante, mais j'en avais vraiment rien à foutre. Puis, l'image de Clara s'impose à mon esprit. Je ne suis même plus certain qu'elle ait été humaine. Mais, elle est morte, l'épidémie avait eu raison d'elle. Et je n'aurais jamais les réponses à mes questions. Je secoue la tête légèrement, me concentrant de nouveau sur le jeune homme qui est devant moi, dos au mur. Il me répond en plus, petit effronté. Mais je souris, légèrement amusé par la situation, je dois bien l'avouer. Je sais ce qu'il est, pour en avoir traqué plus d'un avant lui. " Pardon, j'ai dû zappé le cours sur les bonnes manières à l'école." Enfin, il n'y avait pas que ça que j'avais zappé. Je n'avais rien retenu de mes cours de catéchisme. Pourquoi prier Dieu d'ailleurs ? J'imagine que s'il existe, il doit bien se fendre la gueule à regarder de monde des Hommes être dominé par les Créatures Obscures. Je l'observe, il essaye de me tenir tête, qu'il est courageux ... Ou incroyablement stupide, je ne saurais pas dire. Il ne m'impressionne pas, j'en ai vu et traqué des plus coriaces. Même si je sais que sous sa forme lupin, le rapport de force n'est certainement pas le même. Quoi qu'il en soit, je n'aime pas le voir aussi près du restaurant et encore moins le voir humer les gens innocents. Enfin, ils ne le sont pas tous, je le sais bien, mais, passons. " Vu que tu as l'air d'avoir la langue bien pendue, dis-moi qui tu es et je te retournerais la politesse ensuite." Et je n'étais pas d'humeur à avoir une réponse fantaisiste. Je tournais la tête vers le restaurant, Rosalina devait sûrement m'attendre en se demandant ce que je devais encore faire pour mettre autant de temps à venir, mais qu'importe. Je voulais savoir qui il était et ce qu'il était avant de le laisser partir. Il était important que je sache à qui j'avais à faire. Au cas-où, je le recroise plus tard. Sait-on jamais.Si j'étais amené un de ces jours à le traqué pour une raison ou une autre. Puis, il me demande si j'ai un problème ? Non mais il est sérieux ? De stupide, il passe à suicidaire. Mon regard s'assombrit alors qu'il avance qu'il ne fait de mal à personne et qu'il peut bien faire ce qu'il veut. Je secoue la tête et m'approche un peu plus de lui. " Effectivement, j'ai un problème. Vois-tu..." Je me tais quelques secondes, cherchant mes mots avec soin avant de reprendre. " Ne prends pas trop tes aises dans le coin petit, sinon, on sera amener à se rencontrer de nouveau et, je suis pas certain que tu aimeras ce qui se passera." Je pesais mes mots avec soin, laissant cela planer comme une menace. J'étais sérieux, s'il faisait trop parler de lui et que mon organisation l'apprenait, je me ferais un malin plaisir de le traquer. Il était si jeune, peut-être qu'il y avait encore de l'espoir, puis une petite voix me rappela qu'une créature restait toujours une créature et qu'il fallait faire ce qui était nécessaire. J'inspirais légèrement, les yeux toujours posés sur lui. Les mains dans mes poches, je suis à la recherche de mon paquet de cigarettes. J'en coince une entre mes lèvres et l'allume, toujours silencieux. J'attendais de savoir s'il avait assez de cran pour répondre et s'en sortir.

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J'ai débarqué à Rome le : 19/08/2018 , j’ai déjà envoyé : 345 textos, d’ailleurs, j’ai récolté : 0
MessageSujet: Re: Everything you can Imagine is real - Morgan   Dim 26 Aoû - 19:12


Oops, I did it again
Feat Morgan
Selon ma sœur j'ai cette tendance particulièrement irritante qui est celle de choisir – entre plusieurs chemins possibles – celui qui mènera forcément à la situation la plus problématique qui soit, celle qui serait possiblement la plus dangereuse ou en tout cas celle qui pourrait me causer le plus d'ennuis. A cet instant alors que cet humain s'approche de moi avec son air sombre et son attitude implacable, alors que je sens la brûlure de la peur poser son empreinte à travers mes entrailles et que mon esprit m'envoie des alertes initiées par mon instinct plus animal, je pense que je comprends un peu ce qu'elle veut dire. Parce qu'au lieu de simplement me faufiler jusqu'à la porte non loin ou même au lieu de simplement baisser les yeux pour dissiper la tension qui commence peu à peu à s'accumuler sur le bout de trottoir entre nous deux, je lui rends son regard en lui répondant avec mon insolence et ma provocation coutumière. Je croise les bras et durcit ma position, carrant les épaules dans le même mouvement – je ne suis peut-être pas le plus musclé des loups, mais je sais que malgré tout j'ai une bonne carrure qui se retrouve facilement chez ma forme animale – pour lui faire face en lui offrant le minimum de visibilité sur mes craintes et ma peur. Je suis un prédateur, je sais le message que j'envoie à cet instant : Je n'ai pas peur de toi, je suis prêt à me confronter à toi, ça n'est pas moi qui reculerait et qui te céderait la place.
Tout n'est pas vrai, mais il n'est pas obligé de le savoir ça.
Son sourire m'irrite à cet instant, ne tolérant pas me faire interpeller de cette manière – surtout sur quelque chose qui peut être, certes, étrange d'un point de vue extérieur mais qui est complètement naturel pour moi - par quelqu'un que je ne connais strictement pas. L'angoisse est présente mais se dispute désormais à l'agacement alors que sa voix s'élève de nouveau, « Pardon, j'ai dû zappé le cours sur les bonnes manières à l'école. » Mes lèvres s'étirent en un sourire moqueur alors qu'un reniflement du même acabit m'échappe. Clairement, il n'a pas raté que ce cours ci, si on me demande mon avis, uh.  Je ne baisse pas les yeux alors qu'il m'examine, refusant de reculer métaphoriquement face à lui. Il peut s'imaginer ce qu'il veut à mon sujet, je ne vais pas lui faire penser que je suis d'une quelconque faiblesse : Instinctivement je défends mon territoire, en quelque sorte, ma sœur travaillant juste derrière c'est comme si c'était une annexe de ce que je considère comme m'appartenant, et me faire interpeller de la sorte à cet endroit...Ça ne passe pas. « Vu que tu as l'air d'avoir la langue bien pendue, dis-moi qui tu es et je te retournerais la politesse ensuite. » Cette fois c'est un sourire claire qui m'échappe, presqu'un sourire plein de crocs si j'avais pas malgré tout un minimum de contrôle sur moi-même. Serrant brièvement les mâchoires, je réplique d'un ton moqueur, « Moi j'emmerdais personne avant que tu débarques et commence ton interrogatoire, donc celui qui a la langue bien pendue n'est pas celui qu'on croit mon grand. » Quoi ? Il est celui qui a commencé à utiliser des surnoms infantilisant alors qu'il ne me connaît pas, je me contente de le suivre sur ce chemin, « T'es de la police au moins pour me harceler de questions comme ça, ou t'as juste envie de me faire chier ? » Je ne sais même pas pourquoi je fais un tel blocus sur mon identité mais à cet instant c'est limite une question d'honneur que de ne pas la lui donner en premier. Il débarque, m'interpelle, me regarde de haut, à l'air de profondément me juger avec son attitude comme si je lui étais inférieur, comme si je valais moins que lui ou je sais pas quoi, comme si je ne méritais pas d'être ici précisément... Non, il se présentera le premier où il peut toujours attendre pour connaître ne serait-ce que mon prénom. Ne serait-ce que la foutu première lettre de celui-ci. Mon sourire s'agrandit alors que je rajoute rapidement après avoir fini, « Oh, et puisque t'as raté les cours, laisse moi t'en donner un de rattrapage : C'est celui qui interpelle l'autre qui doit se présenter le premier. De rien. »

J'essaie d'inspirer profondément pour me calmer parce que je sens la brûlure de la colère prendre place dans mon ventre et dangereusement chasser la peur de sa place précédente. Ça n'empêche pas les mots qui suivent d'être un peu plus agressifs que prévu, mais au moins ça me permet de garder la main mise sur mon loup. Clairement, ce que je dis le fait réagir parce que je vois son regard changer et se teinter de quelque chose de plus dangereux, quelque chose qu'il me dit qu'il n'est pas juste un simple humain. Que je dois me méfier. Quand il se rapproche, je fais à nouveau le choix le moins sécurisant pour moi et je redresse un peu plus le dos, me décollant du mur pour soutenir son regard, la tension soudaine me faisant retenir un grondement au fond de la gorge, « Effectivement, j'ai un problème Vois-tu... » Durant ce bref moment de silence, je serres les dents et déglutis, ne baissant pas les yeux. « Ne prends pas trop tes aises dans le coin petit, sinon on sera amener à se rencontrer de nouveau et, je suis pas certain que tu aimeras ce qui se passera. » Cette fois ça m'échappe, ce grondement bas et sourd qui part de ma poitrine et fait vibrer ma gorge, tout comme une partie de mon contrôle m'échappe, faisant virer la couleur de mes yeux de leur marron chaud à un ambré plus froid, sauvage. Cette menace – parce que s'en est une – résonne en moi et réveille mes instincts plus primitifs, mes instincts de protecteurs, ceux de prédateurs et je m'avance moi-même et maintenant on se retrouve tous les deux bien trop près l'un de l'autre, tellement que je profite au moins autant que lui du poison qu'il s'injecte directement dans les poumons. Je tolère pas les menaces, je tolère pas qu'on se pense suffisamment supérieur à moi pour oser me menacer, je tolère pas qu'on me pense suffisamment faible pour ne pas pouvoir lutter, pour ne pas pouvoir éviter le même destin que ma mère. Je ne le suis pas. « Ou sinon quoi ? » Je siffle d'un ton bas. « Est-ce que tu es en train de me menacer, sérieusement ? T'es arrogant au point de penser que tu sortirais vainqueur de cette fameuse... Rencontre ? » Je lui lâche un sourire plein d'ironie – et peut être plein de dents un peu plus pointues qu'avant, cette fois – continuant, « Je prends mes aises si je veux. On est installé ici et on en bougera pas, c'est chez nous maintenant. Tu veux me dégager d'ici ? Viens, je t'attends, mais viens pas pleurer quand tu retourneras chez toi en bien plus mauvaise état que maintenant. » Ma voix claque, doublée d'un ton  plus rauque, plus sauvage, suffisamment bas pour ne pas attirer l'attention des passants plus que ce que notre attitude provoque déjà. Je finis par plisser le nez, lui jetant un regard dégoutté, « Eh, sérieux, dégage ton bordel de sous mon nez espèce de pollueur de poumon. »Quoi ? J'ai un odorat bien plus développé que le siens et sa fumée est en train de m'intoxiquer les narines, merde à la fin ! On peut menacer les gens sans essayer de les faire s'étouffer tout seul comme des cons.
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MessageSujet: Re: Everything you can Imagine is real - Morgan   Lun 27 Aoû - 16:47

Everything you can Imagine is real
Kaled et Morgan

Mais bordel, c'est qu'il commence vraiment à m'énerver ce gosse. Il ne peut pas répondre à une simple question ? Je veux juste savoir son nom, le reste, je le trouverais tout seul, comme un grand garçon. Et je savais déjà ce que j'allais trouver, qu'il était bien un loup. Et qu'un jour où l'autre, il faudra le traquer. Il me répond, mais ce n'est pas exactement ce que j'attendais. Je soupire, secouant légèrement la tête, n'ayant pas de temps à perdre avec ses enfantillages. Puis, il me demande si je suis de la police. D'après lui, je n'avais pas le droit de poser toutes ces questions. J'eus un sourire amusé sur les lèvres, bien que ma voix elle, restait dure et froide. " Non, mais à l'avenir, si tu veux pas qu'un autre vienne te poser des questions, évites de renifler les gens comme tu l'as fais. Juste un conseil." Il semblait vouloir me tenir tête, être en mesure de le faire en tout cas. Moi, je n'ai pas peur de lui, de ce qu'il est, de ce qu'il dégage. Des loups-garous, j'en ai traqué quelques-uns ces dernières semaines et pas un ne s'en est sortit. Je sais que leur apparence humaine est parfois trompeuse, que sous sa forme de loup, il est certainement moins frêle, mais je n'ai pas peur pour autant. La peur paralyse, empêche les gens de réagir. Ce n'est pas mon cas. La colère que j'éprouve en les voyant se promener librement parmi nous est bien plus forte que la peur de mourir. Et puis au moins si je meurs, je n'aurais pas le moindre regret. J'aurais au moins la satisfaction d'avoir essayé de faire quelque chose d'utile. Dieu me pardonnera sûrement, quoi que cette idée me faisait bien rire. Ce dernier essaye ensuite de me provoquer en reprenant mes mots. Je le regardais, toujours aussi froidement. Un léger sourire sadique se dessina sur mes lèvres, tandis que je m'imaginais le traquer comme la bête sauvage qu'il est derrière son image humaine. " Je suis celui qui sera là au moindre de tes faux-pas." Et j'étais sérieux. Parce que fatalement, il finira par faire une erreur. Ils en font tous. Je me rapproche un peu plus de lui. Et il ne bouge pas, au contraire, il s'avance à son tour. La tension qui règne entre nous est plus que palpable et j'oublie que je suis à deux doigts du restaurant. J'oublie que Rosalina m'attend et qu'elle me passerait un savon si elle me voyait agir en ce moment même. Je lui explique que mon problème, c'est lui et ceux de sa race. Je lui conseille de ne pas trop prendre ses aises, parce qu'il ne tardera pas à partir. Je le vois, qui réagit, enfin. " Sinon ? Je vais faire de ta vie un enfer sur terre, tu peux me croire." Et j'en étais capable. Il est vrai que menacer un loup n'était pas la meilleure des idées que j'ai pu avoir aujourd'hui, mais c'était plus fort que moi. J'entendis le grondement qu'il tentait vainement de retenir. Je ne sais pas si c'est pour m'effrayer. Peut-être qu'un humain normal aurait déguerpi sans demander son reste, mais pas moi. " Prends ça de la manière que tu veux, je m'en moque, mais je peux t'assurer d'une chose, tu ne seras pas le premier de ta race que je traque, mais si tu dois être le dernier, je ne partirais pas sans toi." Il sourit, et je vois ses dents légèrement plus pointues, comme s'il avait un peu de mal à réprimer ce qu'il est. Bien. Il reprend et je l'écoute, mais ses mots, je ne les comprends plus après qu'il est décrété qu'il était chez lui et qu'il ne comptait pas partir. La rage bouillonnait en moi, mais je ne pouvais pas éclater là, comme ça, en pleine rue devant le restaurant. Je serrais les poings et repris, la mâchoire serrée. " C'est la que tu fais une erreur, ce monde ne vous appartient pas. C'est le nôtre, celui des humains." Je tire une latte sur ma cigarette, ne le lâchant pas des yeux. J'ai vraiment envie de lui faire ravaler cette fierté d'être une créature. De lui faire avaler ses dents un peu trop pointues et son arrogance. " Et toi tu viendra pas chialer quand tu nous servira de gibier." Mes mots sont durs et pourtant, je pense chacun d'entre eux. Ma voix est aussi basse que la sienne, mais nettement moins bestiale. D'un point de vue extérieur, je m'en prends à un gamin. Sauf qu'il n'en est rien. J'expire ma fumée et cela semble le gêner. Je souris, cette fois-ci. " Pauvre petite chose..." Ironie quand tu nous tiens... Je jette le mégot plus loin, toujours le regard posé sur lui, à l'affût de la moindre réaction. Parce qu'il va réagir, j'en suis certain.

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MessageSujet: Re: Everything you can Imagine is real - Morgan   Sam 1 Sep - 13:16


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Je vois à son attitude que mes répliques l'agacent et c'est parfait : C'est exactement ce que je cherche à faire. L'agacer, lui tomber sur les nerfs, faire en sorte qu'il s'énerve. Je déteste qu'on me fasse des réflexions, je déteste encore plus quand elles me semblent pas justifiées et lui, avec son regard froid, avec son attitude dédaigneuse et l'impression qu'il donne de juste vouloir m'écraser, clairement, il fait partie de ceux dont j'accepte pas les remarques.
Parce que peu importe que je lui ai rien fait de base, je suis persuadé qu'il trouvera toujours une raison, une justification pour m'en vouloir et ça a tendance à fortement m'agacer comme le prouve ma voix plus agressive, mon sang qui boue plus rapidement et mon loup qui gratte pour atteindre la surface et lui donner la leçon qu'il mérite. Abruti. « Non, mais à l'avenir, si tu veux pas qu'un autre vienne te poser des questions, évites de renifler les gens comme tu l'as fais. Juste un conseil. » Je siffle brièvement, un peu plus agacé encore. « Ça va oui ? J'aurais compris la remarque si je m'étais mis devant eux et que j'avais collé mon nez dans leur cou pour connaître leur odeur, là tu cherche juste à emmerder ton monde en faisant le justicier d'un crime qui n'existe même pas. » Il commence à me casser les... Bref. Je baisserais pas la tête devant lui, j'acquiescerais pas à ce qu'il raconte pour lui faire plaisir. J'ai rien fait de mal et lui veut juste m'emmerder, je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas ce que j'ai fais mais il a visiblement quelque chose contre moi et, bordel, je vais pas lui donner la satisfaction de céder. Je suis bien plus têtu que ça, tête de pioche invétérée qui m'a toujours poussée dans les ennuis. Mais tant pis. Il semble sur de lui, et c'est encore plus surprenant parce que j'ai beau m'être toujours très bien entendu avec les humains, quand il savent ce que vous êtes beaucoup gardent une attitude prudente, comme pour ne pas réveiller la bête – aussi stupide que ça puisse être – mais lui il a l'air du genre à taper dans un gong juste à côté de la bête endormie pour être sûr, justement, de réussir à la réveiller.

Le sourire qui lui vient me fait me crisper alors que mon regard s'assombrit et que je le regarde d'un air mauvais : Ça n'est pas un sourire innocent, loin de là, c'est encore moins un sourire agréable. C'est comme une alerte visuelle qui hurle attention, danger et je contiens ma propre réponse à ce qui pourrait ressembler à un défi lancé. « Je suis celui qui sera là au moindre de tes faux-pas. » Mes sourcils se froncent et je le fixe de plus belle, les dents serrées pour ne pas juste les lui montrer dans un simulacre de menace.
Je me retiens de répliquer à ça, me contentant de répondre à chacune de ses attitudes, chacune de ses provocations, nous gardant tout les deux dans le même périmètre de tension, la même zone que les passants évitent de plus en plus largement autour de nous, comme si leur propre instinct de protection leur hurlait de ne surtout pas nous interrompre en passant trop près.  Le leur est visiblement plus développé que le mien parce qu'au lieu de battre en retraite quand il commence a expliquer quel est son problème je relâche plutôt mes instincts, mon loup, grondant, montrant les dents et me faisant plus menaçant, me rapprochant sans le savoir de ces fameux faux pas dont il parlait juste quelques instants auparavant, ce fameux faux-pas qui pourrait valoir ma traque et ma mort par la suite, « Sinon ? Je vais faire de ta vie un enfer sur terre, tu peux me croire. » Mes crocs se font plus apparents, le grondement plus audible, plus dangereux, et je sais que j'ai juste à lâcher prise pour que cet humain soit dans des ennuis plus gros que lui, mais je me fait violence, je m'accroche à ce contrôle qui s'effrite – avant tout ça, avant la maladie et la mort de mon père, je n'aurais même pas eu a craindre de perdre le contrôle puisque je le maintenais parfaitement – et je plante mes ongles trop pointues dans la chaire tendre de mes mains, la douleur provoquée me gardant les pieds sur terre. J'enchaîne alors, hargneux, la voix teintée de cet accent sauvage qui précède les transformations, « Prends ça de la manière que tu veux, je m'en moque, mais je peux t'assurer d'une chose, tu ne seras pas le premier de ta race que je traque, mais si tu dois être le dernier, je ne partirais pas sans toi. » C'est une menace, c'est violent et ça ne laisse aucun doute sur ce qu'il a prévu de faire avec moi si jamais il en a l'occasion, et pourtant... Pourtant je ne réagis pas réellement. Les mots s’enchaînent dans ma bouche alors que je le provoque : On est chez nous, Neiza et moi, on est venu dans cette ville pour y habiter, peu importe à quel point ça peut ou pas me plaire, c'est le cas et puis c'est tout. Personne n'a quelque chose à redire là-dessus.
Je lui dis tout ça, mais je ne réfléchis pas réellement à mes mots, tournant les siens dans mon esprit encore et encore. Repensant à ce qu'il a dit, à la manière dont il l'a dit. Tu ne seras pas le premier de ta race que je traque, cette phrase, là, ces mots précisément. C'est ridicule. C'est un chasseur et rien que ça, ça devrait me mettre en colère mais c'est pas ça qui retient mon attention. Pas le premier de ta race... C'est complètement stupide. Des loups abattus par des chausseurs il y en a eu malheureusement des tas, ça ne veut pas dire que ma mère peut faire partie de son... De son tableau... Mais j'suis pas rationnel sur cette histoire, je suis tellement à l’affût de la moindre information, de la moindre explication, du moindre indice que dès que quelque chose semble se rapprocher de près ou de loin de cette histoire, je perds les pédales. Et là, tout de suite maintenant, je fais de mon mieux pour ne pas lui sauter à la gorge juste à cause de quelques mots dont il peut pas connaître l'implication. Qu'il ait le sang des miens sur ses mains est une chose qui me donne envie de l'étrangler, mais que parmi ce sang il pourrait y avoir celui de ma mère... Non, il faut que je me retienne, « C'est la que tu fais une erreur, ce monde ne vous appartient pas. C'est le nôtre, celui des humains. » Je grogne, mes yeux se détournant brièvement pour suivre la fumée avant de retourner vers lui, sifflant, « C'est ridicule, » Je marmonne sans vraiment y prêter garde, « Comme s'il y avait pas suffisamment de place pour tout le monde... » Les mots coulent mais j'y fais pas attention, la colère bien trop présente, mes efforts pour me retenir également alors qu'on est si proche l'un de l'autre qu'il me faudrait pas grand chose pour bondir directement sur un de ses points vitaux. Rien que le fait que je l'envisage est très mauvais signe, d'ailleurs, et la phrase qui suit ne fait qu'augmenter la tension dans mes épaules, « Et toi tu viendras pas chialer quand tu nous servira de gibier » Je déglutis à ce mot, lui jetant un regard mauvais, toujours ambré, toujours lupin, toujours porteur d'une menace qui pourrait être mortelle si on ne fait pas attention à la direction qu'on prend. Je choisis de ne pas répondre à ça, je m'accroche à autre chose, à cette foutu fumée qu'il me crache au visage, à la mort en bâton qu'il se permet non seulement de fumer mais aussi de partager avec mes poumons.

« Pauvre petite chose... » Et c'est ça, c'est juste ça, seulement ça qui me fait craquer. Ce ton ironique, ce regard moqueur, ce sourire qui n'est pas mieux... Ça égratigne une fois de trop le contrôle que je maintiens désespérément et, le mégot à peine jeté au loin, mes propres mains s'agrippent à son haut sans que j'ai réussi à ne serait-ce qu'envisager le mouvement, un bruit de déchirure m'informant que j'ai sans doute trop serré le tissu, mes ongles trop pointus faisant leur travail. D'une manière ou d'une autre, en l'espace d'une seconde, on se retrouve dans la situation inversée, lui contre le mur et moi agrippé à lui, plaqué contre lui cette fois-ci pour le maintenir alors que je montre franchement les dents, le grognement de menace se faisant clair, mon regard animal peinant à garder une étincelle raisonnable, « Ferme la, putain ferma la, chasseur » Et ce simple mot ressemble a une insulte, crachée avec hargne, avec contre le palais le goût du sang de ceux qu'il a abattu, « A quel point t'es stupide pour te vanter de ça face à un loup ? A quel point t'es con pour pas penser que, peut-être, ce loup a perdu un des siens comme ça ? » Je feule presque, la colère me bloquant la gorge, la rage obscurcissant ma vue, la réduisant à juste son visage devant moi, à quelques centimètres, juste cette cible, si proche. Si accessible. Mes mains se crispent sur ses vêtements et je prends une inspiration lourde, presque paniquée alors que je sens que tout m'échappe, la simple pensée que ma mère aurait pu... C'est peu probable, des chasseurs il y en a plein et les Nephilims font le plus de mal, mais la simple possibilité, même infime, même si petite... Mon instinct me hurle de lui sauter à la gorge, de prendre la vengeance qui nous est dû pour les vies volées mais en réponse je ferme brutalement les yeux, paniquant plus franchement face à la violence de mes pensées. C'est stupide, c'est le loup qui parle, qui grogne, qui menace, j'ai jamais tué personne, j'ai jamais agressé personne – si une fois, il y a quelques mois, et ça ressemble étrangement à cette scène sauf qu'il n'y a pas Neiza pour me sauver la mise. C'est le loup qui ne supporte plus la passivité et qui a besoin de sortir sans même connaître réellement les capacités de son adversaire. J'aimerais lui dire, réussir à souffler quelques mots pour le prévenir, mais j'y arrive pas, et quelque part je me dis que ça servirait à rien. Je suis à ça de passer dans le camp de ceux qu'il considère comme un gibier, il attend sans doute que ça. Il espère sans doute ça, alors je garde les yeux fermés, je me rends vulnérable, j'inspire profondément, je tente de me contenir : Qu'il réagisse comme il le souhaite, il viendra pas s'étonner que je lui saute à la gorge dans la foulée. Quant à savoir si ça sera à coup de crocs et de griffes ou de poing et de pieds, ça dépendra entièrement de comment j'ai réussi à me calmer.   « Ferme la, » je répète seulement d'une voix étranglée, et c'est le seul avertissement qu'il aura, qu'il en fasse ce qu'il veut.
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MessageSujet: Re: Everything you can Imagine is real - Morgan   Sam 1 Sep - 16:38

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Je provoque, je cherche, encore et encore. Je le vois bien qu'il essaye de garder le contrôle, ne pas me donner la satisfaction de l'avoir mis hors de lui. Je ne sais rien de lui et je m'en moque royalement. Je n'ai pas réfléchi quand je l'ai hélé en pleine rue, je n'ai pas non plus réfléchis quand j'ai commencé à le provoquer, à le menacer. Je suis impulsif, inconscient, comme disait Rosa, mais j'étais comme ça. Je m'assumais et si les autres n'étaient pas contents, tant pis pour eux. Je sais que cette situation finira mal pour l'un d'entre nous, si ce ne sont les deux d'ailleurs, mais qu'importe, je ne vais pas tourner les talons et faire comme s'il ne s'était rien passé, pas maintenant que j'ai bien la confirmation de ce qu'il est. Je l'entends au grognement bas qu'il pousse, quand bien même il semble avoir un bon contrôle de lui-même, je ne suis pas persuadé qu'il se maîtrisera encore longtemps. Et que ferais-je alors ? J'en sais rien, je n'ai pas les armes pour me défendre, mais je ne le laisserais pas m'attaquer, quoi qu'il arrive. Il me répond et trouve ma remarque injustifiée. Je souris, ne prenant même pas la peine de répondre. Ce qui est injustifié, c'est leur présence, le fait qu'ils aient pris le contrôle de ce monde, ce qui est injuste, c'est que nous, humains, on doit juste accepter et se taire. Heureusement, certains d'entre nous ne veulent pas se laisser faire et reprendre ce qui nous revient de pleins droits. Les autres, ma foi, ils font ce qu'ils veulent, mais qu'ils ne viennent pas nous critiquer pour avoir essayé. Puis, le ton changea de nouveau lorsque je le prévenais du fait que je serais là, le jour où il fera une connerie, le jour où il perdra vraiment le contrôle de la bête qu'il a en lui. Je suis sérieux, si je dois le traqué, je le ferais avec grand plaisir. Je vois parfaitement à sa réaction qu'il a saisi la menace. Il serre les dents, mais je remarque qu'elles sont un peu plus pointues. Il le fait exprès, juste pour que je comprenne moi aussi qu'il peut représenter une menace pour moi-même. Et je m'en moque complètement. Si je devais faire attention à ce genre de détail, j'aurais arrêté la chasse depuis un moment. Ce qui n'était pas du tout dans mes plans pour l'instant. Je ne fais pas attention à ce qui se passe autour de nous, je ne vois pas les gens nous éviter, faire un détour autour de nous, comme s'ils avaient compris qu'être trop près, c'était nocif pour eux. À chaque menace, il y avait surenchère, et la tension montait d'un cran à chaque mot, chaque geste, chaque expression que nous avions. J'avais les yeux posés sur lui et lui seul. Le danger venait de lui, pas des gens autour de nous. Danger que je provoquais avec un plaisir sadique. Comme si j'attendais qu'il explose pour me prouver que j'avais raison. J'enfonçais un peu plus le clou en ajoutant qu'il ne serait pas le premier loup-garou que j'aurais le plaisir de traquer et de tuer. La chasse aux loups n'était pas forcément ma spécialité, je traquais toutes les créatures sans distinctions. Vampires, loups-garous, sorciers un peu trop seuls et vulnérables et carrément dangereux. Je ne suis jamais tombé sur des fées, mais je sais que le jour ou ça sera le cas, je ferais mon travail de la même manière. Mais je sentais bien que cette dernière information le troubla quelque peu. J'en eus un sourire sadique aux lèvres, ce qui n'annonçait rien de bon pour lui. Je ne savais pas s'il appartenait à une meute et pour tout dire, je m'en fichais éperdument. Je savais qu'on n'était pas les seuls à chasser, les Néphilims étaient également de la partie et étaient bien plus forts à ce jeu. Plus vicieux et plus retords, dans certains cas. Pour avoir fait équipe avec certains d'entre eux, je passais limite, pour un enfant de cœur à côté. Et à les entendre, je n'étais pas un humain ordinaire. La rage et la violence dont je faisais preuve quand je chassais en étaient la preuve. Puis, il me répondit que ma réaction était ridicule, qu'il y avait assez de place pour tout le monde dans ce monde-là. Je secouais la tête en poussant un soupir. " Possible, mais ça c'était avant la guerre. Avant que vous vous imposiez comme vous l'avez fais." Je le regardais, il était bien plus jeune que moi et je savais que c'était stupide de m'en prendre à lui, mais il était là et il mangeait comme les autres. À la différence que lui, j'allais devoir le laisser partir ensuite. Je ne pouvais pas m'en prendre à lui aussi près du restaurant. Sinon, Rosa allait réellement me tuer cette fois-ci. Il me renvoya un regard vraiment mauvais lorsque je lui répondis qu'il ne devra pas s'étonner le jour où il nous servira de gibier. J'imaginais la scène avec un plaisir sadique. Pourtant, après tout ce que je venais de lui cracher à la figure, il resta plus ou moins calme. Je l'étais plus ou moins également, comme si je savais que je devais me retenir, pas par envie, mais par choix. Je ne voulais pas créer la panique, ni m'attirer des ennuis dont je ne pourrais pas me défaire. Je venais de jeter mon mégot et c'est à ce moment-là qu'il se jeta sur moi, m'agrippa par le t-shirt et me colla au mur derrière lui. J'entendis mon haut se déchirer à cause de ses ongles trop pointus, mais je ne m'en formalisais pas. Il me maintenait plaquer au mur et je ne fis même pas l'effort d'essayer de bouger. Je savais que c'était peine perdue et que si je forçais, j'allais certainement me casser quelque chose. La force des loups-garous était connue de tous et lui, malgré son apparence, ne faisait pas exception à la règle. Pourtant, je souriais quand il me demanda de me taire. " Sinon quoi ? Tu va me faire quoi, hein ?" Visiblement, je venais de toucher un point sensible quand il me demanda à quel point, j'étais stupide. Sur une échelle de 1 à 10, je dirais 11 au moins. Seulement, ce n'était pas de la stupidité, mais plus de l'inconscience pure et simple. Je n'avais aucune notion du danger et c'est pas aujourd'hui que ça commencera.  Il me demanda ensuite de réfléchir au fait, que peut-être, il avait perdu certains des siens à cause de gens comme nous. Je le regarde froidement, ne souriant plus. " Ce n'est que justice pour tous ceux que ceux de ton espèce mordent chaque année." Je savais qu'il mourrait d'envie de me faire mal, je le sentais au fond de mes tripes, je le voyais dans ses yeux et dans son attitude. " Qu'est-ce que tu attends, vas-y, fais-moi mal, je sais que tu en meurs d'envie." Je posais les mains sur les siennes et serra avec force, quoi qu'il essayera de me faire, je ne me laisserais pas faire. Provocation, quand tu nous tiens. Je devrais sans doute me taire, lui laisser le temps de se calmer, mais je me connais, je ne sais pas fermer ma gueule et la, l'occasion est trop belle.

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MessageSujet: Re: Everything you can Imagine is real - Morgan   Mar 4 Sep - 14:36


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Cette histoire à commencé d'une manière particulièrement stupide – Je renifle les gens, oui, et alors hein ? Bon d'accord, ça ne sonne pas terrible, mais ça n'est pas une raison pour faire chier son monde. Et c'est encore moins une raison pour menacer de m'assassiner dans un coin sombre s'il en a l'occasion ! Bref, ça a commencé de façon vraiment bête et c'est en train de se transformer en quelque chose de beaucoup plus... Beaucoup plus sérieux. Violent. Rien que quand j'ai compris qu'il chassait les créatures, j'ai senti la tension augmenter d'une bonne dizaine de crans mais alors là, maintenant... C'est tellement électrique qu'il suffirait d'une seule étincelle, rien qu'une, une toute petite pour que tout saute. Pour que cette scène presque figée entre deux inconnus qui se fixent dans le blanc des yeux en se balançant des menaces et des avertissements à peine voilés se transforme en un brusque tourbillon de crocs, de poings, de sang.
Et pourtant quand il lâche cette information, je me retrouve dans un état étrange. A moitié entre une rage intense et un choc profond. Comme si j'avais pas réalisé que je pourrais – un jour, peut-être – tomber sur l'assassin de ma mère comme ça, au détour d'une rue alors que... Si... Si, bien sur que c'est possible. Il m'attend pas dans une pièce sombre au fin fond d'un bâtiment à l'abandon, il attend pas que je le trouve, il vit sa vie, il parcourt peut-être ces rues, je pourrais complètement le croiser, lui parler... Oh, je pense pas que ça soit cet humain, pas réellement. Je ne le pense pas coupable... Je ne crois pas... Mais il pourrait, n'est-ce pas ? Il pourrait avoir fait couler ce sang, il pourrait être responsable de sa mort. Je n'y crois pas, mais c'est possible, hein ? J'ai toujours accusé les Néphilims, est-ce que je dois me méfier des humains aussi, maintenant? Moi qui me suis toujours bien entendu avec eux ? Moi qui n'ait jamais eu aucun problème a vivre parmi eux ? Est-ce que je dois les considérer comme des ennemis potentiels ? Est-ce que je dois le considérer, lui, comme un suspect potentiel ? Un part de moi me dit que non, n'y croit pas une seule seconde et je me sens comme balancé entre deux possibilité, entre l'idée de lui sauter à la gorge directement et celle d'arrêter de partir dans tous les sens. Entre un état de nerfs incroyable qui me fait presque vibrer d'impatience de passer à l'action – et je dois me contenir tellement fort - et la sensation d'être ailleurs en même temps, mon regard fixé sur lui, mes crocs bien présents et pourtant les pensées qui défilent a toute allure, sans savoir sur quoi s'arrêter. Un sourire mauvais lui vient et je me raidis simplement un peu plus, cernant l'homme comme clairement quelqu'un de dangereux – ce qui est loin de vouloir dire qu'il faut que je m'en éloigne, dans ma tête. Les mots coulent, mais à cet instant je ne saurais même pas les répéter, sa propre réplique me passant au-dessus de la tête tellement je suis concentré sur l'idée de ne pas commettre de massacre en pleine rue.  On pourrait partir dans un long débat, on pourrait en discuter longtemps, je pourrais lui dire que moi la guerre, je ne l'ai même pas réellement connu, qu'il est possible de vivre parfaitement en paix, que personne n'est obligé de se taper dessus – parce que c'est comme ça que mes parents m'ont élevé – qu'on est capable de bien mieux que ce qu'on fait tous actuellement. Je pourrais, mais je suis trop concentré, trop perturbé, trop guidé par mon envie de vengeance, trop guidé par ma colère actuelle, par la colère du loup qui ne souhaite que voir le sang couler, qui ne souhaite que la vengeance. Qu ne souhaite que lui faire ravaler ses mots.

Et il tirait sur la corde, encore et encore, comme s'il n'attendait que ça. Il suffisait d'une étincelle et elle prit ironiquement la forme d'un mégot jeté au loin, enflammant la colère, me faisant le plaquer durement contre le mur le plus proche, faisant rouler ma rage dans ma gorge. Et pourtant je me retiens encore – par je ne sais quel miracle de volonté - mes mains tremblant sur le tissu abîmé, mes yeux oscillant entre la peau si facile à déchirer et son regard qui n'est même pas chargé d'un dixième de peur. Il ne bouge pas, il sourit, même, ce fils de chacal, cet enfoiré. Il sourit en me regardant droit dans les yeux, plaçant la provocation sur un autre niveau, un autre rang, suicidaire mais pleine de conviction. Comme s'il croyait à toutes ces  conneries, et quelque part ça rend tout ça juste tellement pire.   « Sinon quoi ? Tu vas me faire quoi, hein ? » Mes crocs se dévoilèrent, tranchant et menaçant, ma voix plus rauque grondant tout proche d'une peau tellement fragile, tellement facile à trancher, « Tu veux une liste détaillée, ou tu préfère la surprise ? Mais pour un avant goût, sache qu'il y aura beaucoup de douleur d'impliquée, et du sang, tellement de sang. Le tiens, bien sûr. » Mes mots s'écoulent sans que j'y ai réfléchi, sans que j'ai l'impression de les avoir pensé, comme si une partie bien plus sauvage et plus avide de vengeance et de sang prenait le contrôle. Je sais que je perds la main sur mon loup, je me doute moins d'à quel point mes envies de vengeances, mes colères et frustration se reflètent en lui, rendant le tout bien plus incontrôlable que prévu.
Et j'arrive même pas à les regretter, ces mots, en tout cas certainement pas quand je l'entends, après que j'ai essayé de lui faire réaliser qu'il aurait pu tuer quelqu'un que je connais – une seule personne en fait, qui n'a jamais rien fait de mal – quand je l'entends me dire qu'il considère rendre justice. Qu'il considère venger ceux qui ont été mordu. Je contrôle à peine ma force quand mes poings le décollent brièvement du mur pour l'y recoller dans un bruit sourd la seconde d'après, mon regard trouvant le sien, « Mais quelle justice connard ? Est-ce que t'es sûr au moins qu'ils ont fait quelque chose de mal, ceux à qui tu t'en prends ? Est-ce que ça justifie ta foutu haine ? » J'ai l'impression de parler à un mur et j'ai cette sensation de mon sang qui boue dans mes veines, charriant la colère plus sûrement que n'importe quoi d'autres. J'ai cette sensation de mes muscles qui brûlent et de mon regard qui perd de son humanité alors qu'il continue, « Qu'est-ce que tu attends, vas-y, fais-moi mal, je sais que tu en meurs d'envie. » Ses mains agrippent les miennes avec force et je déglutis, restant figé quelques instants sans rien dire, composant avec mon esprit qui part dans tous les sens et mon corps qui ne se tend que vers une et une seule chose : La transformation. Mes poings se resserrent sous sa poigne de fer et je peux sentir mes griffes effleurer sa peau, il faudrait juste une pression supplémentaire pour qu'elles s'enfoncent, je sais qu'il le sent aussi, il peut pas faire autrement. Je serres les dents et me force à inspirer le plus calmement possible, comptant à rebours dans ma tête – c'est Neiza qui m'a appris la technique ! - et la pensée de ma sœur semble même plus efficace que la technique en elle-même. D'extérieur, rien ne semble avoir changé, j'ai toujours l'air au bord du meurtre pur et simple, mais intérieurement j'arrive à y voir plus clair et là, tout de suite, une pensée s'étale en gros dans ma tête : Tu te laisse aller, Neiza se retrouve toute seule. Tu lui saute dessus, ça sera toi le coupable, à la fin, peu importe le connard que c'est. «  « T'aimerais ça, hein ? » Je lâche soudain, la voix toujours instable alors que je me force à rouvrir les yeux que j'ai fermé un peu plus tôt. « C'est ce que tu veux, hein, que je t'agresse ? Que je te fasses du mal ? Que là, tout de suite, je pète une pile et que je te saute à la gorge, que ton sang coule et que son odeur finisse de me faire perdre mes moyens ? A quel point t'es dérangé pour souhaiter ça, pour vouloir pousser quelqu'un a la faute, hein ? » Mon visage se rapproche du sien alors que je le fixe droit dans les yeux et, dieu, c'est dangereux parce que je sais que je ne contrôle plus rien à cet instant, que tout ce que je dis c'est que de la bravade et qu'il faudrait pas grand chose pour tout faire basculer à nouveau. Mais je veux croire que je peux tenir, que je peux me contrôler, que j'ai pas perdu tous les enseignements de mon père : Je danse sur un fil étroit et fragile qui peut se briser à tout moment et qui le fera sans doute si on ne se fait pas interrompre, « Tu sais quoi ? Il paraît que je suis un petit con contrariant, alors j'vais pas te faire ce plaisir. Tu m'auras pas, vis avec cette frustration. Tu pourras jamais confirmer qu'on est tous des enfoirés. Tu m'auras pas comme gibier, je finirais jamais comme... Je ne finirais pas comme ça. » Je ravale la mention de ma mère qui failli passer mes lèvres, le toisant, essayant de rendre crédible une reprise de contrôle qui n'est qu'illusoire. J'inspire profondément et son odeur s'inscrit dans mon esprit comme pour m'assurer que je serais capable de le reconnaître n'importe ou, plus tard, même au milieu d'une foule et je m'offre l'arrogance de lui lancer un sourire moqueur, sachant parfaitement qu'il m'a capté faire ce que je viens de faire. T'es entouré de loups, vis avec mon chat.
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@Morgan I. Ricci
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MessageSujet: Re: Everything you can Imagine is real - Morgan   Mer 5 Sep - 17:17

Everything you can Imagine is real
Kaled et Morgan

Clairement, je n'ai pas l'intention de mourir, pas aujourd'hui et encore moins comme ça. Je sais que la mort est la finalité de toute chose, de toute vie sur terre. On naît, on vit, on meurt. Certains vivent paisiblement, d'autre comme moi sont attirés par le danger, provoque le danger et en retirent un plaisir fou. Ma vie, jusqu'à maintenant, consiste essentiellement à ça. La recherche de problème et la survie à ces derniers. Je n'ai pas vraiment d'attaches, personne avec qui j'ai des liens suffisamment fort pour que je veuille rester en vie. Ghislain, mis à part, mais on sait tous les deux qu'un jour ou l'autre, la mort nous rattrapera. Lui parce que c'est un chasseur d'ombre recherché et moi... Moi la mafia plus la chasse aux monstres. L'un ou l'autre au choix. Je me suis fait des ennemis dans les deux cas. Je ne suis pas suicidaire pour autant. Je tiens à ma vie, j'aime ma vie comme elle est parce que je l'aie choisi. Je crois qu'à la naissance, notre vie est déjà tracée et qu'on ne fait que suivre le chemin que de destin ou le karma à choisie pour nous. Clairement, j'ai tiré le mauvais numéro, mais je ne m'en sors pas trop mal. Je respire encore et ce n'est pas aujourd'hui que ça va changer. Plaqué contre le mur, je l'observe, je cherche, je sais qu'il finira par craquer à un moment ou à un autre, il faut juste trouver le bon levier. Il ne m'a rien fait, mais je sais très bien que si ce n'est pas moi, un jour ou l'autre ça sera quelqu'un. Je ne fais guère confiance aux créatures et à leur soit disant contrôle. Vampires, sorciers, loups-garous, pour moi, ils sont à mettre dans le même panier. Je n'ai pas peur et pourtant, n'importe qui d'autre qui se trouverait dans la même situation, paniquerait. Je reste calme, je le provoque et j'attends. Mais, clairement, je ne resterais pas sans défense, peux importe qu'il a de longues griffes tranchantes ou des dents qui pourraient m'arracher la gorge en un claquement, je n'ai pas peur. Et je sais pas si ça l'énerve ou le stress. Dans une autre provocation, je vois ses dents d'un peu plus près, j'entends le grondement qui vient du fond de ses tripes. Je sens que le loup qui est en lui prends le dessus sur le côté humain. Étais-ce que je voulais ? Sans doute, de toute manière, il est trop tard pour regretter. Il me dit qu'il y aura beaucoup de sang et de douleur, je lève les yeux au ciel avec un léger sourire ironique. " Toujours les mêmes menaces, faudrait innover un peu..." Pourtant, mon regard lui ne bouge pas, toujours froid, toujours chargé d'une colère qui m'anime. Il y est pour rien, au fond de moi, je le sais, mais à le voir agir comme il l'avait fait, mon sang n'avait fait qu'un tour et je n'avais pas réfléchi plus que ça à ce qui pourrait se passer. Pourtant, je sais qu'il pourrait le faire si jamais je lui en donnais l'occasion. Je voyais son regard s'arrêter au niveau de ma carotide, je savais qu'il ne faudrait qu'une simple pression de ses griffes sur moi pour que le sang gicle et retapisse le mur et tout ce qui se trouve à proximité en quelques secondes. Visiblement, j'ai touché un point sensible. Je sens que mon dos décolle du mur pour y être de nouveau projeté avec un peu plus de force au bout d'une demie seconde. Je grimace, mais aucun son ne sort de ma bouche. J'ai eu mal, mais je ne lui donnerais pas ce plaisir de l'avouer. Puis son regard croise le mien et je sens un frisson me traverser. L'animal prend le pas sur l'humain, je le sens et je le vois. Il me répond, me demandant quelle justice, il y avait à tuer des loups pour la plupart innocents. " J'aurais peut-être moins la haine, si vous saviez rester à votre place. " Je le fixe, sans pour autant répondre à son autre question. Ce n'es pas le lieu ni le moment de débattre. Étant lui-même un loup, il ne voyait pas ce qu'il faisait de mal. En tant qu'humain, je n'avais absolument pas le même point de vue. Nous ne pouvions pas nous entendre. C'est injuste, j'en conviens, mais c'est la réalité. L'esprit humain a tendance à se méfier de ce qu'il ne connaît pas et de ce qu'il ne connaît pas. Je ne suis pas de ceux qui acceptent tout sans broncher, sans réfléchir. Je n'accepte pas la position de l'Église à ce sujet, je ne comprends pas non plus ceux qui acceptent ces choses tout droit sortit des livres de mythes et légendes. Je pose mes mains sur les siennes et je le sens, qui ressert son emprise sur mon t-shirt. S'il forçait un peu plus, j'aurais des traces de griffures sur le torse. Et au lieu de me taire, je l'ouvre une fois de plus. Il ferme les yeux et je vois l'effort surhumain qu'il fait pour se contrôler. Mes yeux le quittent quelques instants et se posent sur le restaurant juste derrière. De là où nous sommes, je doute que quelqu'un nous voie, sinon Rosa serait déjà sortie pour me passer le savon du siècle et l'empêcher de me tuer. Je me dis aussi que je n'ai pas le droit de la laisser, même si je sais qu'elle s'en sortira très bien sans m'avoir dans les pattes. Elle passe son temps à s'assurer que je ne froisse personne, à s'assurer que je ne suis pas encore en train de me battre. Peut-être qu'effectivement, elle serait mieux. Je repose les yeux sur lui quand il me demande si j'aime souffrir. Je fronce légèrement les sourcils et secoue la tête sans répondre. La douleur fait partie de moi depuis des mois maintenant. Je ne connais que la douleur physique, et je sens que ce soir, quand je rentrerais chez moi, je ne serais pas en reste de bleus et de griffures sur le corps. Tant pis, c'est le jeu. Puis il reprit la parole et je ricane légèrement. " Il a pas fallu que je pousse beaucoup pour que tu me colle au mur, gamin." Son visage est si proche du mien. Et son regard ancré dans le mien. La colère, la frustration se lit des deux côtés, sans que je sache exactement quel sentiment domine lequel.. J'ai toujours les mains accrochées aux siennes, je veux qu'il recule, je n'aime pas qu'un loup soit aussi proche de moi. Je ravale une réplique cinglante, bien conscient que si je ne la mets pas en veilleuse deux minutes, je vais crever dans cette ruelle. " J'suis d'accord, t'es qu'un petit con, on s'accorde au moins sur une chose." Faudrait vraiment qu'un jour, j'apprenne à fermer ma gueule, sérieux. " T'inquiète pas va, mon petit doigt me dis que toi et moi on se reverra bientôt, donc je ne vais pas me sentir frustré trop longtemps." Parce que clairement, je ne compte pas le lâcher comme ça. Il ajouta qu'il n'allait pas me dervir de gibier et je souris de plus belle. Il y croit sincèrement le petit ? C'est beau d'espérer. Je sais qu'il y a des créatures en ville qui sont bien plus dangereuse que ce gamin et la seule frustration que je ressens actuellement c'est de ne pas pouvoir être en mesure de lui foutre la branlée qu'il mérite. Sale gosse. Mon regard se durcit lorsqu'il me renifla, comme il l'avait fait un peu plus tôt. Je serrais les mains, ajoutant un peu plus de pression sur les siennes. Dégoutant, mais au moins maintenant, il saura reconnaître mon odeur, je présume. " Renifles-moi encore une fois comme ça et je te jure que tu sentira plus rien pour les semaines à venir." Il faut vraiment que je me dégage de son étreinte, sinon je sens que ça va vraiment mal se finir. Mon regard se pose une fois de plus sur le restaurant et je me force à inspirer profondément. Il faut que la pression retombe d'un cran ou de deux, parce que sinon...

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